•  Les galeries d'art contemporain à Paris.
    Une histoire culturelle du marché de l'art. 1944-1970

    Julie Verlaine - Les galeries d'art contemporain à Paris. Une histoire culturelle du marché de l'art. 1944-1970Julie Verlaine

    Lieux d’exposition des œuvres d’art, lieux de rencontre entre artistes et amateurs, lieux de transactions économiques et de reconnaissance symbolique, les galeries sont au cœur du circuit de l’art contemporain, de l’atelier de l’artiste aux salons des collectionneurs et aux cimaises des musées. Faire leur histoire, c’est comprendre comment se construit la valeur artistique, comment les artistes bâtissent leur carrière, comment l’art se diffuse dans la société française. 1944 : les marchands parisiens reconstruisent le premier foyer de création artistique mondiale. 1970 : la foire de Bâle sonne le glas de l’hégémonie parisienne, au profit de New York. Pourtant, pendant un quart de siècle, les galeristes défendent pied à pied leurs visions de l’art : certains se passionnent pour des inconnus, qu’ils révèlent au public ; d’autres militent au côté des avant-gardes ; d’autres encore accompagnent leurs artistes vers la consécration. Toutes et tous impriment leur marque dans l’histoire de l’art.

    Fondé sur des archives inédites et une abondante documentation, cet ouvrage propose une histoire sociale et culturelle du marché de l’art parisien pendant les Trente Glorieuses. Les marchands se muent en galeristes : prospecteurs, agents, impresarios, ils se rendent indispensables aux artistes, aux critiques et aux collectionneurs.
    Adoptant le point de vue de Paris, ce livre met en évidence l’intensification et la diversification des échanges et des circulations entre des métropoles concurrentes. Il constitue un indispensable complément à l’étude des œuvres et des artistes, pour qui veut comprendre pleinement l’art du XXe  siècle.

    Publications de la Sorbonne, décembre 2012  Collection «Histoire contemporaine, n°8»
    160 x 240 mm • 586 p. illustrées.  isbn : 978-2-85944-723-6  issn : 2105-5505  prix : 25 €

    Présentation vidéo "Fenêtre sur" l'ouvrage les galeries d'art contemporain à Paris" (CHSProd)


    Les galeries d'art contemporain à Paris de la... par CentreHistoireSociale

     

    Compte rendu de Guy Boyer dans Connaissances des Arts, le 19 juillet 2013

    "Galeries d’après-guerre"
    Pas sexy pour deux sous, ce livre de Julie Verlaine est la mise en forme à fin d’édition de sa thèse de doctorat à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, illustrée de croquis, tableaux, schémas, plans des galeries de l’après-guerre.

    À défaut de se lire comme un roman, elle est une mine d'informations très sérieuses permettant de replacer, près des marchands célèbres (Christian Zervos, Katia Granoff ou Paul Facchetti, ayant publié leurs mémoires ou ont bénéficié d'ouvrages sur leur travail), les autres acteurs de l'échiquier artistique et parisien que sont Raymond Nacenta (galerie Charpentier), Jean Dausset ou Mathias Fels. À côté de généralités valables pour d'autres périodes (représentations et pratiques du métier, contrats d'artistes, constitution d'une clientèle et d'une cote), on s'enthousiasme pour son analyse de la querelle des abstractions, on apprend la révolution de l'accrochage créatif avec Gildo Caputo de la Galerie de France et Bernard Gheerbrant de la galerie La Hune, on se pique au jeu du parallèle Villon/Buffet et Louis Carré/Drouant-David. Le chapitre VIII sur la crise de 1962, suite à un malaise boursier à NewYork, et sur l'effondrement des abstraits, consigne la fermeture de galeries importantes telles celles de Daniel Cordier, René Drouin et Jean Larcade. Le Pop devenait alors le fossoyeur de la Nouvelle École de Paris .
    http://www.connaissancedesarts.com/marche_art/actus/galeries-d-apres-guerre-102841.php

     

    Compte rendu sur le blog de Jacques Bouzerand - Le Monde.fr
    extraits : Non ce n'est pas un sonnet, ni un poème en prose ( pardon pour ces jeux de mots faciles) mais une formidable étude sur le fonctionnement des galeries d'art contemporain à Paris, de 1944 à 1970. Pour qui s'intéresse à l'art contemporain, cet ouvrage est une nécessité. […]
    De très passionnantes illustrations, de beaux graphiques, des listes d'expositions et des tableaux synoptiques, des index ... aident à la visualisation et à la mise en perspective d'informations…

    Voir le CR en totalité sur :
    http://jacquesbouzerand.blog.lemonde.fr/2013/03/21/julie-verlaine-tout-pour-la-galerie/

    Compte-rendu sur  l'Agora des arts
    Le site des meilleures expositions à Paris, en France et en Europe et des portraits d’artistes

