• Quel autre sport ?

    Dossier Quel autre sport ? coordonné par Guillaume Quashie-Vauclin et Marion Fontainedossier coordonné par Guillaume Quashie-Vauclin
    et Marion Fontaine
    Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, n°10,
    janvier-mars 2013

    L'engagement sportif du mouvement ouvrier n'a pas seulement donné naissance à des institutions. Elle a nourri un certain nombre de débats (sur le sens à donner à la compétition, sur les rapports entre sport et capitalisme, sur le surentraînement et le dopage), elle a constitué le terreau des politiques sportives suivies par les municipalités de la banlieue rouge, elle a contribué aux formes d'appropriation populaire de la pratique et du spectacle sportifs, elle a enfin nourri les actions et les engagements d'un certain nombre d'acteurs, qu'ils soient éducateurs, politiques ou encore journalistes. En même temps, le déploiement de cette dynamique s'est constamment heurté à nombre d'obstacles et d'oppo­sitions. Parmi ces barrières, certaines relèvent de contraintes extérieures : le sport « ouvrier », au sens militant du terme, s'est souvent développé dans des conditions matérielles précaires ; il a dû faire face également à de nombreux adversaires : les diverses formes de «paternalisme sportif» mises en place par le patronat, le regard suspicieux des fédérations disciplinaires dénonçant leurs concurrentes militantes au nom de « l'apolitisme sportif» et, à certains moments (par exemple dans les années 1940-1950), l'action répressive d'un État voyant derrière la moindre équipe de football, pour peu qu'elle soit encadrée par des membres du Parti communiste, un élément de subversion. Mais le sport militant s'est aussi heurté à ses propres contradictions et surtout à la séduction du « modèle bourgeois », notamment dans le domaine du spectacle. Le sport « ouvrier », politiquement parlant, n'a pas toujours été, c'est un euphémisme, le sport de tous les ouvriers. Ces derniers lui ont souvent préféré le sport «bourgeois» et se sont bien vite passionnés pour le Tour de France ou encore les compétitions organisées par la Fédération française de football. L'Union soviétique elle-même a très vite cessé de porter la volonté d'un modèle alter­natif, pour se plier aux règles de la compétition et du spectacle, jusque dans ses dérives les plus frappantes (dopage, nationalisme, etc.). Ainsi, si l'ambition d'édifier un autre sport a bien été tangible, la réalisation de cette ambition, elle, a été beaucoup plus fragile et constamment remise en cause.

    Sommaire

    Manon Fontaine, Guillaume Quashie-Vauclin, Introduction

    Jean-Baptiste Le Cam, Éduquer des corps nobiliaires à la fin du xvme siècle : l'exemple de Mme de Genlis

    André Gounot, Le sport travailliste européen et la fizkul'tura soviétique : critiques et appropriations du modèle « bourgeois » de la compétition (1893-1939)

    Marc Giovaninetti, 1928-1929, « classe contre classe » : les sportifs ouvriers peuvent-ils se mesurer aux sportifs bourgeois ?

    Fabien Archambault, Un autre football ? Catholiques et communistes italiens au tournant des années 1970

    Noémie Beltramo, Karen Bretin-Maffiuletti, Itinéraire d'un club communautaire polonais : le Club sportif Orion à Montceau-les-Mines (années trente-années soixante)

    Adrien Virondeau, Fabien Sabatier, Le militantisme de la Fédération sportive et gymnique du travail face à l'apartheid en Afrique du Sud et à la question israélo-palestinienne dans la revue fédérale (1972-1992)

    Igor Martinache, Le ministère Buffet (1997-2002) : contraintes et contradictions dans la mise en oeuvre d'une politique sportive de gauche

    Yvon Adam, René Moustard, MarcelZaidner, Table ronde sur l'histoire de la commission sportive du Parti communiste français

     


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  • Syndicalistes et libertaires
    Une histoire de l’UTCL (1974-1991)

    Syndicalistes et libertaires. Une histoire de l’UTCL (1974-1991) par Théo RivalThéo Rival

    Raconter l'action de l'Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL) dans le syndicalisme des années 1970-1980, c'est raconter la période de "l'insubordination ouvrière" de l'après Mai 68, la lutte contre le recentrage de la CFDT, l'émergence des gauches syndicales, l'irruption des coordinations de grévistes, la formation des SUD... A travers les pratiques du petit groupe d'ouvriers turbulents qui formait l'UTCL, ce livre permet de s'interroger sur la portée révolutionnaire du syndicalisme d'action directe.

