• Regards sur la France
    d'hier à d'aujourd'hui

    PasRegards sur la France d'hier à d'aujourd'hui, Pascale Goetschel et aliicale Goetschel, Dominique Borne, Olivier Feiertag
    Magali Reghezza-Zitt

    Paris, La Documentation française, mars 2017
    coll. « Doc' en poche – Regard d'expert »
    207 pages illlustrées, coul.

    isbn : 978-2-11-145279-4
    issn : 2270-6852
    prix : 9,90 €

    Les années électorales peuvent être l'occasion de considérer un pays d'un œil différent. Pour l'historien ou le géographe, regarder la France, c'est d'abord la replacer dans le temps long mais aussi dans les différents territoires – du local au global – au sein desquels elle s'inscrit. En un mot, c'est chercher à considérer diverses échelles, temporelles et spatiales.

    Les quatre approches complémentaires réunies dans ce volume s'y attachent en adop­tant des perspectives multiples: historiographique, culturelle, économique, géographique. Pour faire de vous un spécialiste, « Regard d'expert » vous offre un panorama complet sur ce sujet.

    Dominique Borne, historien ; Olivier Feiertag, professeur d'histoire éco­nomique à l'université de Rouen ; Pascale Goetschel, maître de conférences HDR à l'université Paris 1 - Panthéon Sorbonne ; Magali Reghezza-Zitt maître de conférences en géographie à l'École normale supérieure.


    votre commentaire
  • Policing in Colonial Empires.
    Cases, Connections, Boundaries (ca. 1850–1970)

    Emmanuel Blanchard, Marieke Bloembergen, 
    Amandine Lauro (eds.)

    Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2017
    coll. « Outre-Mers, vol. 6 »
    253 p.

    isbn : 978-2-8076
    ebook -isbn : 978-2-8076-0065-2
    prix : 40 €

    lien vers l'éditeur

    Colonial security strategies and the postcolonial vestiges they left both in the global South and in former metropoles have recently attracted renewed academic attention.

    Policing in Colonial Empires is a collection of essays reflecting current, ongoing research and exploring the multifaceted dynamics of policing in colonial societies over the past two centuries. Spanning several continents and colonial contexts (some of them liminal or little-explored), the book examines the limits and legitimacies of the functioning of colonial policing.

    Addressing issues such as collaboration, coercion, violence, race, and intelligence, the collected works ask what exactly was colonial about colonial policing. Together, the contributors point out the complex nature of colonial law and order maintenance, and provide insights on histories that might reflect the legacies of its many variants.

    With Contributions by Emmanuel Blanchard Marieke Bloembergen Amandine Lauro Benoit Henriet Mark Doyle Martin Thomas Melissa Anderson Valentin Chémery • Robert Whitaker SŅren Rud Sinae Hyun Sandra Araújo

     

     


    votre commentaire
  • Le syndicalisme à l'épreuve de la Première Guerre mondiale

    sous la direction de Jean-Louis Robert
    en collaboration avec David Chaurand

    Rennes, PUR, février 2017
    coll. « Pour une histoire du travail»
    16,5 x 24 cm ; 392 p.

    isbn: 978-2-7535-5186-2
    prix : 26,00 €

    http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4304

    On ne peut penser la Première Guerre mondiale en igorant ce qui rut une conséquence fondamentale de celle-ci : l'essor considérable du syndicalisme dans le monde, son rôle accru dans les rapports sociaux ou les décisions des états. Vient, dès la deuxième moitié de la guerre, le temps où le syndicalisme est une puissance incontournable, reflet aussi de la force symbolique de la classe ouvrière.

    Le syndicalisme sort grandi de la guerre. En ce sens il est un marqueur décisif de l'évolution des sociétés en guerre, mais aussi des perspectives de reconstruction à court et à long terme. Il est porteur d'une modernité dont les traces se retrouvent dans l'organisation internationale du travail, dans les programmes économiques et sociaux qui se développent dans tous les pays du monde (sous des modèles très différents certes) au xx° siècle. La question d'une actualité de cette démarche est au cœur des rapports sociaux et du nouveau développement économique des sociétés mondialisées.

