•  Dialectique carcérale.
    Quand la prison
    s'ouv
    re et résiste au changement

    Dialectique carcérale. Quand la prison s'ouvre et résiste au changement. Pierre Victor Tournier sous la direction de
    Pierre Victor Tournier 

    Cet ouvrage s’inscrit dans la dynamique du séminaire « Enfermements, Justice et Libertés dans les sociétés contemporaines » du Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1, CNRS). Il y a environ dix ans, deux livres collectifs étaient publiés, en France, sur la prison, l’un s’intitulait La prison immobile et le second La prison en changement. La prison immobile ? Certainement pas pour les vingt et un auteurs de cet ouvrage. Âgés de 25 à 70 ans, ils sont spécialistes en droit, histoire, sociologie, science politique, démographie du champ pénal, sciences de l’éducation, sciences de l‘information et de la communication, psychosociologie, sciences du psychisme, architecture et philosophie.

    La prison en changement ? Oui, mais… Partant de leurs propres travaux scientifiques, les auteurs en sont arrivés à cette problématique commune de l’ouverture de la prison et des résistances au changement qu’elle rencontre. Cette dialectique carcérale est abordée à travers des questions très diverses regroupées en cinq chapitres : « Questions de dignité » (dignité, vulnérabilité, protection, droit au soin…) « Gérer » (recrutement des surveillants, placement en cellule, régimes de détention…), « Vivre en détention » (cohabitation entre détenus, formation, rapports avec les familles…), « En sortir ou pas » (surveillance électronique, semi-liberté, permissions de sortir, libération conditionnelle, rétention de sûreté…) et enfin « Politiques pénitentiaires » (forces et limites des règles pénitentiaires européennes – R.P.E. –, surpopulation et politiques de construction, réforme du « milieu ouvert », nécessité de démocratiser les politiques pénitentiaires…).

    Les auteurs se distinguent certes par leur âge et leur discipline scientifique de référence, mais aussi par leur sensibilité. La jonction de leurs courants de pensée se fait – le temps d’un livre ? – autour de l’acceptation d’une approche dialectique dont Alain Cugno nous rappelle, à propos des R.P.E., le sens hégélien « Est dialectique toute réalité qui engendre sa propre contradiction et dans ce mouvement même permet de la surmonter ».

    Contributeurs : Lucie Bony, Nicolas Boutin, Sandrine Chenivesse, Christian Chevandier, Gaëtan Cliquennois, Alain Cugno, Sophie Desbruyères, Christian Demonchy, Émilie Dubourg, Eric Kania, Fatima El Magrouti, Samantha Enderlin, Michel Fébrer, Laurent Gras, Isabelle Huré, Pierre Lamothe, Jean-Manuel Larralde, Anne Simon, Caroline Touraut, Pierre Victor Tournier et Alexia Venouil

     

     

    L'Harmattan, février 2012
    Coll. «Criminologie»
    155x240 • 319 pages

     

    isbn : 978-2-296-56815-0
    prix : 33 €

     

     


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  • Des radios de lutte à Internet
    Militantismes médiatiques et numériques

    Radios de luttesous la direction de
    Françoise Blum

    Progressisme social et progressisme technique vont-ils de pair ? Quels sont les rapports entre technique et politique ? Comment de nouveaux outils s’insèrent-ils dans la panoplie militante ? Comment les militants inventent-ils de nouveaux usages d’outils existants ? L’outil peut-il devenir l’objet même de la pratique militante ? Après la radio et la télévision, Internet n’est-il pas aujourd’hui l’outil par excellence de production de la rupture et d’invention d’un nouveau langage ?

    Telles sont quelques-unes des questions posées par cet ouvrage. À travers l’analyse des pratiques militantes de mouvements sociaux ou de réseaux militants, d’associations et partis, il s’agit de mieux comprendre la dialectique à l’oeuvre entre innovation technique et formes de l’engagement, entre appropriation des technologies et modalités de l’action collective, des radios de lutte à Internet. Les analyses ici proposées s’intéressent à l’adoption, à l’adaptation – voire au détournement – par le monde militant, de dispositifs techniques variés : radio, télévision, ordinateur, Minitel, Internet, listes de diffusion.

