• Journées d'études • Bobigny et Paris, les 14 et 15 octobre 2016

    Perspectives pour l'histoire du communisme français

    Perspectives pour l'histoire du communisme françaisCes journées d’études doctorales portent une ambition : organiser un espace de rencontre et de débat entre jeunes chercheurs, échanger sur les possibles lignes de force d’une « nouvelle histoire » du communisme français. Vingt ans après les polémiques autour du Livre noir du communisme et la réplique du Siècle des communismes, l’histoire du communisme reste un enjeu vif d’investigation.

    Le point de départ est ici formé par les empreintes laissées par la mouvance communiste sur la société française, forgeant une culture populaire, capable à la fois d’intégrer – pour une part – exclus et marginaux, de faire pleine place politique à la classe ouvrière – et, au-delà, à tout un petit peuple des villes et des campagnes –, d’associer nombre d’artistes et d’intellectuels et de rassembler ces acteurs politiques singuliers dans des structures, des mouvements, des projets.

    Mais si le communisme a laissé des empreintes sur la société, c’est aussi parce qu’il a été investi par des acteurs sociaux qui l’ont identifié comme vecteur et support possible d’une politique populaire. L’empreinte communiste se fait ainsi, nécessairement, double : la spécificité du « parti de type nouveau » dialogue avec des héritages et des aspirations populaires tantôt intégrés, accolés, métamorphosés ou dépassés dans ces rencontres.

    Elle est aussi polymorphe, en ce qu’elle mêle tout autant des thèses identifiées comme politiques que des répertoires d’action, des symboles que des méthodes : des idées, des pratiques et des affects. Elle constitue enfin un objet qui fait problème, en ce que son spectre court de l’immédiatement identifié – voire revendiqué – jusqu’au labile, l’oublié, le nié.

    Une « nouvelle histoire » du communisme donc, mais ancrée dans une riche et plurielle historiographie française, en dialogue avec ce qui se produit hors de nos frontières, et qui envisage de poursuivre cet effort dans la perspective d’une histoire sociale et culturelle du communisme en France.

    programme

    vendredi 14 octobre 2016 • de 13h30 à 18h

    Archives départementales de Seine-Saint-Denis (Bobigny)

    54, avenue du Président Salvador Allende • 93000 Bobigny • salle de conférences

    13 h 30-13 h 45 accueil par Thibaud Blaschka, Anthony Crézégut, Pierre Krieger, Dimitri Manessis et Guillaume Roubaud-Quashie

    session 1 Biographies collectives en chantier
     discutant : Bernard Pudal (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, université Paris-Ouest Nanterre-La Défense)

    13 h 45-14 h 10 Dimitri Manessis (Centre Georges Chevrier, université de Bourgogne-Franche Comté)
    L’étude des secrétaires régionaux du PCF au temps du Front populaire, premières analyses

    14 h 10-14 h 35 Zoé Grumberg (Centre d’histoire de Sciences Po, Paris)
    De la section juive de la Main-d’œuvre immigrée à l’Union des juifs pour la résistance
    et l’entraide et/ou au PCF : trajectoires de militants, années 1920-1952

    14 h 35-15 h 05 discussion

    session 2 Premières hypothèses (de néo-doctorants)
     discutant : Maurice Carrez (Dynamiques européennes, Sciences-Po Strasbourg)

    15 h 10-15 h 35 Corentin Lahu (Centre Georges Chevrier, université de Bourgogne-Franche Comté)
    L’action du Secours rouge international dans le Midi dans l’entre-deux-guerres

    15 h 35-16h Éloïse Dreure (Centre Georges Chevrier, université de Bourgogne-Franche Comté)
    Quelle histoire du communisme en Algérie coloniale (1920-1945) ?

