• Le Parti socialiste unifié. Histoire et postérité

     

    Le Parti socialiste unifié. Histoire et postérité. Noëlline Castagnez, Laurent Jalabert, Marc Lazar, Gilles Morin et Jean-François Sirinellisous la direction de
    Noëlline Castagnez, Laurent Jalabert, Marc Lazar, Gilles Morin et Jean-François Sirinelli

    Plus de cinquante ans après sa naissance, en 1960, et vingt-quatre ans après son décès officiel, en 1989, le Parti socialiste unifié nourrit encore la curiosité des historiens. Ce petit parti a laissé l’image d’un «laboratoire d’idées», doté d’une grande influence dans les années 1960 et 1970, et d’une longue postérité jusqu’à nos jours. Pour aller au-delà, ce livre retrace la trajectoire météorique du Psu, de son combat contre la guerre d’Algérie, à son déclin, amorcé, dès 1974, avec le ralliement de Michel Rocard au Parti socialiste, en passant par les barricades de Mai 1968. Ce faisant, il éclaire le rapport du Psu avec les institutions de la Ve République, qui l’ont en quelque sorte étouffé ; montre que son organisation, toujours proche de la balkanisation, a cependant permis, par son ouverture, la socialisation politique de plusieurs générations; dévoile les multiples facettes de sa culture politique, anticapitaliste, anticolonialiste, anti-impérialiste et antimilitariste ; et, enfin, révèle son épaisseur sociétale. Complexe, l’histoire du Psu est incontournable pour qui veut comprendre l’histoire politique française du second XXe siècle.

    Presses universitaires de Rennes, collection « Histoire », septembre 2013

    155 x 240 mm, 336 p. ill.   isbn 978-2-7535-2739-3
  prix : 18 €

    Table des matières :

    Introduction générale 

    Partie I    Les composantes culturelles, identitaires et sociales du psu
    Introduction
    Gilles Morin - Pourquoi le PSA s’est-il évaporé dans le PSU ?  
    Éric Belouet et tangi Cavalin - La composante chrétienne du PSU : une mosaïque éclatée
    Noëlline Castagnez - Face à la guerre, de l’Algérie au Vietnam : une culture pacifiste ?
    Ludivine Bantigny - « Parti jeune, parti révolutionnaire » ? Caractérisation, action et contestation des jeunes au PSU
    Bibia Pavard - « Un coin dans leur monde » ? Le PSU et les femmes (1960-1981)

    Partie II    un parti en quête d’un espace à gauche
    Introduction
    alain Bergounioux  - Le PSU dans la gauche (1962-1967) 
    François Prigent - L’implantation des élus du PSA-PSU en France (1958-1981) : réseaux et prosopographie
    Laurent Jalabert - Le congrès des 23, 24 et 25 juin 1967 : vers un nouveau PSU ?
    Maryvonne Prévot - « Décoloniser la province » : le PSU et les collectivités locales dans les années 1960 et 1970
    Fabien Conord - Le PSU et les questions agricoles
    Sylvie Guillaume - Le PSU et sa vision de la société française, 1962-1967 ou au cœur des Trente Glorieuses

    Partie III  Le psu au carrefour des années 68 et 70
    Introduction
    Xavier vigna - Un « chef d’orchestre » ? Le PSU en mai-juin 1968
    Philippe Buton - Le PSU et l’extrême gauche
    ismail Ferhat - Le PSU et l’union de la gauche, ou la place du « marginal sécant » (1968-1977) 
    vincent Porhel - Le PSU dans les luttes sociales après 1968
    Hélène Hatzfeld - Comment le PSU a-t-il fait de la politique autrement ?

    Partie IV  déclin d’un parti, postérité d’un héritage
    Introduction
    Frank Georgi - L’autre nom du PSU ?  Enjeux identitaires et stratégiques de l’autogestion (1960-1990) 
    tudi Kernalegenn - Le PSU, laboratoire de l’écologie politique
    Mathieu Fulla - L’expertise économique du PSU : un cas singulier dans la gauche socialiste (1968-1981) ?
    Roberto Colozza - Socialismes face à face. Les cas du Parti socialiste unifié (PSU) et du Partito socialista italiano di unità proletaria (PSIUP)
    Pierre Simon - Après les Assises, l’ombre portée du PSU sur le PS
    Yannick drouet - Le PSU (1974-1988) : une longue agonie ? 
    Marc Lazar - L’énigme PSU
    Index 

    •  table des matières : Télécharger « TDM PSU.pdf »
    introduction :
    Télécharger « PSU-introduction.pdf »


