• Pas d’histoire sans archives.
    Mélanges « secret défense » offerts à Gilles Morin

    Pas d’histoire sans archives. Mélanges « secret défense » offerts à Gilles MorinSous la direction de Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Fabien Conord,
    Pascale Goetschel
    et Gilles Vergnon
    Avec les contributions de Christian Bougeard, Gilles Candar, Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Vincent Chambarlhac, Christian Chevandier, Fabien Conord, Michel Dreyfus, Ismail Ferhat, Mathieu Fulla, Frank Georgi, Pascale Goetschel, Liliane Guignard-Gisselbrecht, Thierry Hohl, Anne-Laure Ollivier, Gilles Richard, Anne Simonin, Gilles Vergnon et Nathalie Viet-Depaule.
    Préface d'Antoine Prost.

    Nancy, Arbre bleu éditions, "Hors collection", juin 2020
    155x240 mm • 273 p.
    isbn 9791090129375
    prix 20 €

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    Raymond Aron, Eugène Baudin, Maud Champetier de Ribes, Gaston Defferre, Charles de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Maurice Grimaud, Jean Lorris, Pierre Rosanvallon, Jean‑Baptiste Séverac, Alexandre Varenne, Jacques Vivez…
    Les parcours et les actes de ces personnalités, militants, responsables politiques, syndicaux, fonctionnaires sont abordés dans les pages de cet ouvrage à travers leurs traces archivistiques dans des fonds publics et privés. Ils racontent les évolutions, les transformations voire les mutations de notre société, depuis le milieu du XIXe siècle, dans les champs politique, syndical, social et religieux.
    Grâce à différents fonds d’archives, les attitudes individuelles pendant la Seconde Guerre mondiale, les mutations du mouvement socialiste et, enfin, les rapports entre l’État, les citoyens et la police, sont aussi réinterrogés.
    Cet ouvrage collectif, placé sous le patronyme de l’historien Gilles Morin, président de l’Association des usagers du service public des archives nationales (AUSPAN), entend démontrer le rôle majeur joué par les archives dans l’écriture de l’histoire et alerter sur les menaces qui planent quant à la restriction de leur ouverture. Sans archives, pas d’histoire, ou pas d’histoire scientifique. Et pas d’histoire sérieuse, sans historiens…

    Noëlline Castagnez, maître de conférences, habilitée à diriger des recherches, université d’Orléans • Frédéric Cépède, journaliste, Office universitaire de recherche socialiste (OURS), Paris • Fabien Conord, professeur d’histoire contemporaine, Université Clermont Auvergne • Pascale Goetschel, professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, directrice du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Paris I/ CNRS) entre 2014 et 2018 • Gilles Vergnon, maître de conférences en Histoire contemporaine, habilité à diriger des recherches, à l’IEP de Lyon.

    Préface

    table des matières

    Préface, Antoine Prost 
    Introduction Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Fabien Conord, Pascale Goetschel et Gilles Vergnon
    PREMIÈRE PARTIE TRACES DE VIES ET D’ENGAGEMENTS
    1. Élections, socialisme et république, à propos d’Eugène Baudin Gilles Candar
    Jean Lorris, le parcours d’un propagandiste socialiste Vincent Chambarlhac et Thierry Hohl
     Jacques Vivez ou un parcours de prêtre-ouvrier Nathalie Viet-Depaule
    Rosanvallon avant Rosanvallon ? Genèse syndicale d’une pensée du politique (1968-1977) Frank Georgi
    DEUXIÈME PARTIE EN GUERRE : COLLABORATION, RÉSISTANCE ET ATTENTISME
    M. la maudite ou Lacombe Lucienne ? Le parcours de la milicienne Maud Champetier de Ribes Gilles Vergnon  
     
