• Les Français de la Belle Époque

     Les Français de la Belle ÉpoqueAntoine Prost

    Paris, Gallimard, octobre 2019
    Hors série Connaissance
    150 x 220 mm, 384 p.
    isbn 9782072818936
    Gencode  9782072818936
    prix : 22 €
    prix epub : 15,99 €
     
     
     

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  • La CGT, 1975-1995
    Un syndicalisme à l'épreuve des crises

    La CGT, 1975-1995. Un syndicalisme à l'épreuve des crisessous la direction d'Elyane Bressol, Sophie Béroud,
    Jérôme Pélisse et Michel Pigenet

    Nancy, Arbre bleu éditions, coll. "Le Corps social"
    155 x 240 mm • 536 p.
    isbn 9791090129337
    issn 2114-3919

    prix : 27 €

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    Cet ouvrage vient à son heure, celle qu’autorise le recul du temps, sinon la résolution des problèmes posés au syndicalisme. La période 1975-1995, difficile pour le mouvement syndical français, fut catastrophique pour la CGT. L’histoire de la Confédération ne manque pas d’épisodes douloureux, voire tragiques. Jamais les revers et les reculs ne s’étaient toutefois prolongés aussi longtemps.

    Fruit de la coopération de spécialistes reconnus et de jeunes chercheurs – historiens, sociologues, politistes – ainsi que de syndicalistes, l’ouvrage interroge la manière dont la CGT a traversé ces deux décennies. Au fil des chapitres, la quarantaine d’auteurs réunis offre une exploration inédite de l’organisation et de ses militants, observés du Bureau confédéral aux échelons les plus élémentaires et dans les contextes les plus variés.

    Les directeurs de la publication : Sophie Béroud est politiste, professeure des Universités à Lyon 2, membre du laboratoire Triangle (UMR CNRS) ; Élyane Bressol, militante syndicale, a présidé l’Institut CGT d’histoire sociale de 2008 à 2017. Membre de la commission exécutive de la CGT de 1975 à 2002 ; Jérôme Pélisse est professeur des universités à Sciences Po Paris et chercheur au Centre de sociologie des organisations (UMR CNRS) ; Michel Pigenet, professeur émérite d’histoire à l’Université Paris 1 et chercheur au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS).

    Avec les contributions de Gérard Alezard, François Alfandari, Michelle Baracat, Renaud Bécot, Martine Bernard-Roigt, Sophie Béroud, Joël Biard, Thibaud Blaschka, Anne Bory, Jean-Claude Boual, Paul Boulland, Élyane Bressol, Lydia Brovelli, Geneviève Combeau, Maryse Dumas, Fanny Gallot, Alain Gautheron, Vincent Gay, Baptiste Giraud, Alban Graziotin, Jean-Octave Guérin-Jollet, Alain Guichard, Ingrid Hayes, Joël Hedde, André Jaeglé, Clair Juilliet, Bernard Lamirand, Bruno Mahouche, André Narritsens, Marc Norguez, Jérôme Pélisse, Anton Perdoncin, Jean-Marie Pernot, Michel Pigenet, Nathalie Ponsard, Bruno Prati, Barbara Prost, Pascal Raggi, Claude Roccati, Guillaume Roubaud-Quashie, Nicolas Simonpoli, Matthieu Tracol, Henri Tronchon, Guillaume Trousset, Alphonse Véronèse, Romain Vila.


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  • Histoire des réformes de l'éducation
    De 1936 à nos jours

    Histoire des réformes de l'éducation. De 1936 à nos joursAntoine Prost

    Paris, Points, coll. Points Histoire, mai 2019
    400 p.

    L'École semble impossible à réformer, et pourtant, elle a beaucoup changé. C'est ce paradoxe qu'on éclaire ici, en retraçant l'histoire des réformes de l'éducation depuis Jean Zay au temps du Front populaire jusqu'à François Fillon en 2005. Certaines ont suscité la polémique et fait beaucoup de bruit ; d'autres sont passées inaperçues. Bref, le changement a pris de multiples visages. Pourquoi certaines réformes ont-elles réussi et d'autres échoué ?


