• Un enfant est lynché
    L'affaire Gignoux, 1937

    Un enfant est lynchépar Gilles Vergnon

    Paris, Presses universitaires de France, septembre 2018
    isbn : 978-2-13-080030-9
    prix : 20 euros

    Le 24 avril 1937, dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, un enfant de huit ans, Paul Gignoux, meurt sous les pierres d’autres enfants. Rapidement, la presse et l’instruction judiciaire révèlent la dimension politique de l’affaire : l’enfant, fils d’un membre du Parti social français, aurait été agressé aux cris de « La fille ! », « Cagot », « fasciste », « Croix-de-Feu ». Évoquée au Conseil municipal de Lyon, à la Chambre des députés et au Sénat, l’affaire fait l’objet d’une couverture de presse exceptionnelle. Sur la défensive, la presse favorable au Front populaire tente, non sans difficultés, de la renvoyer à son statut de fait divers. D’autres violences à caractère politique, visant des enfants ou des adolescents, sont peu après explicitement comparées à la mort du jeune lyonnais, mettant au jour les tensions de l’époque.

    À travers l’arrière-fond politique, culturel, et social de la mort de l’enfant sont interrogées la violence politique et la « brutalisation » de la société française dans les années 1930, alors que la guerre civile apparaît comme un possible.

    Gilles Vergnon, maître de conférences habilité en histoire contem­ poraine à Sciences­Po Lyon, est déjà l’auteur de L’Antifascisme en France. De Mussolini à Le Pen (PUR, 2009), Résistance dans le Vercors. Histoire et lieux de mémoire (Glénat, 2012) et, avec Yves Santamaria, Le Syndrome de 1940. Un trou noir mémoriel ? (Riveneuve, 2015).


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  • Banlieues populaires
    Territoires, sociétés, politiques

    Banlieues populaires. Territoires, sociétés, politiquesdirigé par Marie-Hélène Bacqué, Emmanuel Bellanger
    et Henri Rey

    Éditions de L'Aube, coll. Bibliothèque des territoires, sept. 2018
    383 pages

    isbn 978-2-8159-2304-0
    prix : 24 euros

    L’expression « banlieues populaires » a pris une connotation négative, désignant des lieux abandonnés par les pouvoirs publics, des lieux de « non-droit », habités par des populations désaffiliées, si ce n’est « dangereuses ». Tout un imaginaire s’est ainsi cristallisé autour de cette expression. Ce livre revisite les idées reçues ou les fausses évidences en démontrant que les banlieues ne forment pas des territoires homogènes. Éclairant l’histoire des banlieues populaires et singulièrement celle de la Seine-Saint-Denis, ses auteurs interrogent le présent et les futurs possibles des banlieues populaires trop souvent stigmatisées.

    Marie-Hélène Bacqué, professeure en études urbaines, Emmanuel Bellanger, historien, chercheur au CNRS & Henri Rey, politiste, directeur de recherche à Sciences-Po, ont dirigé cet ouvrage


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  • Die Höhe 108 bei Berry-au-Bac im Ersten Weltkrieg
    Die Fronten an der Aisne aus deutscher und französischer Sicht

    Die Höhe 108 bei Berry-au-Bac im Ersten Weltkrieg

    Fabien Théofilakis (Hrsg.)

    Bruxelles, Peter Lang, juillet 2018
    coll. "Deutschland in den internationalen Beziehungen, 12