    Publications de la Sorbonne, 2012  coll. «Histoire contemporaine, n°7»  272 pages  isbn : 978-2-85944-7  issn : 2105-5505  prix : 25 €

    Ont contribué à cet ouvrage : Martina Avanza, Céline Barthonnat, Françoise Blum, Axelle Brodiez-Dolino, Giuseppe Caruso, Sylvie Célérier, Valérie Colomb, Stéphane Couture, Caroline Frau, Isabelle Hare, Ingrid Hayes, Jeffrey S. Jurys, Lorenzo Mosca, André Narritsens, Irène Pereira, Michel Pigenet, Valérie Schafer, Bastien Sibille, Isabelle Sommier, Danielle Tartakowsky, Benjamin Thierry, Franck Veyron


    Des radios de lutte à Internet par CentreHistoireSociale

    Françoise Blum présente l'ouvrage collectif "Des radios de lutte à Internet. Militantismes médiatiques et numériques" .  Réalisation vidéo : Jeanne Menjoulet

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  • L'ennui.
    Histoire d'un état d'âme (XIXe-XXe siècle)


    L'ennui, Histoire d'un état d'âme (XIXe-XXe siècle) - Pascale Goetschel, Christophe Granger, Nathalie Richard  et Sylvain Venayresous la direction de

    Pascale Goetschel, Christophe Granger, Nathalie Richard
    et Sylvain Venayre

    Depuis très longtemps, des philosophes, des pédagogues, des médecins, des anthropologues ont disserté sur l’ennui, tentant d’en apprécier la forme. De siècle en siècle, la question de l’ennui leur paraissait d’autant plus importante à résoudre qu’elle semblait se perpétuer à l’identique. L’ennui, lit-on, serait l’un des aspects de l’humaine condition. Et pourtant, n’y aurait-il pas une histoire de la forme ennui ?
    Sans doute des similitudes existent-elles, qui invitent à penser que Sénèque, dès lors qu’il parle de son ennui, est notre contemporain. Mais ne peut-on pas identifier, dans les manières de dire son ennui, dans les savoirs qui prennent en charge l’ennui, dans les lieux qui expriment l’ennui, une historicité qui serait, aussi, celle-là même de l’ennui ? Tel est le pari de ce livre : tenter d’approcher, en historien, le phénomène de l’ennui. Les mutations de l’époque contemporaine, en l’occurrence, constituent un observatoire approprié : les codes esthétiques du romantisme, la définition de la psychologie, l’identification de classes et de lieux emblématiques de l’ennui (de l’adolescence à la salle d’attente) permettent en effet de saisir la dimension historique du phénomène. Entre la fin du XVIIIe siècle à nos jours, les changements sont tels qu’il n’est plus possible de le nier : l’ennui aussi a une histoire.


    Les auteurs : Robert Beck, Françoise Blum, Bruno Cabanes, Nicole Cadène, Laurent Clauzade, Jean-Christophe Coffin, Jean Da Silva, Delphine Debons, Thomas Dodman, Annie Fourcaut, Pascale Goetschel, Christophe Granger, Liah Greenfeld, François Guillet, Arnaud-Dominique Houte, Mathilde Leduc-Grimaldi, Thierry Pillon, Nicolaos Pitsos, Nathalie Richard, Scarlett Salman, Stéphanie Sauget, Thibault Tellier, Pierre Triomphe, Rossana Vaccaro, Alain Vaillant, Sylvain Venayre, Georges Vigarello et Anne-Gaëlle Weber