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  • Rites funéraires du judaïsme

    Patricia Hidiroglou

    Paris, Fage éditions
    coll. Dilaceration Corporis, septembre 2019

    96 p. 

    EAN :
    9782849756119

    Format : Epub fixed layout • prix 6,99€
    Protection : Digital Watermarking
    version papier • prix 9,90 €

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    Rites funéraires du judaïsme présente les rites du judaïsme qui à l’époque contemporaine compte plusieurs courants principaux : orthodoxe, traditionnaliste, réformé ou libéral. Certaines prescriptions très anciennes concernant la mort d’un proche continuent d’être respectées : inhumation et non crémation, délai très court entre décès et mise en terre, recours à une hevra qaddisha, simplicité du cercueil et de l’enterrement, déchirure d’un vêtement des personnes directement en deuil et récitation du Qaddish* devant la fosse. Les rites funéraires juifs ignorent l’embaumement et l’exposition du défunt.

    Patricia Hidiroglou, professeur émérite d'histoire et d'anthropologie des mondes juifs à l'université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, est l'auteur de nombreux articles et ouvrages d'anthropologie religieuse et culturelle.

     


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  • Un siècle d'histoire culturelle en France de 1914 à nos jours
     

    Un siècle d'histoire culturelle en FranceFrançoise Taliano-des Garets

    Paris, Armand Colin, août 2019.
    432 p.
    Ean 13 : 9782200286637
    prix : 26,50 €

    Au pays de l’exception culturelle, diffusion et pratiques de masse ont connu depuis plus d’un siècle un développement continu. Les contacts avec le monde se sont intensifiés, érodant les frontières entre les divers types de culture (populaire/d’élite, rurale/urbaine, régionales/nationale…). Un processus de brassage a conduit la France, ancien empire colonial, vers toujours plus de diversité.
    Le présent ouvrage scrute ces mutations en conjuguant à la fois histoire culturelle et histoire des arts, approche hexagonale et excentrée. Il s’interroge sur les moteurs du changement, technologiques, économiques, politiques, leur impact sur la sphère culturelle. L’intervention politique dans la culture, du local à l’international, y est examinée, sa progressive affirmation, ses mutations, voire sa remise en cause. Il révèle également des permanences. Entre réalité et représentations, des spécificités de la culture française sont ainsi mises en exergue : attachement à la République et ses valeurs, engagement intellectuel, rayonnement de son patrimoine et de sa création…
     

    SOMMAIRE
    Introduction.
    Contrastes, fractures et affirmation de la culture de masse de 1914-1945.
    La vie culturelle en 1914. La Grande Guerre et comment l'oublier ?
    Culture des années noires. Reconstruction et modernisation de 1945 aux années 1980.
    La nouvelle donne des années 1950.
    Affrontements culturels.
    Des Sixties aux années 1980.
    D'un millénaire à l'autre, mutations et interrogations des années 1980 à nos jours.
    Les années Mitterrand, culture et communication.
    Le mouvement des idées. La culture française dans les turbulences de la mondialisation.
    Conclusion.

     

    Françoise Taliano-des Garets est professeure d’Histoire contemporaine spécialisée en histoire culturelle.
    Membre du CHS Mondes contemporains Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle enseigne à Sciences Po Bordeaux où elle dirige un master de management de projets culturels et développement des territoires.


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  • Genres urbains

    Genres urbainssous la direction d'Emmanuel Bellanger, Thibault Tellier,
    Loïc Vadelorge, Danièle Voldman et Charlotte Vorms

    Paris, Créaphis éditions, juin 2019
    383 p. illustrées
    prix : 25 €

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    Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La Banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée.

    Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de « genres ». Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.

    Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : « Du social à l'urbain » met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale; « Qu'elle était belle la banlieue » est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection; « Les habits neufs des politiques de la ville » interroge les politiques urbaines successives et leur transformation; enfin, « Banc d'essai des modernités » propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.