    Quelques Vidéos (INA) relatives au PSU, pour illustrer cette page :

     

     "Tribune libre" télévisée du PSU, sur France 3, durée : 15 mn 30, date : 28 avril 1976
    Introduction sur le thème du 1er mai, puis Victor Leduc,secrétaire national du PSU, appuie son argumentation sur les travailleurs de LIP, un "travailleur de la chaussure" témoigne de la restructuration de la chaussure à Fougère, puis un viticulteur parle de la crise viticole, puis une étudiante appelle à son tour à lutter... Michel Mousel, secrétaire national PSU intervient ensuite, ainsi qu'un travailleur du livre, et un appelé de Besançon, emprisonné deux mois pour avoir participé à la constitution d'une section syndicale de caserne... Cette "tribune libre" de la FSU se termine par un rappel du combat de la FSU pour l'autogestion et pour "l'unité populaire".

     

    Extrait JT du 9 mai 1974. Campagne pour le second tour de l'élection présidentielle. Salle de la mutualité à Paris : Michel ROCARD, secrétaire général du PSU, appelle à voter MITTERRAND. Après son discours, arrivée très applaudie de Charles PIAGET, leader syndical de LIP et membre de la direction politique du PSU...

     

     "Tribune libre" télévisée du PSU, sur France 3, durée : 15 mn 30, date : 9 avril 1975
    Introduction avec un "journal imaginaire", Edouard GUIBERT, journaliste, puis Michel MOUSEL et André BARJANET, secrétaires généraux du PSU, Geneviève PETIOT et Charles PIAGET évoquent la crise de l'emploi (en cette année 1975...) et les conflits en cours. PIAGET parle de Lip. Off. H. TAZIEFF parle des nouvelles sources d'énergie (solaire, géothermique...)

     

    JT du 30 janvie 1970 : Meeting organisé à la Mutualité. A la tribune Alain KRIVINE et Michel ROCARD. Discours interrompu par l'évacuation de contre manifestants. A l'extérieur, manifestation et policiers de nuit. Document muet.

     15 avril 1981. JT A2 Patrick Poivre d'Arvor.  Meeting PSU Huguette BOUCHARDEAU à Quimper. Extrait du discours d'Huguette BOUCHARDEAU sur la question des femmes en politique et la parité : "je ne veux pas être méchante..Partout ou il y a un contre pouvoir qui nous concerne, nous devons revendiquer moitié moitié de représentation. "

     

    Affiche PSU illustrant l'ouvrage "Le Parti socialiste unifié. Histoire et postérité"

     

     

     


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  • Autour des morts de guerre
    Maghreb - Moyen-Orient

     

    Autour des morts de guerre. Maghreb - Moyen-Orient. Raphaëlle Branche  Nadine Picaudou et Pierre Vermerensous la direction de
    Raphaëlle Branche
    Nadine Picaudou

    et Pierre Vermeren

    Alors que la guerre fait encore rage en Syrie et que les sociétés de la rive sud de la Méditerranée hésitent entre protestation ouverte et crainte de la violence d’État, il importe de saisir la place qu’occupent les morts de guerre dans ces pays du Proche et du Moyen-Orient, où ils paraissent si intimement liés à la culture politique. À chaque fois, ici comme ailleurs, que ce soit lors d’assassinats politiques, lors de massacres accompagnant une guerre civile ou sur des champs de bataille, il faut que les morts de guerre fassent sens, pour que leur potentiel de destruction soit affaibli. C’est pourquoi ils sont si importants à étudier pour comprendre ces sociétés car ils nous informent sur la fabrique du social, sur ses dynamiques de cohésion comme sur les tensions qui la traversent, notamment à l’occasion des processus de construction mémorielle dont ils sont l’objet. Beaucoup de ces morts sont des civils ; tous sont dits « martyrs ». L’omniprésence de cette figure confère aux morts de guerre une charge de sacralité religieuse qui les rattache à des univers symboliques nourris d’imaginaires religieux, ici essentiellement sunnite mais aussi chiite ou chrétien. Il importe de les regarder de près pour saisir l’épaisseur historique de ces constructions ainsi que leur intense imbrication avec les processus sociaux et politiques en cours.

    ont contribué à cet ouvrage : Emmanuel Alcaraz, Raphaëlle Branche, Kinda Chaïb, Dima de Clerck, Étienne Copeaux, Agnès Devictor, Christophe Giudice, Sümbül Kaya, Stéphane Malsagne, Jean-Pierre Peyroulou, Nadine Picaudou, Michel Tabet, Pierre Vermeren

    Publications de la Sorbonne  

    février 2013 160 × 240, 236 p. prix : 40€

    isbn 978-2-85944-722-9  issn 0768-1984

     


     

    Iran - photos de martyrs de la guerre Iran-Irak

    Iran - photos des martyrs de la guerre Iran-Irak 
    crédit photo : Jeanne Menjoulet

     

     


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  • René Cassin and Human Rights. From the Great War to the Universal Declaration

    René Cassin and Human Rights. From the Great War to the Universal Declaration. Jay Winter and Antoine ProstJay Winter and Antoine Prost

    édition anglaise de René Cassin, chez Fayard en 2011.