    16h-16 h 30 discussion & pause

    session 3 Ciné-archives

    17 h-18 h Diffusion d’une sélection de court-métrages 

    samedi 15 octobre • de 9h à 17h45

    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Centre Malher)

    9, rue Malher, 75004 Paris • amphithéâtre Dupuis

    session 4 Présentation de centres et de fonds d’archives

    9 h -9 h 15 Violaine Challéat-Fonck => Archives nationales

    9 h 15-9 h 30 Pierre Boichu => Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

    9 h 30-9 h 45 Rossana Vaccaro => Centre d’histoire sociale du XXe siècle

    9 h 45-10 h André Derval => Institut Mémoires de l’édition contemporaine (Imec)

    10h-10 h 15 Julie Demange => Bibliothèque de documentation internationale
     contemporaine (BDIC)

    10h 15-10h45 discussion & pause

    session 5 Genèse et structuration du Parti communiste français
     discutant : Jean Vigreux (Centre Georges Chevrier, université de Bourgogne-Franche Comté)

    10 h 55-11 h 20 Andrea Benedetti (Dynamiques européennes, Sciences-Po Strasbourg)
    Les rapports entre Souvarine et les dissidents de la Deuxième Internationale : à la recherche d’un nouvel internationalisme pour la fondation du Parti communiste

    11 h 20-11 h 45 Pierre Krieger (Dynamiques européennes, Sciences-Po Strasbourg)
    L’implantation du PCF dans le Bas-Rhin de 1920 à 1929 : un héritage tenace de la social-démocratie allemande ?

    11 h 45-12 h15 discussion puis déjeuner

    session 6 L’internationalisme en actes
     discutant : Michel Pigenet (Centre d’histoire sociale du XXe siècle, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    13 h 30-13 h 55 Édouard Sill (Savoirs et pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle, École pratique des hautes études)
    La fabrique d’une épopée. L’écriture d’une histoire officielle des Brigades internationales
    par le Komintern, un récit étiologique transnational inachevé (1937-1957)

    13 h 55-14 h 20 Fabien Bénézech (Centre de recherches historiques de l’Ouest, université Rennes 2)
    Les communistes marseillais face à l’entrée dans la guerre d’indépendance algérienne :
    un puissant révélateur d’ambivalences (1er novembre 1954-20 août 1955)

    14 h 20-14 h 50 discussion

    session 7 Usages partisans de référents théoriques
     discutant : Jean-Yves Mollier (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)

    14 h 55-15h-20 Massimo Asta (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    De quoi l’économique est-il le nom pour le PCF ? Retour sur le Traité marxiste d’économie politique

    15 h 20-15 h 45 Vanessa Grossman (Princeton University School of Architecture, université de Princeton)
    Pour un urbanisme… (1974) : les communistes français et le tournant urbain

    15 h 45-16 h 15 discussion & pause

    session 8 Circulation des idées en milieu militant
     discutante : Danielle Tartakowsky (sous réserve) (Histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés, université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

    16 h 30-16 h 55 Haramila Jolly (Centre d’études et de recherche en histoire culturelle, université de Reims Champagne-Ardenne)
    D’André Palin à Jacques Prévert : le rôle des artistes français dans la construction
    d’un théâtre communiste international (1929-1936)

    16 h 55-17 h 20 Anthony Crézégut (Centre d’histoire de Sciences-Po, Paris)
    Le philosophe marxiste et ses pauvres militants. Correspondances sur les appareils idéologiques d’État

    17h20-17 h 45 discussion


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  • jeudi 26 mai 2016, à la mairie du 11e arrondissement de Paris, 12, place Léon-Blum

    une conférence de Julie Verlaine sur 

    Femmes collectionneuses d’art et mécènes : figures et pratiques de l’engagement culturel au tournant XIXe-XXe

    dans le cadre d'une série de conférences consacrées au mécénat et à la philanthropie à Paris au XIXe et dans la première moitié du XXe, proposées par la mairie du 11e arrondissement et le Comité d’Histoire de la ville de Paris. 

