•  Créée en 1998, la Société française d’histoire urbaine regroupe les chercheurs, quelles que soient leur appartenance disciplinaire, leur ancrage chronologique ou géographique, qui abordent le fait urbain dans son historicité. Elle publie depuis 2000 la revue Histoire Urbaine.
    La SFHU décerne depuis 2011 un prix de thèse annuel, ouvert aux jeunes docteurs en histoire urbaine.
    La revue Histoire urbaine consacrée à l’histoire des villes de l’Antiquité à nos jours. Première revue de ce type en France, elle a pour ambition de faire connaître la vitalité de la recherche dans un domaine sans cesse renouv
    elé et étroitement lié aux grands débats de notre société. Histoire Urbaine est une revue ouverte à l’interdisciplinarité. Elle est destinée non seulement aux enseignants, aux chercheurs et aux étudiants, mais aussi à tous ceux qui travaillent sur la ville et sur l’urbain.

     

     

     programme 

    Accueil
    Mots d’accueil de Patrick Boucheron (professeur au Collège de France) et Denis Menjot (président de la Société française d’histoire urbaine)

    9 h 30-11 h    Table ronde Fabrique urbaine et dynamique spatiale
        coordinatrice Donatella Calabi (professeure d’histoire urbaine, université Iuav de Venise)
        Pascal Butterlin (professeur d’archéologie orientale, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
        La fabrique urbaine
        María Castrillo Romón (professeure d’urbanisme, Ecole d’architecture de l’université de Valladolid)
        Amélioration des villes : perspectives pour un chantier d’histoire urbaine
        Peter Clark (professeur d’histoire urbaine européenne, Université d’Helsinki)
        Espaces verts et ville subalterne

    11 h 15-12 h 45     Table ronde Gouvernance et enjeux des politiques urbaines
        coordinateur Yves Grafmeyer (professeur émérite de sociologie, Université Lumière Lyon 2)
        Florent Garnier (professeur d’histoire du droit, Université de Toulouse)
        Gouverner la communauté urbaine par le droit
        Tim Soens (professeur d’histoire médiévale et environnementale, Université d’Anvers)
        Vulnérabilité et résilience vis-à-vis ces défis environnementaux
        Christine Lelévrier (professeure à l’École d’urbanisme de Paris, Université Paris-Est Créteil)
        Les politiques de mixité sociale et de logement

    14 h 30-15 h 45 Conférence-débat Histoire urbaine et musées de ville
    avec Xavier de la Selle (conservateur du musée Gadagne de Lyon), Valérie Guillaume
        (directrice du musée Carnavalet de Paris) et Christine De Weerdt (conservatrice du musée
        de la Ville de Gand)

    16 h -17h30     Table ronde Les villes dans l’histoire du monde
        coordinateur Patrick Boucheron (professeur au Collège de France)
        Pierre Singaravélou (professeur d’histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
        Villes-monde et villes du monde
        Odile Goerg (professeure d’histoire de l’Afrique contemporaine, Université Paris Diderot)
        Les villes coloniales
        Julien Loiseau (professeur d’histoire médiévale, Université Aix-Marseille)
        Les villes du Maghreb et du Proche-Orient

    17 h 30- 19 h    Conférence-débat Ville, patrimoine et numérique
        avec Jean-Luc Pinol (professeur émérite d’histoire contemporaine ENS Lyon)
        et Frédéric Kaplan (professeur de Digital humanities, École polytechnique fédérale de Lausanne)


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  • La France en guerre dans le second XXe siècle

    Télécharger « programme19:10:2018–repro2oct..pdf »