    Textes, images et documents de : (par ordre d'apparition dans le livre) Danièle Voldman, Charlotte Vorms, Loïc Vadelorge, Thibault Tellier, Emmanuel Bellanger, Viviane Claude, Isabelle Backouche, Martine Berger, Simon Ronai, Camille Canteux, Takao Nakano, Frédéric Saly-Gioccanti, Marie-Hélène Bacqué, Sylvie Fol, Paul Chemetov, Pierre Gaudin, Emmanuel Bellanger, Fréadéric Moret, Emmanuelle Le Goullon, Antoine Prost, Florence Bourillon, Diego Beija de Souza, Rémi Baudouï, Laurent Coudroy de Lille, Jean-Pierre Frey, Pierre Mansat.


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  • Culture, médias, pouvoirs
    États-Unis et Europe occidentale - 1945-1991

    Culture, médias, pouvoirs - États-Unis et Europe occidentale - 1945-1991collectif
    sous la direction de Laurent Martin est professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Paris III et secrétaire général de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle. Il a réuni une douzaine d’auteurs parmi les plus en vue de l’histoire culturelle : Fabien Archambault (spécialiste de l’histoire du sport), Catherine Bertho-Lavenir (de celle des techniques), Elisa Capdevila (Américains à Paris), Evelyne Cohen  (télévision), Tristan Coignard (histoire des idées), Mathieu Dubois (imaginaire politique), Justine Faure  (guerre froide), Anaïs Fléchet (musique), Pascale Goetschel (directrice du Centre d’histoire sociale), Pauline Picco (extrêmes-droites), Michel Rapoport (presse), Julie Verlaine (art).
    Paris, Atlande, mai 2019
    17,8 x 12 cm, 792 p.

    Traitant du sujet 2019 et 2020 d’Histoire contemporaine des agrégations d’Histoire et de Géographie ainsi que du Capes, cet ouvrage interroge, dans une perspective d’histoire culturelle, les relations entre médias et pouvoirs en démocratie.
    Comme tous les clefs-concours, l’ouvrage est structuré en trois parties :

    - Repères : le contexte historique
    - Thèmes : comprendre les enjeux du programme
    - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence

     


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  • Le prix du travail
    France et espaces coloniaux, 19e-21e siècles

    Le prix du travail. France et espaces coloniaux, 19e-21e sièclessous la direction de Michel Margairaz et Michel Pigenet

    Paris, Éditions de la Sorbonne
    coll. Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles, juin 2019

    248 p.
    prix : 24 €

    isbn-13 979-10-351-0309-5
    GTIN13 (ean13) 9791035103095

    Le prix du travail ? Cet ouvrage ouvre une question majeure à l'heure où le travail est souvent tenu d’abord comme un coût à réduire et, qu’à cette fin, nombre de droits collectifs et de garanties acquises par les salariés sont remis en question. L’étude traite de l’évolution des formes concrètes, mesures, références, modalités de légitimation, normes et considérations qui ont présidé et déterminent encore aujourd’hui la rémunération du travail. Consacrée à la France et à ses colonies, elle couvre une longue période qui, allant du XIXe siècle à nos jours, fut aussi à la fois celle de la seconde industrialisation, de l’affirmation de la société salariale et de la construction d’un État social.

    La perspective historienne de la recherche collective dont elle est issue, s’est enrichie au croisement d’autres approches disciplinaires – droit, économie, gestion, sociologie – portées par certain.es de leurs meilleurs spécialistes. À ce titre, elle éclaire sous des angles multiples les enjeux de maints débats et conflits actuels. Les dix chapitres de l’ouvrage, attentifs à saisir les acteurs, les dynamiques et les temps forts de cette histoire, cernent les conceptions et les politiques à l’œuvre avant d’en examiner les modalités d’application dans plusieurs cadres conjoncturels, territoriaux et professionnels. Le moindre des apports du livre n’est pas, enfin, son glossaire, dont les cinquante-cinq entrées donnent accès à la définition de plus de quatre-vingts termes et expressions.