    Winter and Prost have written a marvelous book about the struggle for human rights as seen through the prism of the remarkable life and achievements of René Cassin ranging throughout the entire twentieth century. It is thoroughly researched, brilliantly presented, honest and humane in its treatment, and sound in its judgments. This is exactly the way that history and biography should be written. (Paul Gordon Lauren, University of Montana)

     

     

    Cambridge University Press, juin 2013
    376 p., 42 ill.

    isbn 978-1-107-65570-6

     

     

     


     

    Marie Curie et René Cassin, au 36 quai de Béthunes, Paris, Ile-de-la-cité

     Illustration :

    Plaques au 36 quai de Béthunes, Paris, Ile de la Cité :
    Marie Curie (prix Nobel de Physique et prix Nobel de Chimie)
    et René Cassin (prix Nobel de la paix)


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  • Les territoires du communisme
    Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes

    Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes. Emmanuel Bellanger, julien Mischi, Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied,sous la direction de
    Emmanuel Bellanger et julien Mischi 

    «Communisme municipal», «banlieue rouge», «bastions ouvriers» : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale?
    Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la
     conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.

    Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.
    ont contribué à l'ouvrage : Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.

    Armand Colin, avril 2013  coll. «Recherches»
    304 pages, cartes  154 x 235 cm
    isbn 978-2-200-27722-2
    prix : 27€50

    Table des matières

    Introduction
    Lieux et pratiques du communisme en France (Emmanuel Bellanger et Julian Mischi)

    Partie I : Communistes et pouvoir local
    1. Le « communisme municipal » ou le réformisme officieux en banlieue rouge (Emmanuel Bellanger)
    2. Le socialisme municipal sous les fourches caudines du communisme : l’exemple de Roubaix dans l’entre-deux-guerres (Rémi Lefebvre)
    3. Autonomisation et contrôle des élus communistes en banlieue parisienne (1944-1965) (Paul Boulland)
    4. Le Parti communiste et la décentralisation ou comment appréhender le pouvoir local ? (1971-1983) (Thibault Tellier)

    Partie II : Réseaux militants et enjeux urbains
    5. Communisme et situation coloniale en Nouvelle-Calédonie (années 1920-années 1940) (Benoît Trépied)
    6. La guerre d’indépendance algérienne dans des espaces politiques locaux métropolitains : quelle spécificité communiste ? (Françoise de Barros)
    7. Recruter et gérer les fonctionnaires « à gauche » : du municipalisme à la banalisation ? (Émilie Biland)
    8. La Confédération nationale des locataires (CNL) ou l’autonomisation impossible ? (Sébastien Jolis)
    9. Les programmes urbains d’une mairie communiste de la banlieue lyonnaise (années 1970-2000) : promouvoir l'accession ouvrière ou revaloriser la ville ? (Violaine Girard)

    Partie III : Démobilisations et recompositions communistes
    10. Les recompositions contemporaines de l’affiliation au communisme en banlieue parisienne (David Gouard)
    11. Les élus communistes et l’intercommunalité : chronique d’un « ralliement » non annoncé (Nicolas Bué et Fabien Desage)
    12. Le PCF face à la désindustrialisation. Le cas du bassin de Longwy dans les années 1980 (Jean-Luc Deshayes)
    13. Vers un parti d’élus. La réorganisation locale du PCF dans les années 1980 et 1990 (Julian Mischi)

    Télécharger « Territoires communisme 2013-Table des matières.doc »


     La fenêtre vidéo en haut de cette page pointe sur le site cinearchives (archives filmées du PCF). Pour consulter des films dans leur intégralité ou dans des dossiers thématiques, rendez-vous sur leur site.
     http://parcours.cinearchives.org/Le-parcours-772-0-0-0.html


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  • Pierre Bérégovoy en politique

    Pierre Bérégovoy en politique, Noëlline Castagnez  et Gilles Morin, Alexandre Borrellsous la direction de
    Noëlline Castagnez
    et Gilles Morin
    avec la collaboration
    d'Alexandre Borrell