    Ce livre fait apparaître que le syndicalisme de la Grande Guerre est un formidable laboratoire d'anticipation économique et sociale.


    votre commentaire
  • Histoire de l'économie sociale
    De la Grande guerre à nos jours

    Histoire de l'économie socialeMichel Dreyfus

    Rennes, Presses universitaires de Rennes
    coll. « Économie et Société », février 2017
    263 pages

    isbn 978-2-7535-5198-5
    prix : 22 €

     La rédaction de la loi sur l'économie sociale et solidaire (2014) a suscité de nombreux débats qui montrent la difficulté à définir cette notion. L'économie sociale prend son envol à la fin des années 1970, puis l'économie sociale et solidaire émerge deux décennies plus tard. Elles reposent sur trois mouvements fort anciens : les sociétés de secours mutuels et les coopératives apparues dans les années 1830, ainsi que les associations à la fin du XIXe siècle. Mutuelles et coopératives commencent alors à se structurer à l'échelle nationale ; de leur côté, les associations restent dispersées. Ces trois mouvements n'ont aucun lien à l'heure où la notion d'économie sociale, défendue par des penseurs les plus divers, progresse. Mais la Grande Guerre introduit une rupture : l'économie sociale disparaît complètement de la scène. Dés lors, associations, coopératives et mutuelles poursuivent leur développement avec discrétion, au moment où l'Etat joue un rôle croissant dans l'économique et le social. Les trois mouvements restent à l'arrière plan de la scène à la Libération et durant les Trente Glorieuses ; ils n'en continuent pas moins leur marche en avant. Puis on assiste au retour de l'économie sociale en raison du rapprochement esquissé à partir des années 1970 entre les trois mouvements. Le recul de l'Etat, sensible une décennie plus tard, favorise cette évolution qui va se poursuivre jusqu'à nos jours. Ce livre retrace l'histoire de ces trois mouvements ainsi que celle, beaucoup plus récente, des fondations, quatrième composante de l'économie sociale et solidaire. Il étudie les modalités de leur rapprochement à la veille de l'arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981. Il décrit leur implantation dans différents groupes sociaux et professionnels. Il examine les modalités de leur rapport au politique qui se pose tout au long de cette histoire. Il s'interroge enfin sur le projet de l'ESS aujourd'hui : prend-elle en charge des besoins sociaux que l'Etat est de moins capable d'assumer ou bien esquisse-t-elle un autre modèle de société ?


    votre commentaire
  • Ivry Banlieue rouge.
    Capitale du communisme français - XXe siècle

    Ivry Banlieue rouge. Capitale du communisme français - XXe siècleEmmanuel Bellanger

    Grâne, Créaphis éditions, février 2017
    552 pages • 146 figures 

    isbn : 2-978-2354-281090
    prix : 35 €

    lien vers l'éditeur

    Ivry-sur-Seine peut se prévaloir d’un héritage et d’une longévité politiques auxquels peu de villes de son importance et de son aura symbolique peuvent prétendre. Son histoire contemporaine fait écho à l’expérience du socialisme municipal et de la banlieue rouge, communiste et industrielle, qui, au cours du xxe siècle, marque de son empreinte le paysage de l’agglomération parisienne. Dès les années 1920, cette cité ouvrière s’érige en « fille aînée » du communisme urbain et en « capitale du communisme français ». Sous l’autorité tutélaire de Georges Marrane maire d’Ivry et de Maurice Thorez, député de la ville et secrétaire général du Parti communiste, la ville se présente pendant près d’un demi-siècle en modèle de sociabilité militante, d’opposition au régime capitaliste et de contestation de l’ordre établi. Elle devient aussi un lieu emblématique du déploiement du communisme municipal dont les réalisations sont citées en exemple en France mais aussi en URSS, le pays du « socialisme réel » et de la dictature du prolétariat, que la ville rouge aime à dépeindre sous les traits d’une terre radieuse.