    éd. Alternative libertaire, juin 2013
    150x220 mm • 316 pages

    ISBN : 978-2-914933-28-5
    prix : 12 €

    On trouvera également, dans ces pages, quatre précieux compléments : • une riche section iconographique sur l’ORA et l’UTCL ; • la réédition du texte de bilan adopté en 1991 par l’organisation, lors de son autodissolution ; • – un entretien inédit sur l’ORA, avec Patrice Spadoni et Thierry Renard ; • – un vaste entretien croisé avec douze anciennes et anciens militants de l’UTCL.


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  • Des étrangers dans la Résistance

    Des étrangers dans la Résistance - Denis PeschanskiDenis Peschanski

    Durant la Seconde Guerre mondiale, la résistance au nazisme en France fut l'œuvre d'hommes et de femmes de toutes origines sociales, politiques et nationales. Parmi ceux-ci, les étrangers ont occupé une place décisive. Venus en France pour des raisons économiques ou politiques – beaucoup fuyaient les fascismes –, ils se sont battus pour le pays qui les avait accueillis. Ce fut aussi le cas de nombreux combattants africains et maghrébins issus des colonies, simples sujets de l'Empire français.
    La résistance de ces milliers d'étrangers, souvent anonymes, fut longtemps effacée d'une mémoire et d'une histoire qui se voulaient exclusivement nationales. L'ouvrage retrace les raisons et les étapes d'un engagement pour la liberté dans lequel beaucoup laissèrent leur vie. Cet épisode héroïque fut d'évidence un facteur d'intégration après la guerre. Sa mémoire doit l'être également pour aujourd'hui.Illustré par une abondante documentation iconographique, le récit de Denis Peschanski met en lumière l'une des pages les plus tragiques et les plus belles de l'histoire contemporaine: le combat de résistants venus d'ailleurs qui, dans la nuit du nazisme, avaient fait leur la phrase de Goethe : « Tout homme a deux patries, la sienne et la France.

    Paris, Éditions de l'Atelier/Éditions ouvrières
    septembre 2013
    210 x 250 mm, 115 p. illustrées + CDrom

    isbn 978-02-7082-4247-0
    prix : 23 € 

    Nous vous proposons ci-dessous quelques portraits présentés dans l'ouvrage 

    Des étrangers dans la Résistance - Denis Peschanski -Josep Rovira - catalaniste -POUMEspagnol, Josep Rovira naît à Ruhl près de Barcelone en 1902. Militant catalaniste et antimonarchiste, réfugié en France pour ne pas participer à la guerre du Rif, il est incarcéré à la Santé en 1926 après l'échec de l'opération «Prats de Mollo» visant à libérer la Catalogne de la dictature de Primo de Rivera. Considérant que la question nationale ne saurait être dissociée du mouvement social, il adhère, en 1933, au Bloc Ouvrier et Paysan (BLOC) qui devient le POUM en 1935. Pendant la guerre civile, il organise et dirige la 29e division du POUM. Après avoir été interné en France en 1939, notamment à Argelès d'où il s'évade, il décide de poursuivre la lutte et crée un service d'évasion, le «Groupe Martin», intégré au réseau Vie, service anglais, qui assure le passage d'alliés et de résistants vers l'Espagne. En 1942, il fonde le Front de la Liberté qui mène une action clandestine en Catalogne puis, en 1945, le Mouvement socialiste catalan. Il meurt en exil en 1968. => p. 22