    Vingt ans après sa mort, un collectif d’historiens revient sur la carrière politique de Pierre Bérégovoy. Car par-delà le mystère de sa disparition, qui polarise l’attention des médias, nous trouvons un homme politique atypique, formé en dehors du sérail.
    Ce livre analyse le parcours de cet ouvrier, fils d’un émigré russe, militant à FO et à la SFIO, représentant de Pierre Mendès France au PSU, puis adjoint d’Alain Savary et de François Mitterrand. Il s’interroge sur son ascension au sein du Parti socialiste en tant qu’expert et homme de dossiers. Il montre comment, propulsé, par son rôle de directeur de campagne, secrétaire général de l’Élysée en mai 1981, il devient rapidement ministre aux Affaires sociales (1982-1984), puis est nommé à l’Économie et aux Finances (1984-1986 ; 1988-1992), où il acquiert une solide réputation de professionnalisme. Consécration ultime, il est, en avril 1992, le dernier Premier ministre socialiste de François Mitterrand.
    Cet ouvrage, enfin, permet de resituer dans une perspective historique « l’affaire Bérégovoy », qui conduisit l’élu de Nevers à se suicider le 1er mai 1993.

    Ont contribué à l'ouvrage : Noëlline Castagnez, Christian Chevandier, Fabien Conord, Michel Dreyfus, Frédéric Fogacci, Mathieu Fulla, Jean Garrigues, Laurent Jalabert, François Lafon, Gilles Le Béguec, Christine Manigand, Gilles Morin, Antoine Rensonnet et Jean Vigreux

    Éditions Pepper-L’Harmattan, avril 2013  coll. « Cliopolis »,
    242 pages, 14 illustrations N&B

    Table des matières

    Avant-propos
    par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale

    Introduction
    par Noëlline Castagnez et Gilles Morin

    PARTIE I – PREMIERS ENGAGEMENTS ET CULTURE POLITIQUE

    À la SFIO de la Seine-Maritime, l’apprentissage du métier politique
    par Antoine Rensonnet
    La carrière du militant en Seine-Inférieure
    Crise et conflits dans la Fédération
    Face aux grands débats politiques nationaux 

    À FO, un syndicaliste réformiste
    par Michel Dreyfus
    Un défenseur de l’indépendance du syndicalisme
    De l’Institut du travail de Strasbourg aux « modernistes »
    Un syndicaliste moins orthodoxe qu’il n’y paraît 

    En passant par le PSU, l’affirmation d’un cadre de la SFIO au NPS
    par Gilles Morin
    De la minorité socialiste au PSU
    Au PSU : un mendésiste atypique ? 
    Le ralliement à la FGDS puis au Parti socialiste 

    Face au communisme : de l’héritage familial à la confrontation sur le terrain
    par Noëlline Castagnez
    Pierre Bérégovoy était-il immunisé contre le communisme ? 
    Un anticommunisme de Guerre froide ou un discours de la méthode ? 
    Du partenaire à l’adversaire : un redoutable négociateur 


    PARTIE II – L’ASCENSION D’UN « ANTI-SABRAS »

    Le dernier des mendésistes ? Pierre Bérégovoy et Pierre Mendès France
    par Frédéric Fogacci 
    Le mendésisme comme tournant dans la carrière d’un jeune militant socialiste 
    Le lieutenant de Pierre Mendès France 
    Le dernier des mendésistes ? 

    De Savary à Mitterrand, l’affirmation d’un homme de dossiers (1969-1981)
    par Laurent Jalabert 
    Au NPS (1969-1971) 
    Au PS : le ralliement à François Mitterrand (1971-1975) 
    L’ascension dans l’appareil (1975-1981) 

    En quête d’implantation ou les fortunes du parachutage
    par Fabien Conord 
    Une brève incursion limousine
    La tentation de Maubeuge
    L’implantation nivernaise
    Les facteurs de réussite d’un parachutage

    Le « politique-expert » : du Parti socialiste au Conseil économique et social
    par Mathieu Fulla 
    Le planificateur mendésiste des années 1960 
    La subordination progressive d’une culture économique
    à l’impératif de l’union de la gauche (1971-1978) 
    Penser l’économique et le social au prisme des intérêts politiques du PS (1978-1981) 
    Un « politique-expert » à part entière 

    Vers l’Élysée, dans la campagne présidentielle de 1981
    par Jean Vigreux 
    Retour sur le passé récent (1979-1980) : un homme du cercle mitterrandiste 
    Au cœur de la campagne électorale de 1981 