    C’est cette expérience politique, sociale et urbaine de près d’un siècle que l’historien Emmanuel Bellanger, chercheur au CNRS, met en perspective en remontant aux sources du communisme ivryen. Il décrit les tensions qui traversent le xxe siècle, les renoncements et les violences qui caractérisent l’époque, les compromis qui s’imposent à des acteurs politiques que tout oppose ainsi que la fierté d’être banlieusard et d’appartenir à un territoire de conquête. Emmanuel Bellanger achève son récit sur la rupture fondamentale que constitue pour la banlieue rouge la désindustrialisation qui fragilise la société locale et accentue les divisions qui l’affectent et la recomposent. L’ouvrage, Ivry banlieue rouge, est aussi incarné ; il compte près de 150 illustrations qui donnent à cette ancienne « capitale » un visage.

    Préface de Michèle Rault, conservatrice en chef du patrimoine, archives municipales de la ville d’Ivry.


    votre commentaire
  • Nogent-sur-Marne. Cité modèle
    Histoire d'une banlieue résidentielle aux XIXe-XXe siècles

    Nogent-sur-Marne. Cité modèle

    Emmanuel Bellanger et Julia Moro

    Paris, La Découverte, coll. «Carré», janvier 2017
    21 X 30 cm • 224 p. illustrées

    ISBN : 978-2-37368-027-0
    prix : 29,90 €

    lien vers l'éditeur

    Ce livre retrace l’histoire d’une cité modèle de la banlieue résidentielle et met en perspective les transformations d’un territoire de l’entre soi bourgeois, métamorphosé par l’urbanisation. Nogent-sur-Marne est en effet l’exemple d’une forme citadine typique des grandes agglomérations de la veille Europe, où les résidents ont veillé à préserver l’esprit originel de la villégiature. Dans le Grand Paris des années 1900, ou dans celui des années 2000, la ville incarne la vie résidentielle dans une métropole où s’enracinent les disparités sociales et les ségrégations territoriales. Mais Nogent, comme toutes les villes bourgeoises des bords de Marne, fut aussi l’eldorado des classes laborieuses porté à l’écran en 1929 par Marcel Carné. On l’oublie parfois mais cette ville a aussi été la cité d’accueil de populations venues d’ailleurs, à jamais attachées à la « Ritalie nogentaise » de François Cavanna.

    L’histoire de ce territoire révèle également l’ambivalence des relations qu’entretiennent les banlieues avec leur capitale. Lorsque la banlieue rouge entretient un rapport conflictuel avec sa puissante voisine ombrageuse, la ville de Nogent s’efforce de devenir un véritable « petit Paris », qui célèbre chaque année la fête du « Petit vin blanc » où se pressent toutes les vedettes du moment, de Line Renaud et Annie Cordy à Yvette Horner. Ce livre s’inscrit dans la tradition des monographies communales mais il dévoile aussi les contrastes et les dynamiques qui font et défont les mondes de la ville métropole.

    Emmanuel Bellanger est chercheur au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire des banlieues, l’histoire du Grand Paris et l’histoire des politiques urbaines. Il est corédacteur en chef de la revue Métropolitiques et membre du laboratoire d’excellence LabEx DynamiTe. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de la mort, l’histoire de l’assainissement des villes et l’histoire des élites urbaines. Son dernier livre retrace l’histoire de la « banlieue rouge » au XXesiècle (Créaphis, 2016).

    Julia Moro est archiviste au département du Val-de-Marne et doctorante en histoire contemporaine au Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC) à l’Université Paris-Est Créteil. Elle a dirigé avec Emmanuel Bellanger une anthologie sur l’histoire du Val-de-Marne (Éditions de l’Atelier, 2014).

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique