• Les chemins de la mobilité
    Migrants de Tunisie et marché du travail parisien depuis 1956

    Les chemins de la mobilité. Migrants de Tunisie et marché du travail parisien depuis 1956Anne-Sophie Bruno

    Paris, éditions de l’EHESS, coll. «  En temps & lieux, 19 », 2010
    288 p.

    isbn: 978-2-7132-2263-4
    prix : 23 €

    Les étrangers ont été longtemps les grands absents des enquêtes sur la mobilité sociale en France. Anne-Sophie Bruno retrace le destin des migrants de Tunisie. Elle pose la question du poids de l'origine dans l'intégration professionnelle.

    À l’aide des méthodes statistiques les plus récentes, Anne-Sophie Bruno propose une nouvelle manière d’appréhender le marché du travail et les trajectoires socioprofessionnelles. Dans son étude quantitative tout en finesse s’entrecroisent les évolutions personnelles, les changements dans le fonctionnement du marché du travail, les mutations des secteurs et les ruptures de la législation sur l’immigration. À la croisée de l’histoire du travail et de l’histoire des migrations, elle éclaire un des grands enjeux de nos sociétés contemporaines : les phénomènes de mobilité professionnelle et d’inégalités socioéconomiques, fondées en particulier sur des critères de nationalité et de genre.


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  • Archives d'une captivité, 1939-1945 /
    l'évasion littéraire du capitaine Mongrédien

    édité par Anne-Marie Pathé, Yann Potin, Fabien Théofilakis

    Textuel, coll. «  En quête d’archives », 2010
    28 x 21 cm • 160 p.
     

    ean 13 : 9782845973350
    prix : 39,60 € 

    Georges Mongrédien (1901-1980), historien prolixe, spécialiste de la vie littéraire et du théâtre au XVIIe siècle, fut captif en tant qu'officier durant toute la Seconde Guerre mondiale.
    L'expérience de l'enfermement dans l'oflag XI A (Osterode am Harz) jusqu'à l'été 1941, puis dans l'oflag IV D (Elsterhorst bei Hoyerswerda) jusqu'en février 1945 a suscité en lui le besoin non seulement d'écrire au quotidien, mais aussi celui de reconstituer une véritable vie intellectuelle et artistique au sein même du camp. Mongrédien, avec la complicité de ses codétenus, a ainsi participé à la création d'une université et d'une bibliothèque (le plus de 7000 volumes, monté des expositions dans les baraquements, mis en oeuvre un Comité du Livre, tout en assistant à des soirées musicales et des conférences, alors qu'il éditait le Les Cahiers des captifs d'Osterode. 
    Cette évasion littéraire et artistique a surtout donné lieu à la rédaction de nombreux carnets et de "Causeries familières", journaux de bord d'une existence obsidionale. En archiviste de lui-même, Georges Mongrédien a pris soin de conserver les documents représentatifs de cette extraordinaire activité littéraire et culturelle: programmes et photos de théâtre, journaux, menus des soirées de remise de prix littéraires, billets de "croisières" musicales...
    Le fonds d'archives ainsi formé constitue le mémorial inattendu d'une captivité associant sans cesse la souffrance de la réclusion aux remèdes littéraires de la vie collective.


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  • Étranges voisins.
    Altérité et relations de proximité dans la ville depuis le XVIIIe siècle


    Étranges voisins. Altérité et relations de proximité dans la ville depuis le XVIIIe sièclesous la direction de Judith Rainhorn et Didier Terrier

    Rennes, Presses universitaires de Rennes,
    coll. « Histoire », 2010,
    276 p