    PARTIE III – AU POUVOIR

    Un secrétaire général de l’Élysée atypique
    par Gilles Le Béguec 
    Du côté de Pierre Bérégovoy. Un choix par défaut ? 
    Du côté de François Mitterrand.
    Circonstances, raisons et avantages d’un choix hors normes  
    Un secrétaire général dans l’exercice de ses fonctions,
    un acteur en quête d’un rôle 
    À l’heure de la transition, ou « the right man in the right place »  

    Aux portes de Matignon (1988-1992)
    par François Lafon 
    Retour sur la querelle des héritiers de François Mitterrand 
    Bérégovoy et Cresson : deux visions de l’avenir de la France ? 
    Les choix du Président et le congrès de Rennes 
    Un déséquilibre fonctionnel initial 
    La logique de l’échec et le rôle de Pierre Bérégovoy 

    Un Premier ministre peut-il avoir été ouvrier ?
    par Christian Chevandier 
    Un court passé ouvrier 
    Un passé évoqué lorsque cela ne va plus 
    Une mobilité de son temps 

    Pierre Bérégovoy et l’Europe, le cœur et la raison
    par Christine Manigand 
    Une Europe en pointillé 
    Une implication tardive dans les grands desseins européens mitterrandiens

    L’« affaire » Bérégovoy : chronique et interprétation d’une tragédie politique
    par Jean Garrigues 
    La fabrication 
    L’instrumentalisation 
    Les conséquences de l’affaire

    Conclusion
    par Noëlline Castagnez et Gilles Morin 

    Index des noms de personnes 

    Table des illustrations 

    Télécharger « Pierre_Beregovoy_en_politique_presentation_detaillee.pdf »

     

    Le canal de la jonction, près de Nevers

    Le canal de la jonction, près de Nevers
    crédit photo : Flickr/ J. Menjoulet

     


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  • À quoi pensent les historiens ?
     Faire de l'histoire au XXIe siècle

    À quoi pensent les historiens ?   Faire de l'histoire au XXIe siècle Christophe Grangerdirigé par
    Christophe Granger

    Que font les historiens aujourd’hui? Comment traitent-ils des archives ou des images, des classes sociales ou de l’environnement? Et où puisent-ils le pouvoir de produire de la vérité sur le passé? L’histoire, fille du présent, n’a cessé depuis quinze ans de reformuler ses savoirs et ses questionnements. Dans le même temps, la fonction civique de l’histoire a changé de nature. Exigences mémorielles, intervention de l’État pour en réglementer le contenu officiel, retours du « grand récit national » ont imposé aux historiens de repenser leur métier. En décrivant leurs méthodes et le renouvellement des champs qui s’offrent à eux, une nouvelle génération d’historiens dessine ici le portrait vivant et accessible de l’histoire telle qu’elle se pratique au XXIe siècle.

    Avec les contributions de Gil Bartholeyns, Romain Bertrand, Jean Boutier, Déborah Cohen, Delphine Gardey, Christophe Granger, Dominique Julia, Claire Lemercier, André Loez, Judith Lyon-Caen, Marte Mangset, Nicolas Offenstadt, Emmanuelle Picard, Jan Plamper, Yann Potin, Grégory Quenet, Stéphane Van Damme, Claire Zalc.

     

    Autrement, mars 2013  coll. « L'atelier d'histoire»  312 p.

    isbn : 978-2-7467-3298-8  issn : 1157-4488  prix : 23 €

     

    Table des matières


    Ouverture : Science et insouciance de l’histoire
    Christophe Granger
    Il y a vingt ans : Passés recomposés 
    Jean Boutier et Dominique Julia

    Métier
    Qu’est-ce qu’être historien aujourd’hui ? 
    Permanence et mutations d’une communauté académique
    Marte Mangset et Emmanuelle Picard
    Histoire et sciences sociales : nouveaux cousinages
    Stéphane Van Damme
    Histoire et littérature
    Judith Lyon-Caen
    Histoires et historiens dans l’espace public
    Nicolas Offenstadt 


    Compétences 
    L’historien en « ses » archives 
    Yann Potin
    Voir le passé : histoire et cultures visuelles
    Gil Bartholeyns
    Le sens de la mesure : nouveaux usages de la quantification
    Claire Lemercier et Claire Zalc
    L’imagination narrative, ou l’art de raconter des histoires
    Christophe Granger
    Les enjeux historiens d’un centenaire : la Grande Guerre
    André Loez et Nicolas Offenstadt

