• à paraître aux Éditions de la Sorbonne dans la collection Histoire contemporaine
    le livre de Muriel Cohen

    Des familles invisibles. Les Algériens de France entre intégration urbaine et discriminations Des familles invisibles.
    Les Algériens de France entre intégration urbaine et discriminations (1945-1975)

    Docteure en histoire contemporaine de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et professeur agrégée, Muriel Cohen enseigne actuellement au lycée de Stains (Seine-Saint-Denis). Ses recherches portent sur l’histoire des migrations coloniales et l’histoire du logement en France dans la seconde moitié du XXsiècle. Elle est chercheuse associée au Centre d'histoire sociale des mondes contemporains (UMR 8058) et participe au pilotage du Musée du logement populaire, Institut Convergences Migrations
    avec Emmanuel Bellanger et Charlotte Vorms.

     

    Extrait de la préface (Marie-Claude Blanc-Chaléard)

    L’immigration algérienne tient une place éminemment singulière en France, vieux pays d’immigration. Puissamment articulée au passé colonial et à la mémoired’une décolonisation douloureuse, elle n’est nullement réductible à une histoire de travailleurs et de familles, comme les autres migrations dites « économiques ». Et, en dépit d’un déclin migratoire remontant aux années 1970, qui pourrait en faire une histoire fermée, appartenant au passé, elle est vécue comme une histoire sans fin, toujours sous tension. Si bien qu’en dépit d’une historiographie désormais très riche, elle continue d’entretenir une mythologie faite d’idées reçues et de fausses représentations.

    […]

    « L’ambition de ce livre est de rompre avec les représentations stéréotypées
    de l’immigration algérienne », annonce l’introduction. Le projet est pleinement
    réussi, avec cet ouvrage qui propose une véritable remise en ordre pour une
    histoire pleine de lacunes et de préjugés. Il constituera désormais la référence
    sur le sujet. Le discours est savant et précis, nourri de nombreux documents
    clairement commentés. L’iconographie, qui fait une large place aux bidonvilles
    et à leurs habitants, est saisissante. Elle illustre aussi, par ses vides, la force des
    représentations, puisque semblent ignorées les « familles invisibles », dont
    cette recherche a voulu montrer l’importance. Par son originalité et sa qualité
    scientifique, cet ouvrage se classe parmi les grands travaux sur l’histoire de
    l’immigration algérienne et, plus généralement, sur l’histoire des migrations
    familiales en France.


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