       « Le dernier carré des renégats » ? Les socialistes pendant la Seconde Guerre mondiale sous le regard d’Alexandre Varenne Fabien Conord
    « S’abstenir n’est pas toujours une lâcheté ». L’attentisme ou le non-consentement de Jean-Baptiste Séverac dans son journal
    (30 juin 1940-8 mai 1945)
    Noëlline Castagnez
    TROISIÈME PARTIE ARRÊTS SUR ARCHIVES 
      Raymond Aron gaulliste malgré lui (novembre 1940-janvier 1941) Anne Simonin 
      L’histoire, les archives et les histoires de famille dans la guerre Frédéric Cépède
      Vers la scission du CNIP. Giscard d’Estaing écrit aux députés indépendants le 2 mai 1961 Gilles Richard
      QUATRIÈME PARTIE SOCIALISME ET SOCIÉTÉ 
     L’effondrement du trépied. La SFIO, FO et la FNCC, de la Libération aux années 1960 Michel Dreyfus  
     Un parti contre sa base ? La SFIO, la guerre d’Algérie et le monde enseignant Ismail Ferhat  
     1958-1981 : retour sur la longue marche des socialistes bretonsChristian Bougeard 
      CINQUIÈME PARTIE L’ÉTAT, SES PRÉFETS ET SA POLICE 
     Épier l’opinion publique à Paris. Avant et après le débarquement du 6 juin 1944 Pascale Goetschel 
      Maurice Grimaud, préfet, lettré, exemplaire Christian Chevandier 
      Mais que fait la police ? Le gouvernement socialiste face à la fronde policière du 3 juin 1983 Mathieu Fulla et Anne-Laure Ollivier
      Gilles Morin Président... de la société des Amis de Léon Blum Liliane Guignard-Gisselbrecht


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  • Le PCF à Renault Billancourt
    Force et crise d'un symbole ouvrier (1944-1992)

    Le PCF à Renault Billancourt. Force et crise d'un symbole ouvrierAlain Viguier

    Nancy, Arbre bleu, coll. «Gauches d'ici et d'ailleurs»
    155 x 240 mm • 458 pages
    Isbn 9791090129108 • Issn 2648-1499
    prix : 30 €
     

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    L’élucidation des ressorts de l’engagement d’ouvriers dans le Parti communiste français et de son audience auprès d’eux, puis de leur dépérissement, à partir du cas spécifique mais emblématique de Renault Billancourt, tel est l’objet de ce livre. Il cherche à saisir les transformations qui affectent ces liens, ces identités et leurs emboîtements de 1944 à 1992.

    Les facteurs de changement sont multiples : pratiques politiques et syndicales, évolutions du travail, mutations sociales et culturelles affectant l’insertion des ouvriers dans la société française. Quelles en sont les conséquences sur les ressorts de l’adhésion au projet politique du PCF ? Comment les identités modelées par le travail, celles portées par les ouvriers étrangers ou les femmes, participent-elles de celle du Parti communiste et de ses contradictions ? L’auteur s’efforce de traduire les relations entre les diverses composantes ouvrières de l’usine et le PCF, pour saisir comment ce dernier s’est approprié les pratiques et les aspirations des ouvriers pour asseoir son identité de parti de la classe ouvrière. Cependant, la relation ainsi construite n’étant pas univoque, il s’agit encore de saisir comment les ouvriers ont tenté de s’emparer, et avec quels succès, de la politique communiste pour faire valoir leurs aspirations particulières, et quels « désenchantements » ont pu en résulter, participant ainsi de la crise du parti dans cette usine.

    Dans cet ouvrage, Alain Viguier va bien au-delà de ces seuls questionnements et nous propose en filigrane un demi-siècle d’histoire sociale d’une usine ayant occupé une place particulière dans l’industrie automobile française, devenue dès le Front populaire emblématique de l’influence ouvrière du PCF, puis de sa crise dans les années 1980.

    Alain Viguier est entré comme ingénieur à Billancourt en 1969 et a quitté l’entreprise en 2007. Au terme d’une activité professionnelle multiforme, et d’un engagement syndical et politique courant de son entrée à l’usine jusqu’à 1984, il entreprend des études en histoire contemporaine qui se concluent par une thèse de doctorat soutenue en 2017, dont est issu ce livre.

     


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  • Histoire des polices en France.
     
    Des guerres de religion à nos jours
     

    Histoire des polices. Des guerres de religion à nos joursEmmanuel Blanchard, Vincent Denis,
    Arnaud-Dominique Houte et Vincent Milliot (dir.)