    Mutations
    La tentation du monde : « histoire monde » et « récit symétrique »
    Romain Bertrand
    Catégories sociales et discours sur la société
    Déborah Cohen
    L’histoire, les Feminist & others’ studies
    Delphine Gardey
    L’histoire des émotions
    Jan Plamper
    L’émergence d’une histoire de l’environnement
    Grégory Quenet

    Les « classiques » de l’histoire au XXIe siècle 
    Notes 
    Index des noms de personnes 
    Biographie des auteurs 

    Voir le compte rendu de Henning Trüper dans La Vie des idées

     


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  • Einstein dans la tragédie du XXe siècle
    Antisémitisme, Shoah, sionisme

    Simon Veille

    Éditions Imago, février 2013
    416 pages

    isbn : 978-2-84952-202-8
    prix : 24 €

     

    Einstein : président d’Israël en 1952 ? La proposition de Ben Gourion fut bien réelle mais aussitôt poliment refusée par le grand homme… Pourtant, la tête dans les étoiles, le physicien de génie n’en fut pas moins un témoin et un acteur important des événements tragiques de son siècle.
    Juif allemand né en 1879, renonçant à sa nationalité dès 1896, il fuit, avec un étonnant pressentiment, la société bismarckienne qu’il juge répressive et militariste. Peu concerné par le judaïsme, et, sans la moindre complaisance identitaire, il réprouve avec force tous les nationalismes. Mais dès l’arrivée d’Hitler au pouvoir, il dénonce auprès de Roosevelt le massacre programmé par les nazis et, avec une énergie farouche, tente de protéger les « membres sa tribu », selon son expression. Face à la violence des persécutions, sous la pression de l’urgence, cet internationaliste convaincu se rapprochera peu à peu du sionisme. Cependant, au plus fort de la tourmente de l’après-guerre, jamais il n’oubliera le droit des Arabes ni n’occultera le caractère dramatique de la fondation de l’État d’Israël. S’appuyant sur de nombreux documents inédits, notamment sur les archives Einstein de
    Jérusalem, Simon Veille éclaire d’un jour nouveau la personnalité du célèbre savant : homme d’influence accueilli par des foules enthousiastes, il n’a jamais recherché le pouvoir. Ce désintéressement peu commun, mais surtout la justesse étonnante de ses intuitions politiques et la dimension éthique de son engagement font de lui, aujourd’hui encore, une référence au sein du chaos, lui conférant aux yeux de tous une véritable aura de prophète.

    Télécharger « simon Veille.tiff »


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  • La grève enseignante
    En quête d'efficacité

    La grève enseignantesous la direction de
    Laurent Frajerman

    Éditions Syllepse • coll. «Comprendre et agir», février 2013
    115x190 mm • 180 pages

    isbn : 978-2-84950-384-3
    prix : 8€

     

    Il s’agit dans ce livre de rendre compte de l’évolution des formes de grève pratiquées par les enseignants. Les scansions de la vie politique constituent les bornes des phases repérées, conformément au lien entre enseignants du secteur public et État. Il s’agit aussi de mesurer l’efficacité de la grève.
    Les enseignants sont réputés pour la récurrence et la force de leurs grèves. En effet, un professeur des écoles fait quatre fois plus grève qu’un salarié du privé. Pourtant, investis d’une mission d’éducation de la jeunesse, ils ont longtemps considéré qu’ils ne devaient pas cesser le travail. Ils doutent encore régulièrement de l’efficacité de cet outil, se déclarent quelquefois prêts à faire d’hypothétiques grèves longues, mais pas la prochaine grève courte. Les syndicalistes enseignants ont construit pas à pas leur rôle de fer de lance du mouvement social, en élaborant des réponses à ces paradoxes. Jamais entièrement satisfaits de la traditionnelle grève de 24 heures, préparée à froid, ils ont recherché des alternatives à cette forme d’action spécifique des fonctionnaires. Quel bilan tirer d’expériences comme la grève du baccalauréat ou la grève administrative ? Pourquoi les uns s’engagent-ils dans des luttes de plus en plus longues et radicales, alors que d’autres se refusent à toute grève ? Historiens, sociologues et militants ont confronté leurs regards sur ces luttes aux multiples facettes, échelonnées entre 1920 et 2010. Un livre précieux pour tous ceux qui sont en quête d’une efficacité renouvelée des mobilisations enseignantes.