     Publications de la Sorbonne, novembre 2012   coll. «Homme et société, n° 44»
    160 x 240 mm  320 pages

    isbn : 978-2-85944-718-2  issn : 0292-6679  prix : 25 €

    Compte rendu, Télérama, n° 3298, 30 mars - 5 avril 2013
    L'ennui. Histoire d'un état d'âme

     

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    L'Ennui. Histoire d'un état d'âme (XIXe-XXe siècle)


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  • Paris XIII. Histoire d'une université en banlieue (1970-2010)

    Paris XIII. Histoire d'une université en banlieue (1970-2010). Jacques Girault, Jean-Claude Lescure, Loïc Vadelorgesous la direction de
    Jacques Girault, Jean-Claude Lescure, Loïc Vadelorge

    Université née en 1970 de la transformation de l’Université de Paris en treize unités, l’Université Paris XIII s’est penchée, en 2010 et 2011, sur ses quarante années d’existence. A cette occasion ont été réunis des témoignages et des études inédites permettant de saisir comment s’est forgée l’identité de cette université, installée sur les sites de Villetaneuse, Saint-Denis, Bobigny et Argenteuil.
    Pensée à l’origine comme une simple extension de la Faculté des sciences, l’UPXIII a été dès sa phase de préfiguration confrontée à des attentes contradictoires. Ni université technologique comme Compiègne, ni simple université des sciences et techniques en intégrant plusieurs IUT et une Faculté de médecine. En dépit d’un projet ambitieux de ville universitaire, le campus principal de Villetaneuse ne bénéficie pas des équipements et des infrastructures prévues à la fin des années 1960.
    Ce livre retrace l’histoire passionnante d’un établissement très divers, riche d’une communauté d’étudiants, de chercheurs, d’enseignants et de personnels administratifs motivés. Autant d’approches et de regards qui font la richesse de cette communauté plurielle. On trouvera dans ce livre les éléments clés d’une histoire qui n’avait jamais été écrite.

    Berg International, 2012   303 pages  isbn : 978-2-917191-50-7  

    Table des matières

    Préface et Introduction

    Jean-Loup Salzmann : Préface

    Loïc Vadelorge : Introduction générale

    Première partie : Genèses de Paris Nord

    Florent Mérot « Villetaneuse aux champs : un paysage rural à l’ombre de Paris (XVIIe-XVIIIe siècles) »

    Loïc Vadelorge : « Campus ou ville universitaire ?. Le traumatisme fondateur de Villetaneuse »

    « Le démarrage de l’université », témoignage de Jean Saurel.

    Jacques Girault : « La création de l’Université Paris XIII, un enjeu politique ? »

    Marc Giovaninetti : « Les origines dionysiennes de l’université Paris XIII»

    « Les débuts de l’UER SMBH à Bobigny », témoignage de Pierre Cornillot.

    « L’architecture du Centre littéraire et juridique », témoignage d’Adrien Fainsilber.

    Gérard Monnier : « L’architecture des universités après 1968 : un tournant typologique »

    « Nous étions dans des champs de poiriers ! ». Témoignage de Monique Ronzeau.

    Seconde Partie : Les territoires de l’Université

    « La politique de l’excellence », témoignage de Jean-François Méla.

    Jacques Fache : « Développement et espace universitaire »

    Boris Lebeau : « Paris XIII-Villetaneuse : une enclave universitaire dans la banlieue nord de Paris »

     Frédéric Alexandre : « Cartographie du recrutement de l’université Paris XIII »

     Loïc Vadelorge : « Petite histoire de l’antenne de Paris XIII à Argenteuil (1989-1993) »

     Jean-Claude Lescure : « Création et implantation d’un IUT à Bobigny »

     Boris Lebeau : « Paris XIII : l’émergence d’une université en réseau »

     Solange Montagné-Villette : « Paris XIII et ses territoires »

    Troisième partie : Communautés, identités et pratiques universitaires

    « Une université scientifique et technologique », témoignage de Noel Leblanc.