    En 2017, à respectivement 70 ans de la Seconde Guerre mondiale et 50 ans de la guerre d’indépendance algérienne, on peut être surpris par l’effervescence mémorielle qui, en ce début du XXIe siècle, rend présents, de façon inégale selon les conflits – trop de mémoire ici, pas assez là –, ces événements. L’héritage de ces passés, loin de concerner seulement l’histoire militaire, témoigne de l’évolution du regard à la fois historiographique et sociétal sur ces conflits, appréhendés par ailleurs de façon de plus en plus différentielle selon les générations impliquées.
    Le 18 juin 1960, le général de Gaulle inaugure le Mémorial de la France combattante au mont Valérien, le 25 janvier 2005 le Mémorial de la Shoah est inauguré à Paris par le président Jacques Chirac tandis que le 16 octobre 2015, le premier ministre Manuel Valls inaugure le Mémorial du camp de Rivesaltes. Entre ces dates, la perception et la mémorialisation de la Seconde Guerre mondiale connaissent une évolution marquante : à la célébration de la mémoire de la résistance succède celle de la mémoire de la déportation au prisme d’un « devoir de mémoire » centré sur l’extermination des Juifs d’Europe tandis que, plus récemment, la crise des mémoires nationales héroïques génère une mémoire plurielle du second conflit mondial. De son côté, la guerre d’indépendance algérienne, qui fut longtemps une « non guerre », reste encore à la marge des politiques mémorielles qui tardent à lui assurer un régime de commémoration. Contrairement aux mémoires plurielles mais désormais consensuelles des conflits mondiaux, cette mémoire encore fortement conflictuelle illustre la difficulté qu’a la société française, dans un contexte postcolonial, à accepter la pluralité des expériences guerrières.
    Dans cette configuration, le colloque invite à interroger les représentations – symboliques, politiques, architecturales, artistiques… – que ces différents conflits passés nourrissent depuis le début du XXIe siècle et à mettre en évidence des dynamiques mémorielles qui investissent l’espace public.


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  • 18 avril 2019 – 1919 Les quatre saisons de l'urbanismeCette journée d’étude est organisée par le Musée d’histoire urbaine et sociale de Suresnes (MUS) et le Groupe Transversal « Inventer le Grand Paris » (IGP) du Labex Futurs Urbains (UPE). Elle s’inscrit dans le cadre du « printemps des cités-jardins en région Ile-de-France » et des « 50/100 ans » de l’École d’Urbanisme de Paris (EUP).

    L’année 1919 fut un moment important pour l’urbanisme français et sans doute mondial. En France, cette année est marquée par quatre événements : au mois de mars, l’adoption de la Loi Cornudet définissant pour la première fois la planification urbaine en France ; en été, le concours pour l’aménagement et extension de Paris qui débouche sur le Plan Jaussely et amorce le processus des cités-jardins du département de la Seine ; en septembre l’ouverture de l’École des Hautes Études Urbaines (EHESS) et le lancement de la revue La Vie urbaine visant à constituer et transmettre les compétences de l’urbanisme ; enfin en décembre, les élections municipales qui voient s’installer un nouveau personnel politique, notamment dans les banlieues urbaines représentées à Suresnes par Henri Sellier. Ces « quatre saisons » correspondent à différentes dimensions de l’urbanisme ; elles donneront le ton à l’urbanisme durant l’entre-deux-guerres.

    Au-delà de la célébration d’un centenaire, cette journée d’études souhaite :
    - poser certains enjeux d’historicité urbaine et urbanistique, en situant cette année si particulière dans des temporalités plus longues, antérieures ou postérieures. Nous faisons l’hypothèse que le moment 1919, à la fois lié au temps suspendu de la guerre et à l’anticipation de l’après-guerre, combine différentes temporalités de la ville et de l’urbanisme.
    - rapporter cette conjoncture très forte en France et en région parisienne au panorama international en matière de ville et d’urbanisme, marqué par la fin de la guerre sur les fronts principaux, mais aussi par un renouveau des idées et de leur circulation, de l’associationnisme international ou encore de nouvelles perspectives de coopération… Nous explorerons ainsi comment, au sortir d’une guerre mondiale les enjeux de l’urbanisme s’internationalisent aussi (Allemagne, Roumanie, Espagne).


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  • Les galeries d'art contemporain à Paris
    Une histoire culturelle du marché de l'art, 1944-1970

    Les galeries d'art contemporain à Paris - 2e éditionJulie Verlaine

    Paris, Éditions de la Sorbonne
    2e édition, avril 2019
    588 pages, 121 figures,
    XV planches couleurs