    isbn : 978-2-7535-1011-1
    prix : 18 €

    L’histoire du voisinage en ville reste à écrire. Dans un monde urbain où l’interconnaissance et le côtoiement physique sont de mise, les formes de convivialité, de solidarité et d’entraide, mais également les tensions, litiges et affrontements entre voisins constituent le quotidien de vies minuscules qui, pourtant, ont laissé peu de traces dans les archives. La ville impose aux hommes leurs manières de vivre ensemble. Dans l’espace restreint de l’immeuble et du quartier, des populations étrangères les unes aux autres, souvent étranges les unes aux yeux des autres, partagent l’impérieuse nécessité de vivre les unes avec les autres. L’altérité, acceptée ou rejetée, est donc au cœur des relations de voisinage : on se côtoie, bon gré, mal gré, les ouï-dire circulent et les rumeurs enflent, les connivences et les conflits se tissent. Tout prend de l’ampleur dès lors que le voisinage s’en mêle. La prégnance du lieu sur les habitants est telle que les espaces intermédiaires, la rue, la cour, le hall d’immeuble, le couloir, deviennent un enjeu essentiel pour ceux qui fabriquent la ville comme pour ceux qui la régissent. Historiens, anthropologues, politistes et urbanistes, spécialistes reconnus et jeunes chercheurs font ici dialoguer les disciplines sur la question de la cohabitation quotidienne en milieu urbain. De la contrainte à l’accommodement, de la sociabilité choisie à la promiscuité subie, des crispations construites aux frontières érigées, de la dénonciation au crime, ce livre traque dans les villes de l’Europe en voie d’industrialisation et d’urbanisation massive, du xviiie au xxe siècle, un objet jusqu’ici resté dans l’ombre de l’histoire: la vie au ras du sol avec son étrange voisin.

    Télécharger « TDM Rainhorn-étranges voisins.pdf »


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  • L’économie faite homme. Acteurs, entreprises et institutions de l’économie.
    Mélanges offerts à Alain Plessis

    L’économie faite homme. Acteurs, entreprises et institutions de l’économiesous la direction d’Isabelle Lespinet-Moret
    et Olivier Feiertag

    Genève, Droz, 2010
    coll. «Publications d’histoire économique et sociale internationale »
    16 x 24 cm, 588 p.

    issn : 1422-7630
    isbn : 978-2-600-01459-5
    prix : 56,05 €

    Ce volume de mélanges témoigne de l'influence que les recherches et le magistère d’Alain Plessis exercent sur l’histoire économique et sociale en France et dans le monde.

    Trente contributions illustrent la vitalité et la fécondité de cette approche qui revendique à sa façon l’héritage de l’école des Annales mais intègre aux méthodes proprement historiques les problématiques les plus actuelles de la sociologie économique, de l’anthropologie historique, de l’économie de l’information ou encore de l’économie des institutions.

    Les analyses portent principalement sur les acteurs, les entreprises et les institutions de l’économie de la période contemporaine, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours. Les banques et les banquiers, la monnaie et le crédit, qui sont au cœur des travaux d’Alain Plessis, sont au centre de ce livre, mais l’État, les grandes entreprises, les ouvriers et les employés sont aussi traités.

    Alors que les faits économiques et financiers semblent, aujourd’hui plus que jamais, déterminer les évolutions historiques, les études ici réunies démontrent que la raison économique n’existe pas à l’état pur et que l’économie, réalité tout autant sociale que politique et même culturelle, n’est rien sans les hommes et les femmes qui la font vivre et en vivent.


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  • Assainir l'agglomération parisienne.
    Histoire d'une politique publique interdépartementale de l'assainissement, XIXe-XXe siècles

    Assainir l'agglomération parisienne - Histoire d'une politique publique interdépartementale de l'assainissement, XIXe-XXe siècles - Emmanuel Bellanger avec la collaboration d'Éléonore Pineau

    Emmanuel Bellanger
    avec la collaboration d'Éléonore Pineau
    Dans un contexte, le nôtre, où l'environnement est affecté par l'impact séculaire de l'urbanisation et de l'industrialisation, l'assainissement de l'agglomération parisienne constitue un sujet d'étude historique de circonstance. Au tournant des XIXe et XXe siècles, le réseau d'égouts et les champs d'épandage de la capitale, qui s'étendent sur plus de 5000 hectares, se posent en modèle de la modernité urbaine. En banlieue, une autre réalité offre un spectacle de désolation. La Ville Lumière, étriquée depuis 1860 dans ses 105 km2, est accusée d'y avoir déversé ses immondices. Elle a fait fi de l'indignation des banlieusards sinistrés par la pollution. Elle les a mis devant le fait accompli jusqu'au moment où, enfin, à la veille de la Grande Guerre, elle a accepté de collaborer à l'assainissement de la banlieue…