    Pierre Lamard et Yves Lequin : « Entre Villetaneuse et Compiègne (1944-1972) : l’université des sciences et techniques Paris Nord »

    Charles Soulié : « La dynamique des disciplines à Vincennes (1969-1980) »

    « Etre juriste à Paris XIII », témoignage de Robert Etien.

    « L’Université Paris XIII a 40 ans : L’entrée dans la maturité », témoignage de Marie-José Michel

    Philippe Casassus : « l’UFR SMBH : innover pour grandir »

    « La création du laboratoire d’Ethologie», témoignage de Pierre Jaisson.

    Loïc Vadelorge : « L’administration et le personnel administratif de Paris XIII (1970-1995) »

    « L’identité BIATOSS », témoignage de Michel Denis.

    Jean-Philippe Legois et Robi Morder : « Deux séquences des mouvements étudiants à Paris XIII : 1970-1971 et 1986»

    « Retour à Villetaneuse », témoignage d’Isabelle Thomas.

    Alain Marillat, Annie Sellem et Loïc Vadelorge : « La culture à Paris XIII »

    Bruno Telleschi : « Le sport à Paris XIII »

    Danièle Voldman : « La fierté vaut mieux que le lamento »


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  • Rape in Wartime

    Rape in Wartime, Raphaelle Branche & Fabrice Virgili

    A new reflection on rape in wartime, this collection of essays presents 14 case studies, covering conflicts from across the globe, including Greece, Bangladesh, Columbia, Chechnya, Israel, India, Nigeria and Europe. Providing a truly global and interdisciplinary approach – including offerings from experts in legal, anthropological, cultural and gender studies – the authors examine the context in which wartime rape occurs, the specificity of rape as a universally recognised transgression, the place of large scale rape in public memories of war and the long term legacies of rape. They also confront the challenge of writing about intimate forms of violence from both the human and scientific perspective.

    edited by 
    Raphaelle Branche & Fabrice Virgili

    Palgrave macmilan, octobre 2012
    series : Genders and Sexualities in History
    256 p.   isbn : 978-0-230-36399-1  price : £55.00

    Contents: 

    Writing about Rape in Wartime
    Raphaelle Branche, I. Delpla, J. Horne, P. Lagrou, D. Palmieri & Fabrice Virgili
    Categorizing Rape in the Military Law of Modern Russia;

    M.G. Muravyeva
    The Unquestioned Crime. Sexual Violence by German Soldiers during the 'War of Annihilation' in the Soviet Union 1941–45
    R. Mühlhäuser
    The Victimization of the Body and the Body Politic during the Greek Civil War, 1945-1949
    K. Stefatos
    Mass Rape and the Inscription of Gendered and Racial Domination during the Bangladesh War of 1971
    N. Mookherjee
    Rape, Blaming the Victim and Social Control in Paramilitary Enclaves: An Approach to the Case of Colombia

    N. Suarez Bonilla
    After 'Teutonic Fury', ''Belgian Fury'? Fact and Fiction in the Revenge of Belgian Soldiers in the Rhineland (1923)
    A. Godfroid
    The Practices of War, Terror and Imagination: Moor Troops and Rapes during the Spanish Civil War
    M. Joly
    Promising Rape: Private Militias against Maoist Guerrillas in the State of Bihar (India)
    A. Soucaille
    The Weight of Imagination: Rapes and the Legend of Women Snipers in Chechnya; 
    A. Regamey
    Breaking the Silence: New Approaches to the Consequences of Rape in some African Conflicts, 1994-2008
    N. Puechguirbal
    The Body that Writes: Reflections on the Process of Writing about Wartime Rape Avoidance in the Israeli-Palestinian conflict
    T. Nitsan
    The Nigerian Civil War of 1967 and the Stigmatization of Children Born of Rape Victims in Edo State
    A.D. Ikuomola
    'Special Decisions' Children Born as the Result of German Rape and Handed over to Public Assistance during the Great War (1914-1918)
    A. Rivière
    The Russians and Germans: Rape during the War and Post-Soviet Memories; 
    N.M. Naimark