    406 p. ill.
    isbn ISBN 978-2-8076-0558-9
    prix : 32,95 €

    lien vers l'éditeur

    Der Erste Weltkrieg hält immer noch ein paar Überraschungen für diejenigen bereit, die ehemalige Schlachtfelder bereisen und Archive durchforsten wollen. Die Höhe 108, deren Hügel zwischen der Aisne und der Marne den östlichen Riegel des Chemin des Dames formten, war einer der Hauptschauplätze des Ersten Weltkrieges. Ihr strategischer Wert machte sie zwischen 1914 und 1918 zu einem von Franzosen und Deutschen erbittert umkämpften Sektor; der Stillstand der Aisne-Front führte an diesem Ort zu neuen Formen der Offensive; dort überlappten sich durch die deutsche Besatzungsherrschaft die Erfahrungen der Soldaten mit denen der Zivilbevölkerungen hinter der Front; und nicht zuletzt trägt die Landschaft auch heute noch die Zeichen dieser beinahe vergessenen Tragödie. Die Höhe 108 sehen ermöglicht es zu verstehen, wie dieser Konflikt auf beiden Seiten der Front, von Franzosen und von Deutschen, erlebt wurde und warum er zu dem Großen Krieg werden konnte, der das 20. Jahrhundert dermaßen prägte.

    19 Beiträge, jeder von vier Händen in deutsch-französischer Zusammenarbeit von sieben jungen Historikern geschrieben, präsentieren eine verflochtene Geschichte des Großen Krieges, ausgehend von einem Ort, der zum Schlachtfeld geworden ist. Fünf Archivare sprechen über die Bedeutung der Archive für das wiedererwachte wissenschaftliche Interesse am Ersten Weltkrieg, das durch das hundertjährige Jubiläum ausgelöst worden ist. Sie zeigen damit, wie sehr die Erinnerung an den Großen Krieg Teil einer Erinnerungspolitik ist, die in jedem Land andere Züge annimmt. Das reich illustrierte Buch erscheint gleichzeitig auf Deutsch und auf Französisch mit einem Vorwort von Annette Becker und einem Nachwort von Wencke Meteling.


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  • Les jours heureux
    Dans les archives Conseil national de la Résistance-Louis Saillant

    sous la direction de
    Michel Pigenet et Rossana Vaccaro

    Paris, Codhos éditions, mars 2018
    143 p. illustrées
    12 €

    L'activité du CNR n'a pas pris fin à la Libération. On le savait, mais les volumineuses archives conservées par Louis Saillant, son dernier Président, déposées au Centre d'histoire sociale du XXe siècle (université Paris I Panthéon Sorbonne/CNRS) en apportent les preuves. Conçu en coopération avec d'autres lieux détenteurs de fonds Louis Saillant et le Codhos, l'ouvrage s'inscrit dans la continuité de précédentes publications destinées à favoriser la connaissance et la valorisation par l'exploitation de fonds privés intéressant l'histoire des luttes sociales et politiques.

    Au terme d'une première exploration, douze spécialistes, archivistes-documentalistes et historiens de la France des années 1940, du travail et du syndicalisme, des faits sociaux et culturels interrogent les pratiques d'archives, dégagent des pistes d'exploitations ultérieures et contribuent à une histoire renouvelée de la Résistance et de la Libération. La question classique des pouvoirs à la Libération est ainsi revisitée à travers I'observation du fonctionnement du CNR, marqué par la longévité d'une « culture de l'accord » et les modalités de construction de compromis et du consensus. Nombre d'acteurs sont tirés de l'ombre ou reconsidérés, à l'exemple des États généraux de la Renaissance française, moment et procédure originale d'expression d'attentes, d'espoirs et de valeurs dans les profondeurs d'un pays au seuil de réformes structurelles décisives. 

    Ont participé à cet ouvrage

    Claire Andrieu, Philippe Buton, Noëlline Castagnez, Pascale Goetschel, Aurélie Mazet, Michèle Mioni, Gilles Morin, André Narritsens, Jean-Marie Pernot, Michel Pigenet, André Saillant, Rossana Vaccaro.

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  • Vingtième siècle. Revue d'histoire
    Dossier : Patrimoine, une histoire politique

    Dossier Patrimoine, une histoire politique (Pascale Goetschel et alii, dir.) 