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    table des matières

    Introduction. De quoi les rémunérations du travail sont-elles le nom ?
    Michel Margairaz, Michel Pigenet

    Conceptions, politiques et enjeux
    Salaire à la pièce (XIXe-XXe siècle). Du marchandage au salariat,
    Claude Didry
    Construction et pratiques de la régulation salariale de branche (1936-1950),
    Laure Machu
    Débats et politiques du salaire minimum. La voie française en perspective internationale, des années 1890 à nos jours,
    Jérôme Gautié
    Une politique publique subordonnée. La politique de rémunération du travail en France (1936-1982),
    Michel Margairaz

    Terrains et modalités
    Le prix du travail dans les colonies françaises d'exploitation,
    Jean-Pierre Le Crom
    Le traitement des professeurs de l’enseignement secondaire depuis 1802. Entre logique de grade et logique de fonction,
    Yves Verneuil
    Modalités et enjeux des rémunérations portuaires (France, XIXe-XXIe siècle)
    , Michel Pigenet
    Les rémunérations ouvrières à Renault, pratiques et enjeux (1950-2000)
    , Alain Viguier

    Au carrefour des disciplines
    Les rémunérations dans l’enseignement et la recherche francophones en gestion des ressources humaines
    , Claire Edey Gamassou
    Le paysage juridique contemporain de la rémunération des travailleurs
    , Pierre-Yves Verkindt

    Glossaire, Bibliographie, Index des notions

     


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  • Blanc de plomb
    Histoire d’un poison légal

    Blanc de plomb. Histoire d’un poison légalJudith Rainhorn

    Paris, SciencesPo Les Presses, mai 2019
    372 p.

    prix : 26 € 

    Les substances toxiques peuplent notre monde, elles ont conquis l’air ambiant et envahi l’espace domestique. Nourriture, emballages alimentaires, textiles, produits cosmétiques, peintures... Pas un domaine de la vie quotidienne n’échappe à la myriade de poisons, cancérogènes ou perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés. Chacun le sait et, pourtant, y consent.

    Pour comprendre les raisons de cet accommodement collectif, l’historienne Judith Rainhorn a enquêté sur le blanc de plomb, la fameuse céruse, massivement fabriquée et utilisée pour blanchir la peinture qui a couvert les murs des villes européennes depuis la fin du XVIIIe siècle. Poison du travail pour les ouvriers qui l’ont jadis manipulé dans les ateliers empoussiérés, le pigment de plomb, responsable du saturnisme, est aujourd’hui un poison environnemental.

    Comme pour l’amiante, les pesticides, les phtalates ou encore les nanoparticules, la logique sociale, industrielle, scientifique et politique a imposé son rythme et ses nécessités, faisant de la céruse un poison légal.

    Judith Rainhorn est historienne, professeure à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne et membre du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS). Ses travaux portent sur l’histoire du travail, de la santé et de l’environnement des populations urbaines en France et aux États-Unis aux XIXe et XXe siècles.

    Voir également l'article paru dans Libération le 3 mai 2019
    « Autour de Notre-Dame, un silence de plomb »

    Table des matières 

    Introduction – Les raisons de la colère 

    Chapitre 1 – S'approprier le poison (XVIIIe siècle-1830) 
    Des fards antiques aux parements urbains  
    De Venise à Amsterdam  
    L’appropriation d’un secteur stratégique  
         Balbutiements  
         À procédé nouveau, nouvelle fabrique  
         Soutenir à bout de bras la céruse patriote  
    La céruse française au premier XIXe siècle  
         Une industrie émiettée  
         Nouveaux marchés  