     

     


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  • journées d'études • Paris, les 9 et 10 juin 2016

    L'Algérie française en perspective :
    une forme de colonisation de peuplement spécifique ?


    L'Algérie française en perspective…La colonisation de peuplement attire de plus en plus d’attention de la part des chercheurs dans diverses aires géographiques et temporelles. Inspirés par le travail théorique notamment de collègues australiens tels Patrick Woolf et Lorenzo Veracini, le concept de « settler colonialism » – en Français, la colonisation de peuplement – fournit aux historiens un puissant instrument pour l’analyse de situations coloniales caractérisées par l’arrivée en masse de colons exogènes et le transfert des terres des mains populations autochtones aux immigrants. Les cinq dernières années ont vu la fondation d’un journal dédié, Settler Colonial Studies, et un effort concerté pour ériger les études de la colonisation de peuplement en domaine distinct de recherches. Le concept a connu un tel succès qu’une historienne des Amérindiens a pu écrire tout récemment que « la théorie de la colonisation de peuplement [settler colonial theory] a envahi mon domaine des études amérindiennes.  » En même temps, des praticiens de l’histoire globale ont dépeint le peuplement des régions lointaines par des Européens, surtout anglophones, comme un phénomène transnational avec des conséquences environnementales, épidémiologiques, économiques, culturelles, politiques, et géopolitiques à l’échelle mondiale.…

    Thématiques des journées

    Processus de colonisation : - Penser le peuplement ; - Emigrants et colons

    Situations Coloniales : - Institutions et vies politiques ; - Sciences et savoirs

    Violences : - Conflits coloniaux ; - Décolonisations

    Télécharger « L'Algérie française en perspective-programme-9-10juin2016.pdf »

     


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  • journée d'étude • Paris, le 13 mai 2016

    Conseil national de la Résistance
    Fonds Louis Saillant

    Premières explorations

    avec la participation de Claire Andrieu, Philippe Buton, Noëlline Castagnez, Pascale Goetschel, Jean-Octave Guérin-Jollet, Michele Mioni, Gilles Morin, Jean-Marie Pernot, Michel Pigenet, André Saillant et Rossana Vaccaro

    Conseil national de la Résistance • Fonds Louis Saillant

     


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  • Colloque • Montreuil, les 24 et 25 novembre 2016

    La CGT à épreuve des crises
    milieu des années 1970-1995

    colloque La CGT à épreuve des crises • 1970-1995

    Programme Télécharger « CGT à l'épreuve des crises -2016.pdf »

    Bulletin d'inscription Télécharger « CGT - epreuve des crises-bulletin d'inscription-nov.2016.pdf »

     

     


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  • Colloque international
    Socialismes africains, socialisme en Afrique

    Colloque Socialismes africains, socialisme en Afrique

    Paris, les 7, 8 et 9 avril 2016

    Lieux

    • 7 & 8 avril • CNRS • site Pouchet, 59 rue Pouchet, 75017 Paris

    métro : ligne 13 station Brochant • bus : ligne 66 arrêt La Jonquière •
    ligne 31 arrêt Guy Môquet ou Brochant-Cardinet • RER C station Porte de Clichy

    • 7 avril (soir) • Maison des métallos, 94, rue Jean-Pierre-Timbaud, 75011 Paris
    métro : ligne 2 station Couronnes • ligne 3 station Parmentier

    • 9 avril • Université Paris 1 • site Panthéon, 12, place du Panthéon, 75005 Paris
    RER B station Luxembourg • bus : lignes 21, 27, 38, 82, 84, 85, 89 arrêt Luxembourg

    Télécharger « Socialismes africains2016-programme.pdf »


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  • dédicaces et conférences de Catherine Rouvière pour son ouvrage Retourner à la terre