    Les marchands d’art ont joué un rôle croissant dans la découverte, la valorisation et la consécration des artistes contemporains à partir du milieu du XIXe siècle, au côté des critiques, des historiens et des collectionneurs. Daniel-Henry Kahnweiler disait que « les grands artistes font les grands marchands », Picasso inversait le propos en soulignant : « que serions-nous devenus si Kahnweiler n’avait pas eu le sens des affaires ? » Julie Verlaine, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a consacré une thèse de doctorat sur ces marchands, en s’intéressant plus particulièrement à l’histoire culturelle du marché de l’art, de 1944 à 1970. Cette version remaniée, publiée en décembre 2012 et abondamment documentée retrace l’histoire sociale et culturelle du commerce d’art parisien après la Libération, en centrant le propos sur les intermédiaires que sont les marchands d’art. Peu de travaux, parmi la multitude de ceux qui traitent de la vie artistique des années d’après-guerre (tel le remarquable ouvrage de Raymonde Moulin publié en 1967, Le Marché de la peinture en France, Ed. de Minuit) ont pris comme unique objet d’analyse les galeries d’art. Expliquant la perte d’influence des récompenses académiques et le rôle croissant pris par les galeristes, Julie Verlaine raconte le bouillonnement artistique des années 1944-1952, la querelle entre abstraction et figuration, les oppositions rive droite rive gauche, les prises de risque des galeries parisiennes (on dénombre 168 galeries d’art moderne et contemporain en 1951 concentrées dans les 6è et 8è arrondissements, et 296 en 1971). Elle dissèque la crise du marché de l’art entre 1962 et 1965, le rétrécissement de l’influence internationale de l’art parisien et de ses galeries face à la montée en puissance de l’hégémonie newyorkaise. Elle brosse surtout avec précision le portrait des marchands d’art : qui le devient ? Comment le devient-on ? Elle nous fait pénétrer à l’intérieur des galeries d’art contemporain, révélant des itinéraires, montrant sur quel deal fonctionne le couple marchand-artiste, dévoilant les méthodes des marchands pour accompagner la toile de l’atelier de l’artiste aux murs des amateurs ou des musées, pour promouvoir une création contemporaine en une œuvre reconnue, autrement dit pour lui attacher une valeur économique, et esthétique. La contestation exprimée autour de 1968 contre le système marchand révèlera le désir d’autres acteurs du monde de l’art de se passer des galeries et les limites de leur efficacité. Du marchand d’art au galeriste, un autre métier a-t-il alors émergé ?

    http://www.lagoradesarts.fr/Les-galeries-d-art-contemporain-a.html

    Compte rendu dans Journal des arts, n° 385, 15-28 février 2013

    extraits : Les études universitaires sur les galeries sont suffisamment rares pour que celle de Julie Verlaine sur les galeries françaises de 1944 à 1970 mérite d'être signalée…

    Télécharger « Journal_des_arts_Galeries_Verlaine.jpg »

    Compte rendu dans la revue Lectures par Anne Gagnebien

    Peu d’ouvrages ont pris pour objet les galeries d’art françaises et se sont recentrés sur le marché plus spécifique de l’art contemporain et de ses acteurs multiples. Issu d’une thèse de doctorat soutenue en 2008, Les galeries d'art contemporain à Paris de la Libération à la fin des années 1960 retrace l’histoire sociale et culturelle du commerce de l’art de la ville de Paris depuis sa véritable émergence après la Libération à son « effondrement », pour reprendre les mots de l’auteure, au profit d’une autre, New York dans les années soixante-dix.

    lire la suite dans
    Anne Gagnebien, « Julie Verlaine, Les galeries d'art contemporain à Paris de la Libération à la fin des années 1960. Une histoire culturelle du marché de l'art, 1944-1970 », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2013, mis en ligne le 04 juin 2013, consulté le 18 juin 2013.
    URL : http://lectures.revues.org/11665

    Compte rendu dans Le mouvement social n° 243, 2013/2
    par Sophie Cras


    extrait : L’apport le plus fondamental de cet ouvrage est incontestablement son exploration étendue et approfondie des archives de galeries. Sont remarquables tant la variété des sources – qui incluent, entre autres, correspondances professionnelles, contrats, documents financiers et listes de prix, discours critiques, données géographiques, livres d’or, témoignages oraux – que la finesse de leur traitement, entre études de cas qualitatives et données quantitatives, compilées dans de nombreux graphiques, cartes et tableaux synthétiques et lisibles, qui demeureront des références précieuses pour les chercheurs…

    pour lire le compte rendu en totalité allez à :URL : www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2013-2-page-117.htm.
    DOI : 10.3917/lms.243.0117.

      

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  • Histoire des mouvements sociaux en France.
    De 1814 à nos jours

    Michel Pigenet  et Danielle Tartakowsky - Histoire des mouvements sociaux en Francesous la direction de
    Michel Pigenet
    et Danielle Tartakowsky

    L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvement sociaux – révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. – et quels qu'en soient les acteurs – ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
    Cet ouvrage vient à son heure combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attente a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.