    137 / janvier-mars 2018
    248 pages

    dossier coordonné par
    Pascale Goetschel, Vincent Lemire
    et Yann Potin

    lien vers le site

    Les décisions de classement au Patrimoine de l'humanité votées récemment par l’Unesco concernant des sites localisés en Israël/Palestine ont provoqué de vives polémiques, jusqu’à l’annonce du retrait de l’Unesco par les États-Unis et Israël. Si ces épisodes sont venus opportunément rappeler la nécessité d’une histoire politique du patrimoine, ils ont aussi mis en lumière la prégnance des dynamiques transnationales à l’œuvre dans les processus de patrimonialisation.

    Enjeu de pouvoirs et vecteur de souverainetés emboîtées, l’objet patrimoine apparaît d’autant plus délicat à cerner qu’il ne cesse de se déployer sous nos yeux, à travers une définition toujours plus extensive, du patrimoine matériel jusqu’au patrimoine immatériel. Alors que les sociologues, les ethnologues, les juristes ou les urbanistes se sont précocement et intensément saisi de la question patrimoniale, les historiens sont longtemps apparus en retrait, préférant se concentrer sur les enjeux de mémoire, au risque parfois de confondre ces deux catégories d’analyse.

    En se focalisant sur les acteurs et sur les pratiques opératoires qui participent à la fabrique du patrimoine (« nommer et normer », « conserver et transmettre », « restituer et réparer ») et en les confrontant à des horizons culturels variés, ce numéro spécial entend nourrir la réflexion collective pour réactiver une histoire politique et transnationale du patrimoine.

    Au sommaire

    François Hartog, Le patrimoine, une politique du présent
    Marie Cornu et Noé Wagener, Le patrimoine, un objet juridique

    Michela Passini, Circulations culturelles et régime patrimonial
    François Gasnault, L'avènement du patrimoine ethnologique
    Julie Deschepper, Patrimoine soviétique, généalogie d’un concept
    Christian Hottin, Histoire du label « Patrimoine du 20e siècle »
    Adriana Escobar, Les mémoriaux cambodgiens
    Thomas Grillot, Le patrimoine en pays sioux
    Rémi Korman, La patrimonialisation des églises au Rwanda


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  • La ville est à nous !
    Aménagement urbain et mobilisations sociales depuis le Moyen Âge

    édité par 
    Isabelle Backouche, Nicolas Lyon-Caen,
    Nathalie Montel,Valérie Theis, Loïc Vadelorge,
    Charlotte Vorms

    Paris, Éditions de la Sorbonne, février 2018
    collection Histoire contemporaine,
    368 p. illustrées
    prix : 25 €

    isbn-13
    979-10-351-0056-8
    gtin13 (ean13) 9791035100568

    Si l'urbanisme, comme discipline, s’est constitué au XXe siècle, les mouvements sociaux qui remettent en cause l’aménagement urbain ont une histoire beaucoup plus longue. Ce livre s’attache aux multiples formes de mobilisations collectives qui, depuis le Moyen Âge, ont pris la ville ou, à une autre échelle, la région et le quartier, comme objet. Des Pays-Bas médiévaux à l’actuelle cité phocéenne, ce livre cerne les relations sociales qui s’élaborent lorsque des groupes voient leur espace matériel se modifier, qu’ils s’opposent aux changements ou s’engagent en faveur de transformations alternatives. En prêtant attention à la variété des cadres d’expérience des protagonistes et à celle de leurs répertoires d’action, de la consultation à la prise d’armes, ce livre cherche aussi à historiciser les résistances aux gestes de modernisation des pouvoirs publics. Ce faisant, il éclaire la question de la participation, versant institutionnalisé de l’implication des populations dans l’aménagement urbain. Il s’efforce d’en restituer les contextes concrets et leurs évolutions suivant trois grandes interrogations : qu’est-ce qu’un processus de politisation ? Comment s’articulent les différents intérêts en jeu, individuels et collectifs ? Comment faire une histoire sociale des grands travaux ?


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