    Chapitre 2 – L’invention du saturnisme (1820-1860)  
    Assembler des savoirs en miettes  
         Paternité de l’identification  
         Confuses coliques  
         Tanquerel, le passeur des terres 
         Lefèvre, le passeur des mers  
    Désigner la coupable  
         Un cadre juridique exceptionnel  
         Brutalité épidémique  
         Une réglementation sous influence  
    Tâtonnements thérapeutiques et prophylaxie douteuse  
         La postérité européenne du « macaroni »  
         Les médecins au front de la prévention  
         Adapter les hommes aux risques du travail  
         Les saturnins, ouvriers alcooliques et désaffiliés ?  
         Consentir au risque  

    Chapitre 3 – Au bord du gouffre (1845-1853)  
    Les difficultés de la substitution  
    Le « moment » Leclaire  
         Leclaire, inventeur autodidacte  
         Du laboratoire à l’usine  
         Publiciser l’invention  
    Vers une décision politique ?  
         À la recherche du « patronage de l’autorité »  
         Prescrire n’est pas proscrire  
    Concurrences et stratégies sur le marché des pigments  
         Les cérusiers en ordre de bataille  
         La Vieille-Montagne prépare l’offensive  
         Sur le pré  
    Les tenaces résistances de la céruse  
         La « routine », ennemie du progrès ? 
         Fraudes et duperies dans les métiers de la peinture  
         Contre Leclaire, saint-simonien et fouriériste  

    Chapitre 4 – Grammaires de l’opacité (1853-1900)  
    S’organiser pour construire un argument  
         Concentration géographique et coalescences familiales  
         Défendre le tarif et modifier la classe  
         Expert-Bezançon, roi du blanc poison  
    « Autant de sécurité que du pain chez les boulangers »  
         La normalisation technique  
         L’eau et l’huile, « panacées des cérusiers » ?  
         Hiérarchiser les fabriques pour légitimer le secteur  
         La provincialisation du problème sanitaire  
    Construire l’opacité par le discours  
         Parole d’expert, parole d’évangile  
         L’ombre d’un doute  
         La rhétorique du risque maîtrisé  
         Alcool et plomb, les failles du savoir  
         Quelques certitudes, beaucoup d’incertitudes  
         Le confinement dans la sphère savante  
    L’opacité statistique du fait pathologique  
         Du fait divers à l’introuvable population statistique  
         Discréditer le chiffre  
         Le métier, facteur de risque morbide  

    Chapitre 5 – Enfance d’une cause (1900-1909)  
    Des cérusiers aux peintres  
         Du risque vécu au risque mesuré  
         Des victimes visibles et armées  
    Les ressorts de la mobilisation ouvrière  
         Lacunes et omissions du syndicat 
         Les socles de l’émotion populaire  
         Inscrire le combat dans une généalogie   
         « Dom Craissac de la Céruse »  
         Des lignes de faille idéologiques et tactiques  
    « Les hommes qui pensent et les hommes qui peinent » 
         Les institutions internationalisées de l’hygiène au travail  
         Hommes de l’art en politique  
         Les « fonctionnaires d’état-major » en ordre de bataille  
         L’hygiène industrielle en partage  
         La céruse et le « massacre des innocents »  

    Chapitre 6 – Négocier la loi (1901-1919)  
    Récit d’une chronique parlementaire  
         La tentation administrative  
         Le volontarisme des députés  
         La force de l’inertie  
    Techniciser le débat pour le dépolitiser  
         Cerner l’épidémie  
         « Faire de la peinture en manchettes »  
         Le bégaiement du débat technique  
    L’État contre les intérêts privés  
         Une réglementation inapplicable  
         Indemniser les empoisonneurs ?  
    Cause humaniste ou complot de basse politique ?  
         Cérusards vs anti-cérusards  
         La céruse dans le concert des nations  
    Une loi peut en cacher une autre  
         Une matrice commune  
         Le choix de la réparation
         Pratiques et limites des textes  

    Chapitre 7 – L’engagement des nations (1919-années 1930)  
    Anciens acteurs, nouvelles arènes  
         Le berceau précoce de l’AIPLT  
         Un problème « mûr au point de vue technique »  
         Le feu aux poudres  
    Construire le consensus  
         Les conditions du dissensus  
         Confisquer le débat technique 
         « Le coup de théâtre de Godart »  
         Une victoire en demi-teinte  
    « La moitié seulement de la besogne est faite »  
          Au mépris de la loi  
         « Un travail de termite »  
         L’écho belge  
         Ratify or not ratify, that is the question 