    Comptes rendus

    Télécharger « compte rendu 2014 de Rape in wartime .pdf »

     


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  • The Sovereign Citizen
    Denaturalization and the Origins of the American Republic (Democracy, Citizenship, and Constitutionalism)

    The Sovereign CitizenPatrick Weil

    Present-day Americans feel secure in their citizenship: they are free to speak up for any cause, oppose their government, marry a person of any background, and live where they choose — at home or abroad. Denaturalization and denationalization are more often associated with twentieth-century authoritarian regimes. But there was a time when American-born and naturalized foreign-born individuals in the United States could be deprived of their citizenship and its associated rights. Patrick Weil examines the twentieth-century legal procedures, causes, and enforcement of denaturalization to illuminate an important but neglected dimension of Americans' understanding of sovereignty and federal authority: a citizen is defined, in part, by the parameters that could be used to revoke that same citizenship.
    The Sovereign Citizen begins with the Naturalization Act of 1906, which was intended to prevent realization of citizenship through fraudulent or illegal means. Denaturalization — a process provided for by one clause of the act — became the main instrument for the transfer of naturalization authority from states and local courts to the federal government. Alongside the federalization of naturalization, a conditionality of citizenship emerged: for the first half of the twentieth century, naturalized individuals could be stripped of their citizenship not only for fraud but also for affiliations with activities or organizations that were perceived as un-American. (Emma Goldman's case was the first and perhaps best-known denaturalization on political grounds, in 1909.) By midcentury the Supreme Court was fiercely debating cases and challenged the constitutionality of denaturalization and denationalization. This internal battle lasted almost thirty years. The Warren Court's eventual decision to uphold the sovereignty of the citizen — not the state — secures our national order to this day. Weil's account of this transformation, and the political battles fought by its advocates and critics, reshapes our understanding of American citizenship.

    University of Pennsylvania Press, octobre 2012   286 pages 

    0812222121  978-0812222128


     

    Patrick Weil présente "The Sovereign citizen", son dernier livre.
    La dénaturalisation est le plus souvent associée aux régimes autoritaires du XXe siècle... Mais il fut un temps où les Américains de naissance ou naturalisés nés à l'étranger pouvaient être privés de leur citoyenneté et des droits associés. Patrick Weil examine ces dénaturalisations pratiquées massivement aux Etats-Unis, au XXe siècle. La vie d'Emma Goldmann, ou le cas du communiste Schneidermann, défendu par l'avocate Carole King et le républicain Wendell Wilkie illustrent de façon frappante ces révocations de nationalité.


    The Sovereign Citizen par CentreHistoireSociale

     

    Compte rendu de Nicolas Barreyre (traduit par Nicole Forstenzer)   sur le site de La Vie des idées (Books & ideas.net)

    What is an American? By exploring the history of the loss of citizenship, Patrick Weil argues that being American means being a sovereign citizen endowed with inalienable rights. The history of denaturalization, a seemingly marginal phenomenon, provides fresh insight into the legal construction of citizenship as a fundamental right.

    lire la suite sur  http://www.booksandideas.net/Being-American.html

     

     

     


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  • Agrandir Paris, 1860-1970

    Agrandir Paris - Florence Bourrillon et Annie Fourcaut sous la direction de
    Florence Bourrillon et Annie Fourcaut
     

    Ville en perpétuel mouvement, Paris n’a cessé de changer de superficie. C’est au cours de la première moitié du XIXe  siècle, avec la construction des fortifications, que se dessinent ses limites actuelles. Pendant une vingtaine d’années, des territoires « suburbains » compris entre le mur des Fermiers généraux et le nouveau mur entourent la capitale. Leur annexion, à partir du 1er  janvier 1860, permet l’émergence d’un Paris agrandi, intégré et, pour partie, encore en devenir. La Troisième République poursuit les projets d’aménagement et d’intégration des arrondissements périphériques commencés sous la préfecture du baron Haussmann.