    Vidéo de présentation du livre


    "Histoire des mouvements sociaux en France... par CentreHistoireSociale

    La Découverte, novembre 2012
    155 x 240 mm • 800 pages
    isbn978-2-7071-6985-3  prix : 32 €

     
    Compte rendu dans Carnets de recherche Dissidences, 30 mars 2013 http://dissidences.hypotheses.org/3059

     En ces temps de crise généralisée qui touche tous les secteurs y compris celui de l’édition, il demeure encore (et heureusement) de bonnes surprises et l’ouvrage, pour ne pas dire le pavé, dirigé par Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky en fait assurément partie. En effet, réunir pas moins de soixante-dix contributeurs – et autant de chapitres – pour retracer deux siècles d’histoire des mouvements sociaux en France relève d’un véritable pari éditorial de la part de La Découverte. Historiens, sociologues, politologues, historiens de l’art et économistes participent de cette entreprise ambitieuse et proposent au lecteur un panorama exhaustif  des différents mouvements sociaux français du XIXe siècle à nos jours, sans ignorer les interactions étrangères et internationales.
    La définition volontairement large donnée au mouvement social et adoptée en avant-propos par les deux directeurs de la publication – « interventions collectives destinées à transformer les conditions d’existence de leurs acteurs, de contester les hiérarchies ou les relations sociales et à générer pour cela des identités collectives et des sentiments d’appartenance » – permet d’embrasser tous les courants : mouvement ouvrier évidemment mais également mouvements de jeunesse, de chômeurs, de minorités sexuelles, écologistes, catholiques, paysans, immigrés, féministes, artistiques, altermondialistes, de (extrême)-droite  etc.
    Quatre parties chronologiques (1814-1880 : Apparition ; 1880-1930 : Affirmation ; 1930-1970 : Institutionnalisation ; 1980 à nos jours : Recomposition) qui suivent une structuration similaire – « Repères et influences », « Temps forts » et « Émergences » – composent l’ensemble de cet imposant ouvrage et donnent à voir à la fois la diversité des mouvements ainsi que leur encrage national (voire local) et/ou leurs influences extérieures. Si les auteurs avertissent que ces découpages peuvent être discutés, à la lecture, il apparaît que ces choix s’avèrent au contraire très cohérents et justifiés dans la construction du propos dont on imagine les difficultés qu’il a fallu surmonter pour le rendre homogène.
    Si les « incontournables » de la lutte sociale sont bien présents tels 1848, la Commune,1936 ou 1968, l’intérêt de ce livre réside d’une part dans l’étude de mouvements moins connus (le luddisme « à la française », les barricades de 1832, les adresses et pétitions, les mouvements xénophobes) ou plus récents (la Marche des « beurs », le mouvement des précaires, la grève des travailleurs sans-papiers, les nouveaux usages de la grève, la désyndicalisation) et d’autre part, dans le croisement des approches disciplinaires, des jeux d’échelles et des temporalités.
    A l’exception de quelques contributions dont on peut douter de l’adéquation avec le titre du livre, telles les campagnes électorales sans mobilisation politique, la qualité de cette entreprise collective à valeur encyclopédique est indiscutable. Le défi est (brillamment) relevé et il est certain qu’il deviendra très rapidement l’ouvrage de référence sur la question, si ce n’est déjà fait.

    par Morgan Poggioli

    compte rendu dans  Lectures [En ligne], Les notes critiques, 2013, mis en ligne le 19 février 2013 par Michelle Zancarini-Fournel, « À la recherche des mouvements sociaux… ».
    URL : http://lectures.revues.org/10763


     

    1936, grève dans l'alimentation chez Damoy ; employés jouant aux cartes sur des meules de gruyère

    1936 Grève dans l'alimentation chez Damoy ; employés jouant aux cartes sur des meules de gruyère 
    Source Gallica

     


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  • Bâtisseurs de banlieue. Madrid : le quartier de la Prosperidad (1860-1936)

    Charlotte Vorms

    Créaphis Éditions, juillet 2012
    Collection « Lieux habités - Histoire urbaine »
    165 X 220 mm • 368 pages

    isbn : 978-2-35428-027-7
    prix : 25 €

    Berceau du socialisme madrilène dans les années 1920, bastion républicain pendant la guerre civile et centre d’ébullition culturelle
    et politique dans les dernières années du Franquisme et la Transition, la Prosperidad – « la Prospe » comme l’appellent ses habitants – est un quartier de Madrid à forte identité.
    Son histoire commence dans les années 1860. Dans la périphérie nord-est de Madrid, des propriétés agricoles à faible rendement sont loties et revendues en petites parcelles sans viabilisation, à des personnes modestes, majoritairement des ouvriers en bâtiment. Ceux-ci y construisent leur maison et s’y s’installent avec leur famille, fondant ainsi ce qu’on appelle alors le faubourg de la Prosperidad.
    Ce livre, à travers une micro-histoire de ce nouveau quartier, de sa naissance en 1860 à la guerre civile en 1936, apporte des éléments de réflexion sur les processus de construction de la ville, au croisement d’une analyse du bâti, d’une histoire du marché immobilier et d’une sociologie d’une société urbaine en formation.
    L’auteur montre comment l’évolution d’un quartier s’intègre à celle de la ville dans son ensemble, comment ses caractéristiques locales s’expliquent par son imbrication dans une réalité qui le dépasse, articulant ainsi son histoire à l’histoire nationale.

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