    Épilogue – La céruse à bas bruit 

    Index, Bibliographie , Sources


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  • Les galeries d'art contemporain à Paris
    Une histoire culturelle du marché de l'art, 1944-1970

    Les galeries d'art contemporain à Paris - 2e éditionJulie Verlaine

    Paris, Éditions de la Sorbonne
    2e édition, avril 2019
    588 pages, 121 figures,
    XV planches couleurs

    isbn : 979-10-351-0307-1  issn : 2105-5505  
    prix : 25 €

    Avant propos à la seconde édition

    La réédition du présent ouvrage, issu d’une thèse de doctorat soutenue en 2008 et publiée en 2012, au printemps 2019, répond à des raisons matérielles (un second tirage épuisé et une demande continue) et intellectuelles, et même historiographiques, liées aux bouleversements qu’a connus le champ de la recherche sur le marché de l’art au cours des dernières années.
    Les sources disponibles, d’une part, ont augmenté de façon très importante, suite à des dépôts d’archives dans des centres publics ou privés, à la découverte et à l’ouverture d’archives familiales aux chercheurs, à la numérisation de collections d’imprimés, en particulier de périodiques. Les principales institutions culturelles conservant ces sources ont ainsi enrichi leurs fonds : l’Institut national d’histoire de l’art (archives Fabius et Loeb), l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (archives de la galerie Breteau) et la Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne (archives des galeries Daniel Cordier et Jean Fournier, fonds Destribats sur les revues d’art d’avant-garde).
    D’autre part, l’intérêt des chercheurs pour l’histoire du marché de l’art a grandi lui aussi, et il faut saluer l’aboutissement de travaux de recherches importants qui renouvellent le questionnaire et les perspectives dans ce domaine et confirment son statut d’objet partagé par plusieurs disciplines telles que l’histoire de l’art, l’économie, la sociologie, l’anthropologie et la géographie. De mon côté, j’ai approfondi certains éléments évoqués dans le présent ouvrage, en menant des études thématiques, notamment sur les liens entre l’État français et le marché de l’art, et sur l’histoire du Comité professionnel des galeries d’art. J’ai également procédé à quelques enquêtes monographiques sur des galeries (Daniel Templon, Daniel Cordier), des artistes (Serge Poliakoff, Hans Hartung) ou encore des collectionneurs, et en particulier des femmes collectionneuses et mécènes (Gertrude Stein, Helena Rubinstein, Jacqueline Delubac).
    Le genre, défini comme l’ensemble des rapports sociaux de sexe, est en effet l’axe majeur de prolongement de ce travail. Il y a beaucoup à réfléchir sur les relations entre hommes et femmes dans le champ artistique en général, au sein du marché de l’art en particulier. La question de la « féminisation » – le plus grand nombre, ou la plus grande visibilité, des actrices au sein des intermédiaires marchands ou critiques, mais aussi parmi les créatrices – est au cœur de plusieurs projets, achevés ou en cours, collectifs et individuels, menés sur les galeristes, les collectionneuses et les femmes d’artistes : les promesses sur la valeur heuristique du genre, comme l’une des clés d’interrogation du monde de l’art, sont tenues.
    Je me félicite plus largement du développement des art market studies, dénomination très en vogue actuellement dans les pays anglo-saxons, qui signale le dynamisme des échanges et des collaborations interdisciplinaires dans l’étude du marché de l’art. Juristes et économistes, historiens et historiens d’art, sociologues et anthropologues, géographes et urbanistes, trouvent à échanger sur cet objet qui devient le support d’une discussion épistémologique et méthodologique très féconde. Il semble stratégique aujourd’hui que parmi l’ensemble des acteurs qui s’y intéressent, les chercheurs professionnels, universitaires ou non, fassent valoir leurs précieuses compétences en matière de renouvellement des connaissances et des approches.
    Car l’intérêt pour le marché de l’art, ses acteurs et son histoire, se manifeste bien plus largement. Les musées, en particulier, s’emparent de ces questions et proposent des expositions ou des accrochages en lien avec le commerce, la circulation, la monétisation de l’art, produisant à cette occasion un discours différent, complémentaire de celui des chercheurs. Saluons l’initiative du Musée national d’art moderne qui pour 2019-2020, puis 2021-2022, a choisi de mettre en place un parcours, au sein des collections historiques et contemporaines, centré autour des galeries et des marchands d’art qui ont, les premiers, exposé et fait connaître les œuvres entrées plus tard dans le patrimoine national et aujourd’hui considérées comme des chefs-d’œuvre de l’art du xxe siècle.
    Dans cette perspective, le présent ouvrage apporte un cadre historique général aux phénomènes évoqués ici par une monographie, là par des accrochages ponctuels. Il entend proposer une histoire culturelle des intermédiaires artistiques que sont les directeurs et directrices de galerie d’art, dans le Paris de l’après-Seconde Guerre mondiale. L’étude considère que l’action d’une galerie est loin de se restreindre aux transactions économiques, mais influence aussi la création individuelle, la constitution de groupes artistiques, et qu’elle a une importance croissante à cette époque sur le goût des collectionneurs privés comme sur celui des institutions publiques. J’ai placé les marchands d’art au cœur d’un écosystème complexe, où ils sont en relation avec les artistes, les critiques, les collectionneurs et les conservateurs de musées, et où leur activité ne s’examine qu’en regard avec cette chaîne d’acteurs et en lien avec la construction de réputation (pour les artistes) et de notoriété (pour les œuvres), donc de valeur.
    De même, si cette histoire place au centre la ville de Paris, c’est pour mieux montrer à quel point œuvres et individus circulent dans un monde de l’art très internationalisé, et comment se structurent et évoluent dominations et rivalités, crises et attaques, enfermements et exclusions. Entre 1944 et 1970, Paris offre à l’historien·ne un cas d’étude particulièrement riche mêlant larges circulations, prétentions à la prescription, humiliations et remises en cause. Les phénomènes étudiés présentent en outre une forte résonance avec l’actualité de notre xxie siècle, qu’ils vont peut-être nous aider à mieux comprendre.