     Éditions de l'Atelier, décembre 2010    270 x 245 mm • 351 pages illustrées 

    isbn : 978-2-7082-4156-5  prix : 30 €

     

    Assainir l'agglomération parisienne - Carrefour St Benoît, Paris - Entrée de l'égout St Germain, 1837, estampe

     Carrefour St Benoît, Paris - Entrée de l'égout St Germain, 1837, estampe
    Source Gallica, cliquer pour agrandir

     

    Assainir l'agglomération parisienne, 1854 Rats d'égout, estampe de Gustave Doré

    1854 Rats d'égout, estampe de Gustave Doré
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    Assainir l'agglomération parisienne, 1928 Les employés des P.T.T. posant des câbles de téléphone dans les égouts

     Assainir l'agglomération parisienne, 1928 Les employés des P.T.T. posant des câbles de téléphone dans les égouts
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    Assainir l'agglomération parisienne, Histoire d'une politique publique interdépartementale de l'assainissement - Les égouts, services d'assainissement

    Paris souterrain : les égouts
    Carte postale ND (Neurdein)
    Collection BIU Santé - Licence ouverte


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  • Sexes, genre et guerres (France, 1914-1945)

    Sexes, genre et guerres (France, 1914-1945). L. Capdevila, F. Rouquet, F. Virgili et Danièle VoldmanL. Capdevila, F. Rouquet, F. Virgili et Danièle Voldman

    En France, de 1914 à 1945, la guerre a obligé les femmes et les hommes à imaginer de nouvelles relations. Leurs représentations de la virilité et de la féminité se sont modifiées au fur et à mesure que les états-majors comme les pouvoirs publics, soucieux de les mobiliser, de les enrôler, de les surveiller, faisaient du sexe une affaire d’État. Centré sur la question des identités de genre, ce livre examine donc la transformation de la place des hommes et des femmes dans les dispositifs civils et militaires. Il analyse aussi comment les affaires privées du sexe ont été pensées et contrôlées par l’État. Enfin, il montre comment les individus ont réagi à cette évolution des identités masculines et féminines qui produit encore ses effets aujourd’hui.

    Petite bibliothèque Payot, 2e éd., 2010,
    382 p.


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  • Écrit du front. Lettres de Maurice Pensuet, 1915-1917

    Écrit du front. Lettres de Maurice Pensuet, 1915-1917Édition établie par
    Antoine Prost

    Alors que le dernier poilu a disparu, l’expérience des soldats de la Première Guerre mondiale ne cesse de nous fasciner. Maurice Pensuet a tout juste vingt ans lorsqu’il est mobilisé en 1915 comme soldat de 2e classe. Pendant vingt-sept mois de front, il écrit très régulièrement à ses parents. Issu d’un milieu modeste de commerçants d’une petite ville des bords de Loire il était apprenti horloger. Et par là même par la voix de ce « poilu comme les autres », c’est la majorité des jeunes hommes perdus dans la boucherie de la Grande Guerre qui se fait entendre. Jour après jour, il décrit son quotidien : désespoir, épuisement physique et moral mais aussi moments de joie partagés entre soldats. Car bien qu’il ne renâcle pas à monter à l’assaut, ce pacifiste comprend très vite que la guerre n’est pas près de finir. Il aspire alors à la bonne blessure, celle qui lui assurera la vie sauve sans l’amputer gravement.
    Ainsi les lettres de Maurice Pensuet à ses parents constituent un témoignage exceptionnel sur un aspect de la guerre mal connu : les rapports entre l’avant et l’arrière. Que pouvait écrire un poilu à ses parents ? Pouvait-il se faire comprendre ? Manifestement non, ou du moins pas complètement. Là réside sans doute la qualité majeure de cette correspondance, qui manifeste à la fois la profondeur de l’amour filial et l’étrangeté radicale de l’expérience du feu, et nous rend ce jeune soldat infiniment sympathique.

    Taillandier, 2010
    383 p.


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  • Histoire culturelle de la France au XXe  siècle

    Histoire culturelle de la France au XXe  siècle - Pascale GoetschelPascale Goetschel

    Qu’appelle-t-on « histoire culturelle » ? Comment s’est-elle constituée ? Quels domaines couvre-t-elle ? En quoi se distingue-t-elle de l’histoire des arts, de celle des idées, de celle des institutions culturelles ? Tout l’enjeu de ce dossier consiste à définir ce vaste espace historiographique dans sa cohérence et sa diversité, en s’appuyant sur des exemples aussi variés que la politique culturelle du Front populaire, l’évolution de la radio et de la télévision, la cinéphilie, l’histoire de la virilité ou celle de mythes nationaux tels que le Tour de France ou la Tour Eiffel.
    Ce dossier propose donc un panorama, non exhaustif – comment pourrait-il l’être ? –, d’un domaine qui constitue aujourd’hui l’un des champs les plus dynamiques de la recherche historique.

    La Documentation française, 2010
    65 p. illustrées

     

     


     Illustration audio

    L’histoire du théâtre à la télévision abordé par Pascale Goetschel lors d'une émission sur France Inter, émission le Grand Bain, du 14 juin 2014, extrait de 5 mn, où il est question de « Au théâtre ce soir » : 

    Pascale Goetschel :     

    Illustration sur le site de l'INA, "Au théâtre ce soir", diffusion télévisée ORTF du 22 décembre 1966 de la pièce "Interdit au public"

    Présentation de la pièce "Au théâtre ce soir", Interdit au public" : "Comédie sur les moeurs des gens de théâtre. La caméra glisse un oeil indiscret dans les coulisses et nous montre les mille petits drames précédant la création d'une pièce.Hervé Montagne, célèbre auteur du boulevard, est furieux : l'interprète principale de sa prochaine pièce annonce qu'elle attend un enfant et aucune comédienne n'est libre pour reprendre le rôle, à l'exception de Gabrielle Tristan, la meilleure de toutes. L'ennui est qu'Hervé et Gabrielle sont fâchés à mort... Autrefois mariés, ils divorcèrent avec fracas et ne s'adressent plus la parole depuis sept ans, bien qu'ils aient un fils de vingt ans, Pierre. La loi du théâtre sera-t-elle plus forte que les vieilles rancunes et les jalousies des comédiens ?". Générique
    réalisateur : Pierre Sabbagh   
    metteur en scène de théatre : Jean Le Poulain ;
    interprètes : Jean Le Poulain ; Maria Pacome ; Marthe Mercadier ; Jacques Ciron ; René Clermont ; Guy Michel ; Christine Chicoine ; Jean Marsan ; Jean Louis Broust ; Françoise Danell ;

    Pierre Sabbagh - Pascale Goetschel


     

    Pascale Goestchel dans la même émission (France Inter, le Grand Bain, 14 juin 2014 sur  L’histoire du théâtre à la télévision) au sujet cette fois des dramatiques à la télévision :

     

    Illustration sur le site de l'INA, "En votre âme et conscience", diffusion télévisée ORTF, du 12 septembre 1958, de "Un combat singulier ou l'affaire Beauvallon" 

    1958, de "Un combat singulier ou l'affaire Beauvallon" Le 26 mars 1846, aux assises de Rouen le procès de Jean Baptiste de Beauvallon, rédacteur au journal "Le Globe", fit grand bruit dans les milieux artistiques et littéraires de l'époque. Accusé d'avoir le 11 mars 1845, au cours d'un duel interdit par la loi, tué volontairement et avec préméditation Dujarrier, journaliste à "La Presse". Au nombre des principaux témoins, Alexandre DUMAS et Lola MONTÈS. Beauvallon avait-il voulu venger son honneur lors d'un duel qui a mal tourné ? Ou bien, comme le prétendait l'accusation, était-ce un meurtre soigneusement camouflé, un crime parfait ? Acquitté au terme d'un premier procès, Beauvallon fut finalement condamné à dix ans de réclusion pour faux témoignage à l'issue d'un second procès.

    Emission : En votre âme et conscience
    réalisateur : Jean Prat
    producteurs : Pierre Dumayet ; Pierre Desgraupes ; Claude Barma ;
    interprètes : Claude Laydu ; Bruno Cremer ; Jean Marie Robain ; Antoine Marin ; Pierre Asso ; André Chaumeau ; Yves Brainville ; Henri Nassiet ; Michel Trevieres ; Gib Grossac ; Alain Janey ; Tony Taffin ; Edgar Auzouville ; Samara De Cordova ;
    présentateur : Pierre Desgraupes ;


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  • Désirs de toit.
    Le logement entre désir et contrainte depuis la fin du XIXe  siècle

    Désirs de toit, Le logement entre désir et contrainte depuis la fin du XIXe  siècle. Danièle Voldmansous la direction de
    Danièle Voldman

    Créaphis, 2010
    coll. « Lieux habités - histoire urbaine »
    208 p.


    La jouissance d’un toit constitue l’une des pierres angulaires de notre société. Au début du XXIe  siècle, la crise du logement que l’on croyait réglée depuis les années 1970 semble être revenue. Les temps sont à nouveau marqués par l’introuvable équilibre entre une offre inadaptée et une demande jamais assouvie. Parce que le logement est à la fois marchandise, socle de la solidarité nationale, objet de désir comme de spéculation et de tentative de patrimonialisation, il ne peut quitter l’horizon des politiques comme celui de la vie quotidienne de chacun. Dans ce contexte tendu qui érode et banalise la « question du logement », un discours différent est-il possible ? Le pari de cet ouvrage est de revenir sur les contraintes et les attentes liées au logement pendant plus d’un siècle. L’observation sur la durée permet de faire le lien entre l’actualité immédiate et le temps plus long de l’histoire du logement en France depuis la fin du xixe siècle. Que nous disent, sur le logement ou sur son manque, la visibilité accrue des personnes à la rue ? L’occupation d’immeubles par des familles et des individus sans domicile ? Les hésitations du logement social ? L’actualité apparaît souvent irréductible à toute comparaison avec hier ou, au contraire, sommairement similaire avec tel ou tel repère devenu lieu commun, au détriment de logiques plus souterraines.
    Une réalité complexe dans laquelle contraintes, rêves et désirs restent toujours étroitement mêlés


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  • Lire, voir, entendre. La réception des objets médiatiques

    Lire, voir, entendre - Pascale Goetschel, François Jost  et Myriam Tsikounassous la direction de
    Pascale Goetschel, François Jost
    et Myriam Tsikounas

    Depuis le texte fondateur de Hans Robert Jauss, Pour une esthétique de la réception, paru en 1967 et traduit en français en 1978, l’analyse de la réception des oeuvres et plus encore de «  l’horizon d’attente  » qui les détermine s’est imposée chez les spécialistes de l’histoire littéraire, avant de s’étendre aux autres disciplines.
    Dans cette perspective, philosophes, sociologues, historiens, spécialistes de littérature, de communication mais aussi acteurs de la réception et de la création s’interrogent au fil de l’ouvrage sur la réception des « objets médiatiques », c’est-à-dire l’ensemble des productions culturelles et/ou artistiques aux XIXe et XXe  siècles, période qui se caractérise par l’essor des cultures médiatiques.
    L’histoire proposée ici est donc celle des écrits, des images ou des sons mis en forme par les médias les plus divers : roman et presse, spectacle vivant, cinéma et télévision, internet.
    Organisé en trois grands moments : « Les discours de la réception », « Usages et appropriations » et « La spirale production/réception », ce livre présente un grand nombre d’études de cas – du compte rendu académique des livres d’histoire aux réseaux de lectrices de littérature sentimentale, de la réception des paysages peints par Otto Dix aux interprétations journalistiques de la téléréalité – tout en offrant un bilan historiographique et des approches théoriques renouvelées.

    Paris, Publications de la Sorbonne
    coll. « Histoire contemporaine, 1 », 2010, 400 p.
    isbn 978-2-85944-648-2   prix : 35 €


     

    Exposition Otto Dix - 1957

    Ouverture de l'exposition Otto Dix à Berlin le 12 avril 1957 :
    De gauche à droite le Peintre Otto Dix et de son épouse, le professeur Otto Nagel, président de l'Académie allemande des Arts, le Premier ministre Grotewohl et le vice-président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères, M. Lothar Bolz.

     


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