    Contributeurs : Nada Chaar (responsable éditoriale) et Gérard Aschieri, Louis Astre, Marianne Baby, Évelyne Berchtold-Rognon,  Bernard Boisseau, Laurent Cadreils, André Dellinger,  Michel Deschamps, Jean-Michel Drevon, Bertrand Geay,  Baptiste Giraud, Bernadette Groison, Robert Hirsch,  Loïc Le Bars, Quentin Lohou, René Mouriaux, Alain Ponvert,  André Robert, Frédérique Rolet, Danielle Tartakowsky,  Yves Verneuil, Monique Vuaillat  

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  •   Mémoire et mémorialisation
    Volume 1 : De l’absence à la représentation

    Mémoire et mémorialisation - Denis Peschanskisous la direction de
    Denis Peschanski

    Comment peut-on penser la mémoire comme objet des sciences sociales sans prendre en compte les dynamiques cérébrales ou cognitives ? Comment peut-on penser la mémoire comme objet des sciences du vivant sans prendre en compte les dynamiques sociales inscrites dans l’histoire ? 

    Cet ouvrage fait au contraire le pari que d’une double confrontation transdisciplinaire et transprofessionnelle naîtra une meilleure connaissance des phénomènes mémoriels. Neuroscientfiques et historiens, philosophes et directeurs de musées, anthropologues et sociologues, neuropsychiatres et juristes sont ainsi convoqués pour la première fois dans un même volume.

    Ces regards croisés portent sur le 11 septembre et sur la Seconde Guerre mondiale, au coeur du programme francoaméricain qui porte ce livre, mais aussi sur l’Amérique latine sous les dictatures, sur l’esclavage et sur la traite. 

    Éditions Hermann     isbn 978 2 7056 8105 0     Prix : 28€
      

    Avec les contributions de : Anne Bourgon, Yves Burnod, Clifford Chanin, Myriam Cottias, Boris Cyrulnik, Katia Dauchot, Georges Fournier, Alice M. Greenwald, Stéphane Grimaldi, Jan T . Gross, Katherine Hite, Marie-Claire Lavabre, Henry Parens, Denis Peschanski, Florence Pizzorni-Itié, Gérard Rabinovitch, Anne Raulin, Mark Schaming, Brigitte Sion et Marita Sturken.


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  • La Prison : une nécessité pour la République

    La Prison : une nécessité pour la République, Pierre Victor TournierPierre Victor Tournier

    De la peine prononcée à la réinsertion, en passant par l’enfermement, cet ouvrage est un parcours au coeur du système carcéral français. Surpopulation, sens de la peine, perpétuité réelle, récidive, maladie mentale : avec une administration pénitentiaire réticente à divulguer les chiffres, il est bien difficile de faire la part des choses en la matière.

    Combien de personnes en prison aujourd’hui en France ? Quel est le taux de récidive ? Si l’on ne peut pas se passer des prisons, ne doit-on pas en limiter l’usage aux infractions les plus graves, en imaginant d’autres façons de sanctionner les délits ? Comment aménager la détention et mieux préparer la sortie des condamnés afin de les aider à « vivre une vie responsable » ? Si la prison est bien une nécessité pour la République, c’est au coeur de celle-ci, et non dans ses marges, qu’elle doit s’inscrire.
    C’est dans la complexité des questions pénales et carcérales que Pierre Victor Tournier nous entraîne, refusant toute forme de radicalité et avançant des éléments de réponses précis et exigeants.

     Éditions Buchet & Chastel, février 2013, 261 p., prix : 18 €

     
    (1) La prison - une nécessité pour la... par ChsProd
    Présentation par Pierre Victor Tournier de son livre, "La prison - Une nécessité pour la République" - basée sur les extraits d'une conférence enregistrée en juin 2013 à la DAP .  Réalisation vidéo : Jeanne Menjoulet 

     
    (2) La prison, une nécessité pour la République par ChsProd

    Après une conférence de Pierre Victor Tournier (juin 2013), à la D.A.P., au sujet de son livre "La Prison - Une nécessité pour la République", Laurent Ridel, directeur interrégional des services pénitentiaires de l’outre-mer (D.A.P.), s'exprime sur le sujet de ce livre. Réalisation vidéo : Jeanne Menjoulet 

     Paroles de...