    Paris, printemps 2019

    Lieux d’exposition des œuvres d’art, lieux de rencontre entre artistes et amateurs, lieux de transactions économiques et de reconnaissance symbolique, les galeries sont au cœur du circuit de l’art contemporain, de l’atelier de l’artiste aux salons des collectionneurs et aux cimaises des musées. Faire leur histoire, c’est comprendre comment se construit la valeur artistique, comment les artistes bâtissent leur carrière, comment l’art se diffuse dans la société française. 1944 : les marchands parisiens reconstruisent le premier foyer de création artistique mondiale. 1970 : la foire de Bâle sonne le glas de l’hégémonie parisienne, au profit de New York. Pourtant, pendant un quart de siècle, les galeristes défendent pied à pied leurs visions de l’art : certains se passionnent pour des inconnus, qu’ils révèlent au public ; d’autres militent au côté des avant-gardes ; d’autres encore accompagnent leurs artistes vers la consécration. Toutes et tous impriment leur marque dans l’histoire de l’art.

    Fondé sur des archives inédites et une abondante documentation, cet ouvrage propose une histoire sociale et culturelle du marché de l’art parisien pendant les Trente Glorieuses. Les marchands se muent en galeristes : prospecteurs, agents, impresarios, ils se rendent indispensables aux artistes, aux critiques et aux collectionneurs.
    Adoptant le point de vue de Paris, ce livre met en évidence l’intensification et la diversification des échanges et des circulations entre des métropoles concurrentes. Il constitue un indispensable complément à l’étude des œuvres et des artistes, pour qui veut comprendre pleinement l’art du XXe  siècle.


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