    Les femmes ou les silences de l’histoire, tel était le titre d’un ouvrage de Michelle Perrot qui a été, on le sait, une de celles – et plus rarement de ceux – qui ont, en France, inventé l’histoire des femmes. Mais s’il y a silence de l’histoire n’y a-t-il pas aussi, trop souvent, silence des archives ? Qu’en est-il des « femmes en archives » ? Et quel est le rôle respectif des hommes et des femmes dans la constitution des fonds ? Donatrices ou légatrices, veuves parfois « abusives », dit-on, ne se sont-elles pas effacées au profit des hommes en veillant à leur mémoire alors que la pareille ne leur était pas rendue ? Et qui sont les hommes qui ont veillé à la mémoire des femmes, sœurs, mères ou compagnes ? Quel est le sort réservé aux couples militants ? Une femme construit-elle sa mémoire autrement qu’un homme ? Un homme construit-il la mémoire d’une femme autrement que celle d’un homme ?
    Ces questions, qui ne sont évidemment pas atemporelles mais qu’il faudra poser en tenant compte de l’histoire des rapports de sexe, comme de l’histoire des professions d’archivistes et d’historien-ne-s irrigueront la journée genre de l’archive organisée le 11 février par le Centre d’histoire sociale du xxe siècle (CHS) et le Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (Codhos). Il s’agira d’un domaine bien particulier, celui de l’histoire du militantisme : militantisme ouvrier où l’émancipation a été longtemps symbolisée par une figure prolétarienne généralement virile ; mais aussi militantisme féministe, qui s’est préoccupé dès longtemps de mémoire – pensons à la bibliothèque Marguerite Durand, du nom de sa fondatrice ou à l’encyclopédie féministe d’Hélène Brion, ou encore à la récente création d’Archives du féminisme, sans parler de divers dictionnaires. On attend de cette journée d’études, non pas des réponses définitives aux questions posées, ce qui serait illusoire et présomptueux, mais bien plutôt une lecture des archives du social en termes de genre.

     


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  • Journée d'étude - Guerre civile et dictature. Regards croisés sur l'histoire espagnole au 20e siècle

    organisée par Charlotte Vorms et Élodie Richard

    Journée d'étude - Guerre civile et dictature. Regards croisés sur l'histoire espagnole au 20e siècleS’appuyant sur la sortie du numéro 127 de Vingtième Siècle. Revue d’histoire consacrée aux effets des conflits de mémoire sur l’écriture de l’histoire en Espagne, cette journée d’étude a pour objet d’explorer les relations entre cette historiographie et les autres historiographies européennes.

    Les historiens espagnols ont longtemps souligné combien l’histoire de ce pays au 20e siècle s’écartait de celle du reste de l’Europe. L’Espagne ne participe à aucune des deux guerres mondiales et est gouvernée près de quarante ans par une dictature née dans le contexte des années 1930. Les historiens y ont vu un temps la confirmation de cette « exception espagnole », théorisée par les intellectuels de ce pays depuis la fin du 19e siècle. Depuis les années 1990 cependant, ils s’appliquent à réintégrer l’histoire de l’Espagne à celle de l’Europe, à laquelle elle est étroitement corrélée, de la croissance des années 1914-1918 aux évolutions de la dictature franquiste, en passant bien sûr par la guerre civile dont la dimension internationale n’a cessé d’être mise en évidence par les historiens.

    L’objectif de cette journée d’étude est d’interroger les modalités de cette articulation de l’historiographie espagnole à l’historiographie internationale, en s’intéressant à l’histoire de la guerre civile et du franquisme. Quelles sont les variations espagnoles des questions et des courants historiographiques sur les guerres et sur les dictatures ? Quels usages font les historiens travaillant sur l’Espagne de la comparaison internationale, et des emprunts méthodologiques et théoriques ? Quel est l’apport de l’intégration de l’histoire de la guerre civile espagnole et du franquisme à la compréhension de l’histoire de l’Europe au 20e siècle ?

    Télécharger « JE-Guerre civile et dictature-8 janvier 2016.pdf »


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