    Paris, Belin, coll. « Références », février 2020
    17x24 cm • 584 p. illustrées, coul.
    prix : 41 € (version papier)
    isbn : 978-2-410-01143-2

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    Les questions d'ordre public, de sécurité et d'insertion des forces de police dans la société française sont au coeur de nombreux débats d'actualité. L’institution policière est un observatoire privilégié des relations entre État et société, aujourd'hui comme hier.
    Dans une perspective historique de longue durée, quatre spécialistes des polices en France nous proposent une histoire sur le temps long, des guerres de Religion à nos jours. Ils explorent l'organisation, la vie, les ressources, les méthodes et la culture de ceux qui ont, au fil du temps, assuré tour à tour le contrôle des populations, leur encadrement, leur répression ou leur sécurité.
    Ouverte aux comparaisons comme à l’étude des circulations internationales, cette histoire des polices françaises fait la part belle aux échanges qui ont pu exister avec d’autres polices européennes, aux espaces colonisés, mais aussi au récit des grandes affaires et faits divers qui ont mobilisé les policiers depuis le XVIe siècle.
     L’ouvrage, vivant et richement illustré, comporte une partie « Atelier » permettant d’évoquer les sources, certains fronts pionniers de la recherche ou des débats historiographiques actuels.

    Emmanuel Blanchard, historien et politiste, est maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et à Sciences Po. Chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP, UMR 8183, CNRS - ministère de la Justice - UVSQ), il a notamment publié La police parisienne et les Algériens, 1944-1962 (Nouveau Monde éd., 2011) et une Histoire de l’immigration algérienne (La Découverte, 2018). Il a co-dirigé Policing in Colonial Empires. Cases, Connections, Boundaries (Peter Lang, 2017).

    Vincent Denis est maître de conférences en histoire moderne, habilité à diriger des recherches, à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Membre honoraire de l’Institut universitaire de France (junior), il est chercheur à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066, CNRS, ENS, Paris I). Il a notamment publié Une histoire de l’identité, France, 1715-1815, (Seyssel, Champ Vallon, 2008) et (avec Ilsen About), Histoire de l’identification des personnes (La Découverte, 2010) et co-dirigé Polices d’Empires, XVIIIe-XIXe siècles (PUR, 2011). Il prépare actuellement un ouvrage sur la police parisienne à l’époque révolutionnaire ainsi qu’une exposition aux Archives nationales consacrée à la Police au Siècle des Lumières, avec Vincent Milliot.

    Arnaud-Dominique Houte est professeur d'histoire contemporaine à Sorbonne-Université, membre du Centre d'Histoire du XIXe siècle (EA3550). Il a notamment publié Le Métier de Gendarme au XIXe siècle (PUR, 2010) et Le Triomphe de la République, 1871-1914 (Seuil, 2014), codirigé Au voleur ! Images et représentations du vol en France, XIXe-XXe (Publications de la Sorbonne, 2014) et dirigé un Nouvel Atlas de l'Histoire de France (Autrement, 2017).

    Vincent Milliot est professeur d’Histoire moderne à l’université Paris 8 et chercheur au laboratoire Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHE.S UMR 8533, CNRS, Paris I, Paris 8, Paris Ouest). Il a notamment publié Un policier des Lumières, suivi de mémoires de J.-C.-P. Lenoir (1732-1807) (Champ Vallon, 2011), « L’admirable police ». Tenir Paris au Siècle des Lumières, (Champ Vallon, 2016) et co-dirigé, La ville en ébullition. Sociétés urbaines à l’épreuve (PUR, 2014). Il prépare actuellement un ouvrage sur la catastrophe de la rue royale de mai 1770 ainsi qu’une exposition aux Archives nationales consacrée à la Police au Siècle des Lumières, avec Vincent Denis.


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  • Des familles invisibles
    Les Algériens de France entre intégrations et discriminations (1945-1985)

    Des familles invisibles. Les Algériens de France entre intégrations et discriminations (1945-1985)Muriel Cohen

    Paris, édittions de la Sorbonne, février 2020
    380 p. illustrées 

    issn : 2105-5505
    isbn : 979-10-351-0519-8
    prix 30 €

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    L’immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d’hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l’usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l’idée que le regroupement familial n’a été instauré qu’en 1976, après avoir mis fin à l’immigration de travail, et a conduit les partisans d’une politique migratoire restrictive à présenter l’immigration familiale comme l’origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80 000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque.
    Au croisement de l’histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l’ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l’égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Hervo – une figure militante qui s’est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 –, pour saisir l’expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l’immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles « invisibles », lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l’existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d’une politique d’immigration spécifique, qui limite l’arrivée des familles algériennes après l’indépendance. À la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d’intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.

    Muriel Cohen est docteure en histoire contemporaine de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et professeure agrégée ; elle enseigne actuellement au lycée de Stains (Seine-Saint-Denis). Ses recherches portent sur l’histoire des migrations coloniales et l’histoire du logement en France dans la seconde moitié du XXe siècle.


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