    isbn : 979-10-351-0307-1  issn : 2105-5505  
    prix : 25 €

    Avant propos à la seconde édition

    La réédition du présent ouvrage, issu d’une thèse de doctorat soutenue en 2008 et publiée en 2012, au printemps 2019, répond à des raisons matérielles (un second tirage épuisé et une demande continue) et intellectuelles, et même historiographiques, liées aux bouleversements qu’a connus le champ de la recherche sur le marché de l’art au cours des dernières années.
    Les sources disponibles, d’une part, ont augmenté de façon très importante, suite à des dépôts d’archives dans des centres publics ou privés, à la découverte et à l’ouverture d’archives familiales aux chercheurs, à la numérisation de collections d’imprimés, en particulier de périodiques. Les principales institutions culturelles conservant ces sources ont ainsi enrichi leurs fonds : l’Institut national d’histoire de l’art (archives Fabius et Loeb), l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (archives de la galerie Breteau) et la Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne (archives des galeries Daniel Cordier et Jean Fournier, fonds Destribats sur les revues d’art d’avant-garde).
    D’autre part, l’intérêt des chercheurs pour l’histoire du marché de l’art a grandi lui aussi, et il faut saluer l’aboutissement de travaux de recherches importants qui renouvellent le questionnaire et les perspectives dans ce domaine et confirment son statut d’objet partagé par plusieurs disciplines telles que l’histoire de l’art, l’économie, la sociologie, l’anthropologie et la géographie. De mon côté, j’ai approfondi certains éléments évoqués dans le présent ouvrage, en menant des études thématiques, notamment sur les liens entre l’État français et le marché de l’art, et sur l’histoire du Comité professionnel des galeries d’art. J’ai également procédé à quelques enquêtes monographiques sur des galeries (Daniel Templon, Daniel Cordier), des artistes (Serge Poliakoff, Hans Hartung) ou encore des collectionneurs, et en particulier des femmes collectionneuses et mécènes (Gertrude Stein, Helena Rubinstein, Jacqueline Delubac).
    Le genre, défini comme l’ensemble des rapports sociaux de sexe, est en effet l’axe majeur de prolongement de ce travail. Il y a beaucoup à réfléchir sur les relations entre hommes et femmes dans le champ artistique en général, au sein du marché de l’art en particulier. La question de la « féminisation » – le plus grand nombre, ou la plus grande visibilité, des actrices au sein des intermédiaires marchands ou critiques, mais aussi parmi les créatrices – est au cœur de plusieurs projets, achevés ou en cours, collectifs et individuels, menés sur les galeristes, les collectionneuses et les femmes d’artistes : les promesses sur la valeur heuristique du genre, comme l’une des clés d’interrogation du monde de l’art, sont tenues.
    Je me félicite plus largement du développement des art market studies, dénomination très en vogue actuellement dans les pays anglo-saxons, qui signale le dynamisme des échanges et des collaborations interdisciplinaires dans l’étude du marché de l’art. Juristes et économistes, historiens et historiens d’art, sociologues et anthropologues, géographes et urbanistes, trouvent à échanger sur cet objet qui devient le support d’une discussion épistémologique et méthodologique très féconde. Il semble stratégique aujourd’hui que parmi l’ensemble des acteurs qui s’y intéressent, les chercheurs professionnels, universitaires ou non, fassent valoir leurs précieuses compétences en matière de renouvellement des connaissances et des approches.
    Car l’intérêt pour le marché de l’art, ses acteurs et son histoire, se manifeste bien plus largement. Les musées, en particulier, s’emparent de ces questions et proposent des expositions ou des accrochages en lien avec le commerce, la circulation, la monétisation de l’art, produisant à cette occasion un discours différent, complémentaire de celui des chercheurs. Saluons l’initiative du Musée national d’art moderne qui pour 2019-2020, puis 2021-2022, a choisi de mettre en place un parcours, au sein des collections historiques et contemporaines, centré autour des galeries et des marchands d’art qui ont, les premiers, exposé et fait connaître les œuvres entrées plus tard dans le patrimoine national et aujourd’hui considérées comme des chefs-d’œuvre de l’art du xxe siècle.
    Dans cette perspective, le présent ouvrage apporte un cadre historique général aux phénomènes évoqués ici par une monographie, là par des accrochages ponctuels. Il entend proposer une histoire culturelle des intermédiaires artistiques que sont les directeurs et directrices de galerie d’art, dans le Paris de l’après-Seconde Guerre mondiale. L’étude considère que l’action d’une galerie est loin de se restreindre aux transactions économiques, mais influence aussi la création individuelle, la constitution de groupes artistiques, et qu’elle a une importance croissante à cette époque sur le goût des collectionneurs privés comme sur celui des institutions publiques. J’ai placé les marchands d’art au cœur d’un écosystème complexe, où ils sont en relation avec les artistes, les critiques, les collectionneurs et les conservateurs de musées, et où leur activité ne s’examine qu’en regard avec cette chaîne d’acteurs et en lien avec la construction de réputation (pour les artistes) et de notoriété (pour les œuvres), donc de valeur.
    De même, si cette histoire place au centre la ville de Paris, c’est pour mieux montrer à quel point œuvres et individus circulent dans un monde de l’art très internationalisé, et comment se structurent et évoluent dominations et rivalités, crises et attaques, enfermements et exclusions. Entre 1944 et 1970, Paris offre à l’historien·ne un cas d’étude particulièrement riche mêlant larges circulations, prétentions à la prescription, humiliations et remises en cause. Les phénomènes étudiés présentent en outre une forte résonance avec l’actualité de notre xxie siècle, qu’ils vont peut-être nous aider à mieux comprendre.