    « Ma parole est libre, ma plume l’est aussi », telle est la devise de Pierre V. Tournier ;  un très bon livre de l’infatigable arpenteur du champ pénal…  Jean Lebrun " La marche de l’histoire", France Inter  

     

     C’est un grand enjeu culturel : se donner les moyens de parvenir à ce que la prison ne soit plus la peine de référence, explique Pierre V. Tournier, qui milite depuis des années pour ce qu’il a appelé la contrainte pénale communautaire… Sonya Faure, Libération 

     

     Pierre V. Tournier consacre une longue analyse, dans son livre à peine sorti, à la "nouvelle probation" qui, pour lui, devrait plutôt s'appeler la contrainte pénale communautaire. Il pense qu'il faut œuvrer  à un consensus entre les réformistes de gauche, du centre et de droite, à suivre…  Marie Lefebvre-Billez, Réforme, hebdomadaire protestant d'actualité  

     

    Un livre passionnant qui remet en cause bien des idées reçues sur la prison…  Michel Field, LCI

     

     Ce livre est un régal, comme un jeu mathématique appliqué à ce milieu carcéral bien clos et bien opaque… Daniel Bernard, grand-reporter à Marianne

     

    Loin de faire l'éloge de la prison telle qu'elle existe aujourd'hui en France, l'auteur montre en revanche pourquoi il est impossible de s'en passer et pourquoi il faut la réformer Laurence Neuer, Le Point

     

     Un texte qui permet de réfléchir à la question : Pourquoi la France fait-elle ce sort-là à ses prisonniers ? Philippe Lefait, "Des Mots de minuit", France 2

     

     et le compte rendu dans la revue Dalloz Actualité

     

    Inévitables prisons ?, par Didier Peyrat, magistrat

     Si notre système pénal ne se réduit pas à la prison, puisqu'une large majorité des peines prononcées par les tribunaux répressifs ne débouche sur aucun enfermement, elle en est quand même la référence centrale, omniprésente dans les codes, l'imaginaire collectif et les médias. Il n'est pas surprenant que la sanction la plus lourde (en privant de liberté, on agit sur les corps) et visible (les prisons se voient) imprime sa marque à toute discussion sur les politiques pénales.
    Pierre Victor Tournier, spécialiste de démographie pénale, aborde méthodiquement son sujet, traité à fond. Le livre regorge de renseignements précieux sur la prison et apporte des éléments de réponse à de nombreuses questions : qui récidive et pourquoi ? Quelle est l'ampleur réelle et l'évolution de la surpopulation carcérale ? Comment et pourquoi distinguer entre « stock » et « flux » (d'entrée et de sortie) ? Quelle part des agresseurs sexuels en détention ? Quelles origines sociales des détenus ? P.V. Tournier œuvre ainsi à la constitution d'un savoir sur la prison, y compris sur le plan statistique, car « une politique du chiffre juste » est la condition d'une lutte sérieuse contre la surpopulation carcérale.
    On signalera le point de méthode louable qui est le sien : ne pas perdre de vue ce qui précède l'enfermement (le délit ou le crime préalables). Un exemple : les simple voleurs, sont une denrée rare en prison (7,5% des écroués), alors qu'en 1970 ils représentaient presque la moitié des incarcérés (49,4%). Voilà qui donne à réfléchir sur les mutations de la répression pénale. Aujourd'hui, les deux tiers des détenu(e)s ont été condamnés pour des atteintes directes ou indirectes aux personnes. Il est donc difficile de désindexer le débat sur la prison du débat sur la violence (subie, perçue, imaginée) dans la société. Sera-t-il possible d'organiser la déflation carcérale, sans avoir obtenu une déflation de la délinquance violente ?
    Le crime étant ce qu'il est, la prison est pour l'instant inévitable. Par contre, ce qui est sans doute évitable, c'est son fonctionnement actuel. Le livre est d'un réaliste, mais aussi d'un humaniste convaincu. Il n'est pas fatal que les prisons soient un univers de non droit, d'atteintes à la dignité et qu'y soit délivrée, par toutes sortes de modes de faire aussi défectueux qu'involontaires, une sorte de formation supérieure au mépris de l'autre. Comment apprendre à respecter la sécurité d'autrui, dans un système où l'on se révèle incapable de préserver la sécurité des détenus ?
    Préoccupé aussi de ce qu'il y a en fin de prison, l'auteur milite pour des dispositifs intelligents d'aménagement de peine et formule de nombreuses propositions pour changer la sortie de prison afin de limiter les récidives. Enfin, ces pages invitent à une réflexion sur le sens de la peine qui fonde ce qu'on peut nommer le réformisme pénitentiaire de P.V. Tournier.
    À l'heure où, à l'occasion du rapport rendu par la conférence sur la prévention de la récidive, risquent de se réveiller les simplismes virulents du débat sur la sécurité et la justice, voici un travail qui assume en même temps la nécessité républicaine de la prison et l'impératif de sa transformation. Un livre qui tombe à pic.

     

     


     


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