    Des étrangers dans la Résistance - Denis Peschanski - Elisaviéta Kouzmina Karavaiéva - mère Marie Skobtsov

    mère Marie Skobtsov
    D'origine russe, poétesse, admiratrice et disciple d'Alexandre Blok, Elisaviéta Kouzmina Karavaiéva (1891-1945) gagne la France après la Révolution de 1917. Exilée à Paris, elle devient religieuse sous le nom de Mère Marie. Elle fonde rue de Lourmel, avant-guerre, l'Action orthodoxe. Dès le début de l'Occupation, tout en se refusant à une résistance militaire, elle cache avec le desservant de la chapelle, le père Dimitri Klepinine, ceux qui sont traqués par la Gestapo : des évadés russes, des résistants français et russes, et en particulier des Juifs. Elle leur procure de faux certificats de baptême et de faux papiers d'identité. Arrêtée par la Gestapo le 8 février 1943, elle est déportée, en Allemagne, au camp de concentration de Ravensbrück, où elle meurt gazée le 31 mars 1945. Elle est «Héroïne de la Grande Guerre patriotique» (Soviet suprême de l'URSS, 1985) ; Juste parmi les Nations (YadVashem, 1985), sainte (Église orthodoxe, 2004). => p. 88


    Des étrangers dans la Résistance - Denis Peschanski - Olga Bancic - FTP-MOIOlga Bancic
    naît en 1912 à Kichinev (Bessarabie) dans une famille nombreuse de petits fonctionnaires.Très jeune, elle travaille et milite syndicalement, ce qui lui vaut d'être arrêtée par la police roumaine à l'âge de 16 ans. Militante des Jeunesses communistes, elle lutte contre le fascisme qui gagne la Roumanie. Par deux fois arrêtée et internée, elle quitte son pays et gagne la France. Dès l'occupation, elle participe aux groupes de l'Organisation Spéciale puis rejoint les FTP-MOI où elle transporte pour les combattants armes et explosifs. Elle est arrêtée en novembre 1943 et condamnée avec les 23 dits de «l'Affiche Rouge».Transférée en Allemagne, elle est guillotinée le 10 mai 1944 à la prison de Stuttgart. => p. 98

       

     


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  • Boris Lipnitzki le magnifique par Françoise Denoyelle

    Boris Lipnitzki le magnifique, Françoise Denoyelle

    Première monographie consacrée à Boris Lipnitzki, l’ouvrage propose l’histoire du photographe du couturier Paul Poiret et d’une génération d’artistes : musiciens, chorégraphes, danseurs, décorateurs, grands couturiers dont l’œuvre s’est inscrite dans le rayonnement des Ballets russes et participe de la flamboyante société des années folles. L’activité du studio traverse plus de quarante années de vie parisienne dont l’auteur présente les différentes facettes  dans le cadre des pièces de théâtre, des ateliers d’artistes, des défilés de mode.  Les mondanités diverses sur les planches à Deauville comme sur les champs de coures ou sur les plages à la mode révèlent au fil des décennies les constantes d’une société brillante et futile.

    Françoise Denoyelle
    Éditions Nicolas Chaudin, 2013
    287 x 227 mm • 208 p.
    EAN 978 2350 3914 03
    prix : 39 €


     

    Boris Lipnitzki (1887-1971). Photographe. Duval dans les mamelles

    Lipnitzky, Boris (1887-1971). Photographe Duval dans les Mamelles (de Tirésias) source : Gallica

     


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  • Lumières sur la banlieue

    Lumières sur la banlieue. Emmanuel Bellanger François-Mathieu PoupeauEmmanuel Bellanger
    François-Mathieu Poupeau

    L’électrification du territoire national renvoie surtout à l’intervention de l’État et à EDF, dans l’imaginaire collectif. Mais un autre acteur majeur, les collectivités territoriales, a partagé cette oeuvre. L’histoire du Syndicat des communes de la banlieue parisienne pour l’électricité (SCBPE), créé en 1924 est au coeur de cet ouvrage, et du thème de l'intercommunalité et du Grand Paris. Le syndicat intercommunal,  autorité concédante des réseaux de distribution publique d’électricité s’imposera comme l’un des plus influents établissements intercommunaux de France. En 1946, la nationalisation du secteur électrique limite son champ d’intervention, jusque dans les années 1990, qui marquent sa renaissance, au moment où la France libéralise ses grands réseaux de service public. Rebaptisée en 1997 Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC), l’institution se transforme alors en profondeur, gagne en expertise, élargit ses compétences aux réseaux de communications électroniques et aux énergies renouvelables, et étend son territoire. À l’heure où se dessine un nouveau modèle de service public et où se recompose la gouvernance du Grand Paris, cet ouvrage met en lumière les enjeux, les tensions et les réalisations qui ont jalonné près d’un siècle d’histoire intercommunale.

    Les auteurs – Emmanuel Bellanger est chargé de recherche du CNRS au Centre d’histoire sociale (CHS). Ses travaux portent sur l’histoire de la banlieue et des politiques publiques locales.
    François-Mathieu Poupeau est chargé de recherche du CNRS au Laboratoire techniques, territoires et sociétés (LATTS). Il travaille sur l’action publique locale, l’histoire de l’électricité et les transformations actuelles des grands réseaux de service public

    Éditions de l'Atelier, décembre 2013
    isbn : 978-2-7082-4257-9   prix : 35 € 

    Video-documentaire


     Film produit par le CHS,  réalisation : Jeanne Menjoulet

     


     

    Le site web du SIPPEREC est accessible ici, 

     

    Lumières sur la banlieue. Emmanuel Bellanger François-Mathieu Poupeau

    Pour illustrer autrement cette page web, une photographie insolite, datée de 1936, prise lors d'une alerte sur Paris. Paris a éteint ses feux, on ne distingue plus que le cordon lumineux de la banlieue... Source : Gallica

     


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  • Les chantiers de la mémoire

    Les chantiers de la mémoire, Denis Peschanski et Denis Maréchalsous la direction de
    Denis Peschanski
    et Denis Maréchal

    Une véritable révolution est peut-être en cours dans les recherches sur la mémoire. Alors qu'il était inimaginable de penser à la fois les dynamiques cérébrales et les cadres sociaux et collectifs, des historiens, sociologues, anthropologues, cognitivistes, neuroscientifiques travaillent en­semble à mieux comprendre ce trou noir que constitue l'articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective, entre la Psyché et le social. 

    Tel est le défi que tentent de relever l'équipement d'excellence Matrice et l'Institut National de l'Audiovisuel en convoquant, comme ici, les meilleurs spécialistes, également convaincus de la richesse d'une approche réso­lument transdisciplinaire. 

    Avec les contributions de Yves Burnod, Katia Dauchot, Ophelia Deroy, Richard Rechtman, Brigitte Sion, Serge Tisseron et Gérôme Truc.  

    L'ouvrage est dirigé par Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, responsable scientifique de l'équipement d'excellence Matrice, et Denis Maréchal, chargé de mission Diffusion scientifique à l’INA. 

    Ina Éditions, novembre 2013
    120 mm x 190 mm
    172 pages, ill. 
    isbn :978-2-86938-211-4   prix : 14 €

     


     

     
    L'édito de Denis Peschanski - Matrice - Avril 2013 par EQUIPEX-MATRICE


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  • Maitron - tome 9

    Dictionnaire biographique : mouvement ouvrier, mouvement social, de 1940 à mai 1968 Volume 9, Men-Pen, Ivry-sur-Seine, Éditions de l’Atelier, novembre 2013, 464 p., 65 €.
    Le nouveau tome du Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, cinquante-troisième de la série française du Maitron, est disponible depuis le 5 novembre 2013. Il offre dans le volume papier des biographies entièrement nouvelles. Comme pour le volume précédent, les souscripteurs et acheteurs du dictionnaire pourront accéder à un ensemble de plus de 130 000 notices du Maitron, grâce au site maitron-en-ligne. Ce dernier reprend l’intégralité des biographies du dictionnaire depuis ses origines, régulièrement mises à jour et complétées par des notices inédites. Vous pourrez également retrouver en ligne plus de 2500 notices complémentaires correspondant au tome 9. Pour souscrire au Maitron, remplissez le bulletin disponible en ligne et retournez-le aux Éditions de l’Atelier
    http://www.editionsatelier.com

     
    Introduction au Maitron, Edwy Plenel par JeanMaitron

    A l'occasion de la soirée "Hommage au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier", Edwy Plenel, qui en était l'animateur, a brossé une brillante introduction au dictionnaire biographique du mouvement ouvrier . 
    Vidéo : Jeanne Menjoulet


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  • Le vase de Soissons n'existe pas
    & autres vérités cruelles sur l'histoire de France

    Le vase de Soissons n'existe pas, Christophe Granger & Victoria VanneauChristophe Granger
    & Victoria Vanneau

    Le vase de Soissons, le sou de Varennes, le masque de fer, le bouclier de Vercingétorix : qui n'en a pas entendu parler ? Ces objets semblent à eux seuls incarner l'histoire de France. Et pourtant… aussi légendaires soient-ils, la plupart n'existent pas !

    Le vase de Soissons, butin de guerre de Clovis brisé par un soldat refusant que la relique soit rendue à l'Église, est pour certains un vase, pour d'autres tout juste une coupe… A-t-il d'ailleurs même été brisé ? Une chose est certaine : il n'en demeure aucune trace.
    D'où vient cette légende, qui met en scène l'épopée du premier Roi Très Chrétien et fournit à la monarchie française une lignée glorieuse ?
    Deux historiens sont partis sur les traces de quinze objets mythiques de notre histoire, pour mettre à nu la formidable saga de leur invention. Oubliez ce qu'on vous a raconté sur l'histoire de France : voici une enquête inédite, joyeuse et passionnante, qui raconte notre histoire telle que nous ne la connaissons pas.

    Autrement, octobre 2013  
    coll. « Leçons de chose » 
    130x200 mm • 263 pages  
    isbn : 978-2-7467-3555-2
    prix : 16 €

    Compte rendu dans aggiornamento hist-géo, par Véronique Servat 

     Qu’y a-t-il de commun entre le bouclier de Vercingétorix, la culotte de Dagobert (qu’il avait semble-t-il mis à l’envers),  l’étendard de Jeanne d’Arc, le masque de fer, le godemiché de Marie-Antoinette ou le chasse-mouches du dey d’Alger ? Sans trop s’y risquer on répondrait que ce sont des objets qui ont eu un rôle dans l’Histoire. Oui, mais ce n’est pas si simple et la quête de la vérité n’est pas toujours un long fleuve tranquille surtout lorsqu’elle est enfouie sous des siècles d’écritures historienne, littéraire ou cinématographique. Et, comme l’annonce le sous-titre de l’ouvrage qui nous occupe il y a des vérités cruelles sur l’histoire de France, qu’il est bon de rappeler. Parmi celles-ci, on le sait dès qu’on a la couverture sous les yeux, l’un des plus insupportables est peut être Le Vase de Soissons n’existe pas.

    lire la suite  http://aggiornamento.hypotheses.org/1646


     

    La prison du masque de fer - Ile Sainte Marguerite

     

     


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  • Du changement dans l'école.

    Les réformes de l'éducation de 1936 à nos jours

    Du changement dans l'école - Les réformes de l'éducation de 1936 à nos jours - Antoine ProstAntoine Prost

    L’école semble impossible à réformer et, pourtant, elle a beaucoup changé. C'est le paradoxe qu'éclaire cette histoire des réformes depuis Jean Zay en 1936 jusqu'à François Fillon en 2005. Certaines ont suscité de bruyantes polémiques, d'autres sont passées inaperçues. Les unes ont fait l'objet de lois, d'autres de décrets ou de circulaires.

    L'enchaînement commission/rapport/loi/texte d'application n'est pas général. Bref, le changement a pris de multiples visages. Pourquoi certaines réformes ont-elles réussi et d'autres échoué? Pour répondre à cette question centrale et évaluer le rôle des divers acteurs, politiques, administrateurs, commissions, syndicats et autres, Antoine Prost revisite l'histoire de notre enseignement: le Front populaire, la Libération, les années de Gaulle, puis les ministères d'Alain Savary, Jean-Pierre Chevènement, Lionel lospin et François Fillon. La consultation de nombreuses archives le conduit à réviser certaines interprétations et à mettre en évidence le rôle d'acteurs comme Georges Pompidou. 

     

    Ce livre n'est ni un manuel ni une thèse mais une synthèse aiguisée sur soixante-dix ans de réformes de l'éducation. 

    Antoine Prost, professeur émérite à l'université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne, a publié des ouvrages sur les combattants de la Grande Guerre, les ouvriers du Front populaire et de la Libération, et l'histoire de l'éducation. Sa connaissance du système éducatif lui a valu de participer à plusieurs commissions officielles et de rejoindre le cabinet de Michel Rocard en 1988-1990, sans jamais quitter l'Université. 

     

    Seuil, octobre 2013  coll. « L'Univers historique »   155x240 mm • 394 p.  isbn : 978-2-02-110574-2  prix : 21 €

     

     

    Quelques recensions sur la toile

    Sur France Culture Emission Rue des Écoles de Louise Tourret :

     

      "Dans son livre, Antoine Prost revisite les principaux épisodes de notre enseignement grâce à la consultation de nombreuses archives allant du Front Populaire à la Réforme Jospin. Ce livre n'est ni un manuel, ni une thèse, mais une analyse de l'Histoire de l'éducation et de l'enseignement en France."

     

     

     

    Sur le site du Café pédagogique, un entretien avec Antoine Prost: http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/10/10102013Article635169795179603439.aspx

     Les Cahiers pédagogiques, n° 508, novembre 2013 Du changement dans l'école d'Antoine Prost est le livre du mois dans les  Compte rendu de Jean-Michel Zakhartchouk

    "C’est toujours un grand plaisir intellectuel d’écouter ou de lire Antoine Prost. On trouve chez lui ce qu’on aime trouver dans les écrits d’historien : un langage clair pour évoquer des choses complexes, de la rigueur qui permet de séparer l’énoncé des faits d’éventuels commentaires, l’alliance de l’analyse fine toujours indispensable et de la synthèse qui se garde d’être trop généralisante. C’est bien le cas pour son dernier livre."
    lire la suite : http://www.cahiers-pedagogiques.com/Du-changement-dans-l-ecole

    Sur le site du Centre Henri Aigueperse (Unsa éducation)
    Le nouvel ouvrage d’Antoine Prost a pour ambition de s’interroger, en historien — au-delà des discours convenus — sur la réalité ou l’échec des réformes en éducation du Front populaire à nos jours, de Jean Zay à Vincent Peillon.

    http://cha.unsa-education.com/spip.php?article35

    et les propos recueillis par Maryline Baumard, Le Monde culture et idées
    aller à :  http://himase.fr/IMG/pdf/Prost-Baumard.pdf

     

     


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  • La Grande Guerre expliquée en images

    La Grande Guerre expliquée en images. Antoine ProstAntoine Prost

    1 400 000 morts,
    3 à 4 millions de blessés,
    600 000 veuves,
    76 000 orphelins
    :
    c’est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l’on appelle la Grande Guerre. Autant de chiffres qui dépassent l’imagination et nous poussent à nous demander com-ment le début du XXe siècle a-t-il pu accoucher d’un tel drame.
    Alors que les derniers poilus se sont éteints, Antoine Prost, historien émérite de la Première Guerre mondiale, nous explique cette douloureuse histoire avec beaucoup de précision, de clarté, et de pédagogie, répondant à de multiples questions : quelles sont les causes du conflit ? Qu’est-ce que la mobilisation? Comment vivaient? et mouraient? les poilus? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu’est-ce qu’ont fait les femmes? Pourquoi les États-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix?

    Seuil, octobre 2013  168 pages   25 €


     Les photographies ci-dessous, pour illustrer cette page, sont accessibles sur Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. Poilus permissionnaires 1916

    Poilus permissionnaires en 1916 (garde de l'est)
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. Poilus en permission, Paris  1916

    Poilus en permission, Paris 1916
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

     

    La Grande Guerre expliquée en images. 1916  Réfectoire en plein air, bancs et tables confectionnés par les poilus, en rotin à la carrière du Chauffour

     1916  Réfectoire en plein air, bancs et tables confectionnés par les poilus, en rotin à la carrière du Chauffourà proximité de Thiescourt (Oise)
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. 1915, après une attaque des poilus se réconfortent

    1915, après une attaque des poilus se réconfortent
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. En 1916, à  Frise (Somme) le lavoir des poilus

     En 1916, à  Frise (Somme) le lavoir des poilus 
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. 1916, Grenades à main allemandes appelées par les poilus "crapauds"

    1916, Grenades à main allemandes appelées par les poilus "crapauds"
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. 1916 Petites bombes à ailettes appelées par les poilus "pigeons"

     1916 Petites bombes à ailettes appelées par les poilus "pigeons"
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

    La Grande Guerre expliquée en images. Paris, 10e arrondissement, les premières femmes facteurs, le 1er juin 1917

    Paris, 10e arrondissement, les premières femmes facteurs, le 1er juin 1917
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir
    Source : Gallica

     

     


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