    Paris, printemps 2019

    Lieux d’exposition des œuvres d’art, lieux de rencontre entre artistes et amateurs, lieux de transactions économiques et de reconnaissance symbolique, les galeries sont au cœur du circuit de l’art contemporain, de l’atelier de l’artiste aux salons des collectionneurs et aux cimaises des musées. Faire leur histoire, c’est comprendre comment se construit la valeur artistique, comment les artistes bâtissent leur carrière, comment l’art se diffuse dans la société française. 1944 : les marchands parisiens reconstruisent le premier foyer de création artistique mondiale. 1970 : la foire de Bâle sonne le glas de l’hégémonie parisienne, au profit de New York. Pourtant, pendant un quart de siècle, les galeristes défendent pied à pied leurs visions de l’art : certains se passionnent pour des inconnus, qu’ils révèlent au public ; d’autres militent au côté des avant-gardes ; d’autres encore accompagnent leurs artistes vers la consécration. Toutes et tous impriment leur marque dans l’histoire de l’art.

    Fondé sur des archives inédites et une abondante documentation, cet ouvrage propose une histoire sociale et culturelle du marché de l’art parisien pendant les Trente Glorieuses. Les marchands se muent en galeristes : prospecteurs, agents, impresarios, ils se rendent indispensables aux artistes, aux critiques et aux collectionneurs.
    Adoptant le point de vue de Paris, ce livre met en évidence l’intensification et la diversification des échanges et des circulations entre des métropoles concurrentes. Il constitue un indispensable complément à l’étude des œuvres et des artistes, pour qui veut comprendre pleinement l’art du XXe  siècle.


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  • La CGT en question(s)
    Regards croisés sur 125 années d’un syndicalisme de transformation sociale 

    La CGT en question(s)sous la direction de
    Michel Dreyfus et Michel Pigenet

    Éditons universitaires de Dijon, avril 2019
    168 p. ; 15 x 23 cm
    18 €

    isbn 978-2-36441-309-2
    eud.u-bourgogne.fr/histoire/648-la-cgt-en-questions.html
     

    La CGT en question(s) propose une synthèse nouvelle et attendue sur l’histoire de l’organisation de référence du syndicalisme français.
    Les regards croisés, portés par des spécialistes reconnus et nourris des recherches les plus récentes, couvrent ses 125 années d’existence. Sensible aux difficultés actuelles du syndicalisme en général et de la CGT en particulier, l’approche retenue les met en perspective. L’étude historienne de l’organisation, de ses adhérents et de ses repères identitaires, de ses relations avec les autres centrales hexagonales, les pouvoirs publics et le patronat, de ses affiliations internationales en cerne les traits durables et les évolutions notables. Par-là, elle donne les clés de compréhension de plus d’un siècle de relations sociales en France.

    Michel Dreyfus est historien, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Université de Paris 1).
    Michel Pigenet est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du Centre d’histoire des mondes contemporains.

    Table des matières

    Introduction
    Michel Pigenet et Michel Dreyfus : L’organisation de la CGT
    David Hamelin : Unité et scissions dans l’histoire de la CGT
    Morgan Poggioli : La CGT dans le salariat : repères historiques sur la sociologie des adhérents
    Sophie Béroud : La CGT et la puissance publique
    Michel Dreyfus : Représenter et négocier
    Laure Machu : La CGT à l’heure internationale
    Jean-Marie Pernot : Culture(s) cégétiste(s)
    Michel Pigenet : Bibliographie (depuis 1995)

     


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  • German-occupied Europe in the Second World WarEdited by Raffael Scheck, Fabien Théofilakis, Julia Torrie

    Routledge, avril 2019
    264 p.

    Inspired by recent works on Nazi empire, this book provides a framework to guide occupation research with a broad comparative angle focusing on human interactions. Overcoming national compartmentalization, it examines Nazi occupations with attention to relations between occupiers and local populations and differences among occupation regimes.

    This is a timely book which engages in historical and current conversations on European nationalisms and the rise of right-wing populisms.

    S'inscrivant dans le renouveau historiographique sur l'empire nazi, l'ouvrage propose, à travers 12 contributions, un aperçu des recherches sur l'Occupation à partir d'une approche comparative. Dépassant les compartimentations nationales pour prendre en compte les transferts d'expériences et les circulations d'une guerre mondiale à l'autre, d'un front à l'autre, l'ouvrage considère les occupations nazies en portant une attention toute particulière aux relations entre occupants et populations locales comme aux différences entre régimes d'occupation en Europe.

    Raffael M. Scheck is Audrey Wade Hittinger Katz and Sheldon Toby Katz Professor of History at Colby College, Maine, USA
    Fabien Théofilakis is Associate Professor of History at University Paris 1 Panthéon Sorbonne, France
    Julia Torrie is Professor of History at St. Thomas University, Canada

    Table of Contents
    INTRODUCTION by the Editors

     
    FIRST PART: PRECURSORS AND CONTINUITIES

     

    Chapter 1: Dangerous Duality: Experiencing and Remembering Civil-Military Conflict during Germany’s Occupation of Poland, 1914-1918, by Andrew Kless
    Chapter 2: The Lessons of War and Occupation: The Career of Hans Nagel, 1914-1945, by Chad Denton
    Chapter 3: Radical Reordering along Old Lines: National Socialist Population Policy, Citizenship, and Military Service in Occupied Alsace, 1940-1945, by Devlin M. Schofield

    SECOND PART: CONCEPTS OF OCCUPATION
    Chapter 4: Genocide as Organizing Principle in Raphael Lemkin’s Analysis of Nazi-Occupied Europe, by Raffael Scheck
    Chapter 5: From a Nazi Imperialism to a Fascist Imperialism: Transnational Nationalisms and the Creation of a "New Europe", by Eric Roubinek
    Chapter 6: From Principles to Pragmatism: The SS in Occupied France, 1940-1944, by Thomas Laub

    THIRD PART: ECONOMIC MATTERS
    Chapter 7: German Occupation of Italy, 1943-45: Conflicting Authorities and Contrasting Strategies in the Management of Resources and Supplies, by Alessandro Salvador and Jacopo Calussi
    Chapter 8: The Gau Westmark as Colonial Outpost: Rethinking Economic, Military, and Racial Policies in Nazi-Annexed Moselle, by Elizabeth Vlossak

    FOURTH PART: RACE, GENDER, AND THE INTERACTIONS OF OCCUPIERS AND OCCUPIED PEOPLE
    Chapter 9: Women of the Reich: German Military Auxiliaries and the Occupation of Europe, by Julia Torrie
    Chapter 10: Romance, Marriage, and the Lebensborn Program: Gendering German Expectations and Reality in Occupied Norway, by Caroline Nielsen
    Chapter 11: The Volksdeutsche of Eastern Europe as Nazi Collaborators during World War II, by Christoph Schiessl
    Chapter 12: Nazi Germanization Policy in Occupied Europe: An Overview, by Bradley J. Nichols

    AFTERWORD by Shelley Baranowski
    Index

     


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  • Le rayonnement international d’Aragon : un premier état des lieux
    Recherches Croisées Aragon/Elsa Triolet, n° 16

    n° dirigé par Erwan Caulet, Corinne Grenouillet, Patricia Principalli
    parution décembre 2018

    Lien vers le site de l'Erita

    Le travail de passeur qu’Aragon a réalisé pour de nombreux textes étrangers est bien connu, qu’il les ait incorporés dans son écriture même, traduits, préfacés ou promus. À l’inverse, la manière dont ses textes ont à leur tour été reçus à l’étranger demeurait jusqu’à présent incertaine : de l’œuvre-monde à la mondialisation de l’œuvre, il y a donc un pas que Le rayonnement international d’Aragon se propose de franchir. Outre un retour sur le dialogue avec Maiakovski et Chagall dans Hourrah l’Oural, et une étude de la lecture du Guépard par Aragon, ce volume de la collection « Recherches croisées Aragon/ Elsa Triolet » permet de défricher la réception d’Aragon à l’échelle internationale, de l’Europe (Espagne, Grèce, Italie) au Moyen-Orient (Égypte) et aux Amériques (Argentine, États-Unis, Québec). Il présente aussi deux importants inédits : des dessins jusqu’alors inconnus du jeune Aragon et une correspondance entre Elsa Triolet et Ossip Brik au moment du Congrès de Kharkov.


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  • Figures de style
    Les clientes de la Maison Chaumet (XVIIIe-XXe siècles)

    Figures de styleJulie Verlaine

    Paris, Éditions Assouline, décembre 2018
    coll. Les Mondes de Chaumet, 80 pages

    lien vers l'éditeur

    Ayant accompagné la libération des femmes depuis deux siècles, l'art de la Joaillerie offre un remarquable aperçu du monde des élites et de leur histoire. Depuis l'impératrice Joséphine jusqu'à Marie-Laure de Noailles, en passant par la duchesse de Portland et Gertrude Vanderbilt Whitney, les clientes de caractère de la Maison Chaumet illustrent ainsi l'évolution des femmes occidentales - leur émancipation sociale, leur libération vestimentaire et leur expression esthétique.

    Figures of Style celebrates women of character who have long been faithful to the Maison, depicting the encounter between the jewellery virtuosity of Chaumet and the unique taste possessed by these personalities who marked their respective eras. Having been a part of their lives for over two centuries, the art of jewellery reflects the emancipation of Western women - their social enfranchisement, sartorial freedom and aesthetic expression.  

     


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  • Mesurer et analyser l’économie sociale
    L’apport de l’ADDES depuis 1980

     Mesurer et analyser l’économie sociale.  L’apport de l’ADDES depuis 1980Patricia Toucas-Truyen

    Nancy, L'Arbre bleu, coll. L'écho social et solidaire
    222 p.
    isbn 9791090129283
    prix : 17€

    Peu de temps après la résurgence du concept d’économie sociale en France à la fin des années 1970, ses promoteurs – acteurs et chercheurs – constatent l’absence d’outils statistiques adaptés, rendant impossible toute mesure du poids réel de ce secteur économique. Convaincus que « tout ce qui ne se compte pas ne compte pas », ils fondent l’Association pour le développement des données sur l’économie sociale (ADDES) en 1983, avec pour mission première de peser en faveur de la création d’un compte satellite de l’économie sociale. L’organisation d’un colloque annuel contribue de manière décisive à la mise en réseau des principaux spécialistes de cette économie sociale devenue un objet d’études à part entière.

    Si, depuis cette date, l’ADDES a connu des évolutions – l’accentuation de son caractère interdisciplinaire (sociologues, gestionnaires et historiens se sont ajoutés aux économistes et statisticiens qui composaient ses premières instances), la création de deux prix de thèse et de mémoire en économie sociale, l’organisation de séminaires –, elle est restée fidèle à ses ambitions initiales et n’a jamais cessé d’être un lieu d’échanges au service de la reconnaissance de l’économie sociale, notamment au plan statistique.
    Dans cet ouvrage, Patricia Toucas-Truyen nous propose une histoire intellectuelle de ce laboratoire d’idées qu’est l’ADDES. En analysant les débats qui l’ont traversée, elle s’attache à retracer les problématiques et identifier les enjeux à l’œuvre depuis trente-cinq ans dans ce champ aux frontières mouvantes renouvelé par l’économie solidaire et l’entrepreneuriat social.


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  • 1914-1918. Mains-d'œuvre en guerre

    1914-1918. Mains-d'œuvre en guerresous la direction de Laure Machu, Isabelle Lespinet-Moret
    et Vincent Viet

    Paris, La documentation française, novembre 2018
    437 p. ill.
    prix : 20€
    isbn 978-2-11-145763-8

    L’originalité de cet ouvrage, fruit d’un colloque international sur les mains d’œuvre en France, réside dans l’appréhension globale des différentes mains-d’œuvre employées pendant la Grande Guerre. Jusqu’à présent, en effet, la recherche historique s’était penchée sur certaines catégories de main-d’œuvre (main-d’œuvre féminine, main-d’œuvre italienne, main-d’œuvre coloniale, etc.) sans s’intéresser à leur statut respectif (comportant des droits et des devoirs) ni à la manière dont elles avaient été gérées les unes par rapport aux autres. L’ouvrage comble cette lacune importante de l’historiographie, tout en pointant les mutations juridiques et institutionnelles à l’œuvre, ainsi que les relations naissantes entre un droit encore informel de la main-d’œuvre et un droit du travail dont la principale composante d’avant la guerre, la protection légale des travailleurs, fut mise en veilleuse pendant les hostilités.

    Les auteurs : Marie-Claude Albert, Sylvain Bertschy, Adeline Blaszkiewicz-Maison, Emmanuelle Cronier, Dominique Guyot, Marc Leleux, Mireille Le Van Ho, Yu-Sion Live, Patrick Mortal, Catherine Omnès, Jean-Louis Escudier, John Horne, Caroline Douki, Benjamin Jung


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