    L’annexion pose en termes nouveaux la question de la banlieue, des seuils de la ville et celle des rapports de la capitale dilatée avec ses périphéries. La banlieue, qui s’étend au-delà des fortifications et de la « zone », est alors livrée à elle-même et ignorée par la puissance publique. La décision de 1860 favorise et oriente la croissance urbaine de l’agglomération en moyenne durée, jusqu’à la fin de la Troisième République. Le « cycle haussmannien » s’achève aux alentours de la Seconde Guerre mondiale pour faire place à l’âge de la métropolisation. Sont alors posés les fondements du débat actuel sur le Grand Paris. Agrandir Paris analyse cette histoire à la lumière des expériences provinciales et européennes. 

    Co-édition des Publications de la Sorbonne et du Comité d'histoire de la ville de Paris, avril 2012
    Coll. « Histoire contemporaine, n° 5 »
    440 p. illustrées    isbn 978-2-85944-6   issn 2105-5505   prix : 25 €

     

    livre édité également en openEdition 

     

    Regarder la vidéo de présentation


    Agrandir Paris par CentreHistoireSociale

     

    Compte rendu sur le site d' Histoire urbaine

    extrait : … A l’heure où les débats autour du Grand Paris semblent s’enliser quelque peu dans des querelles de procédure, la lecture des actes de ce colloque qui fera date dans les recherches en histoire urbaine contemporaine est à recommander pour quiconque s’intéresse au devenir de la région-capitale mais même au-delà, aux différents modes de développement urbain et d’administration territoriale de notre pays.

    voir le compte rendu en totalité sur : http://sfhu.hypotheses.org/1328

     


     

    Photo : 24 janvier 1913, zoniers d'Ivry - un groupes d'enfants près des habitations avec un âne (source : Gallica)

    cliquer pour agrandir : janvier 1913, zoniers d'Ivry - un groupes d'enfants près des habitations avec un âne

     


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  • Jacques Sourdille

    Jacques Sourdille

    Né le 19 juin 1922 à Nantes (Loire-Atlantique), Jacques Sourdille a vécu des engagements forts. Jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté au camp de concentration de Neuengamme. Il devint ensuite un médecin ophtalmologiste de grande renommée, à l'hôpital Saint-Denis, à Paris, en Afrique de l'Ouest. Jacques Sourdille fut aussi une personnalité politique aux parcours multiples. Gaulliste fidèle, réputé pour sa liberté de parole et d'action, il occupa les fonctions de député puis sénateur des Ardennes, secrétaire d'Etat à la Recherche. Passionné des Ardennes et enthousiasmé par la décentralisation, il présida le Conseil général pendant treize années.
    Les auteurs ont combiné témoignages et récits, jeux de mémoire et explications, recherches et analyses pour offrir au lecteur une biographie rigoureuse  et cohérente de Jacques Sourdille

     

    sous la direction de Didier Bigorgne
    avec Marie-France Barbe, Jérémy Dupuy, Anne François, Philippe Lecler 

    Éditions d'études ardennaises, novembre 2012
    258 pages  30 €
    En vente aux Archives départementales

     

     Jacques Sourdille, Didier Bigorgne, Marie-France Barbe, Jérémy Dupuy, Anne François, Philippe Lecler


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  • Les années noires, 1938-1940

    Les années noires, 1938-1944, Denis PeschanskiDenis Peschanski

    Depuis les années 1980, Denis Peschanski visite et revisite la France de Vichy à travers des études sur la répression, la politique antisémite, la déportation des Juifs de France et la Résistance – celle des communistes, celle des étrangers comme celle de ceux qu’il nomme les « vichysto-résistants ».
    Cet ouvrage, qui réunit des textes issus de collectifs, colloques, revues…, aborde les thèmes du contrôle et de l’exclusion sous le régime de Vichy, de la Résistance et des Résistants, et s’achève sur une mise en perspective mémorielle de la France des années noires. L’auteur y analyse les comportements des Français qui, loin de se réduire à la Résistance et à la collaboration, ouvrent sur deux nouvelles grilles de lecture : les régimes de mémorialité et les conditions de la mise en récit mémorielle.
    L’homogénéité de la pensée et l’organisation du propos permettent de lire l’ensemble de ces textes comme les chapitres d’un livre. Ils forment donc un tout cohérent : celui d’un parcours historiographique qui tend vers une approche transdisciplinaire de la France des années noires, alors même que cette période reste cruciale dans la construction identitaire du pays et dans les références de son peuple.
    Cet ouvrage est un outil indispensable à tous ceux qui recherchent un tableau abouti de cette époque.

    Éditions Hermann, 2012   isbn : 978-2-7056-8327-6   prix : 27€


     Lucie Aubrac, en illustration, sur cette page.
    Un reportage France 3, réalisé à la mort de Lucie Aubrac, diffusé le 15 mars 2007.

    Retour sur le parcours de Lucie Aubrac, figure de la résistance française durant la seconde guerre mondiale, et sur ses engagements d'après-guerre, notamment féministes et dans la transmission de la mémoire auprès des jeunes générations.

    Interviews des historiens Jean-Pierre AZEMA et Denis PESCHANSKI.


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  • David Ben Gourion. Journal 1947-1948
    Les secrets de la création d'Israël

    David Ben Gourion. Journal 1947-1948  - Les secrets de la création d'Israël, présenté par  Denis Peschanski et Tuvia Frilingprésenté par
    Denis Peschanski et Tuvia Friling

    David Ben Gourion, principal protagoniste de la création de l’État d’Israël, a durant presque toute sa vie tenu un journal, jour après jour, tout en conservant les lettres qu’il recevait du monde entier mais aussi le double de celles qu’il envoyait. Ce livre présente un extrait crucial de ces monumentales archives couvrant les années 1947-1948. Une époque mouvementée de conflits et d’espérance qui déboucha sur la naissance de l’État d’Israël, depuis l’hiver 1947, date de la résolution 181 de l’ONU prévoyant la partition de la Palestine, jusqu’à l’été 1948 après la proclamation de l’indépendance.

    On y trouve les notes de Ben Gourion sur ses rencontres personnelles avec les responsables militaires et civils, un exposé captivant des combats, de Jérusalem jusqu’au Néguev, ainsi que des descriptions de l’état d’esprit des troupes et de la population. On y suit en détail toutes les étapes qui furent nécessaires pour passer d’une communauté juive organisée à un État, on y découvre les relations entre divers cercles de la politique sioniste et juive dans le pays et dans le monde. Il laisse aussi entrevoir au lecteur le réseau des militants qui oeuvrèrent pour l’achat d’armes et de munitions, toute une organisation qui se tissa clandestinement en Europe, aux États-Unis, en Amérique du Nord et du Sud.
    Le journal éclaire enfin des moments personnels dramatiques. Cette immense solitude quand il n’y a personne sur qui s’appuyer, qu’on ne peut échapper à l’urgence de prendre de graves décisions. Les notes de Ben Gourion sur les heures qui ont précédé la proclamation de l’État et celles qu’il rédigea après celle-ci. La compréhension du « plateau d’argent », du prix terrible du sang qui serait payé par les citoyens et les jeunes combattants pour l’indépendance, alors qu’une partie d’entre eux sont des survivants de la Shoah. L’immense tension autour de la crise de l’Altalena. Les craintes sur la question du statut de Jérusalem. Le questionnement sur le retour des Palestiniens.
    On trouve à chaque ligne de ce document inédit l’idéal sioniste, humaniste et socialiste d’un homme tout entier dédié à une mission écrasante : créer un État.
     

    Éditions La Martinière, 2012

    isbn : 978-2-7324-4194-8   prix : 23€


     

    David Ben Gourion. 1947

     

     

     

     


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